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  <title>OBSERVATOIRE CONGOLAIS  DES DROITS DE L'HOMME</title>
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  <description>Actualités et articles sur la situation dans le pays, thèmes d'intérêt, coordonnées de bureaux à Brazzaville et Pointe-Noire, des antennes régionales.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 09 Dec 2011 14:59:43 +0100</pubDate>
  <copyright></copyright>
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  <item>
    <title>LES PEUPLES AUTOCHTONES DE LA REPUBLIQUE DU CONGO : DISCRIMINATION ET ESCLAVAGE</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2011/11/12/LES-PEUPLES-AUTOCHTONES-DE-LA-REPUBLIQUE-DU-CONGO-%3A-DISCRIMINATION-ET-ESCLAVAGE</link>
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    <pubDate>Sat, 12 Nov 2011 17:02:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Peuples Autochtones</category>
        <category>Discrimination et Exclavage</category><category>OCDH</category><category>Peuples autochtones</category><category>République du Congo</category>    
    <description>&lt;p&gt;novembre 2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le présent rapport, publié grâce à l’appui financier de l’Union européenne,
est le résultat des recherches entreprises par l’Observatoire congolais des
droits de l’Homme (OCDH) dans le cadre de ses activités quotidiennes de
promotion et protection des droits de l’Homme.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;A partir des témoignages recueillis, cette étude montre que les
manifestations d’esclavage existent bel et bien au Congo parmi les peuples
autochtones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La discrimination et l’exploitation dont des populations autochtones
minoritaires par les bantous majoritaires souffrent sont encore profondes et
troublantes de nos jours. Et leur survie en tant que peuple distinct ayant
droit au respect de leurs droits humains individuels et collectifs en
dépend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’étude indique, qu’en se basant sur des préjugés à l’encontre des peuples
autochtones, les bantous affichent un complexe de supériorité et les
considèrent comme un peuple primitif car leur mode de vie est resté inchangé
depuis la nuit des temps. Or, les bantous, qui les maintiennent dans une
relation d’exploitation, ne comprennent pas que le fait de pratiquer un mode de
vie distinct est un choix des peuples autochtones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l’origine, cette relation, socialement acceptable, s’est transformée en
une relation de « maître-esclave » au fil des temps. Aujourd’hui
encore, dans certains départements du Congo, des notables bantous sont
« propriétaires » des autochtones, renforçant ainsi le
conditionnement social qui s’est opéré durant des années.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pratique la plus répandue est celle du travail forcé : la personne
est astreinte à travailler contre son gré, sous la menace de violence ou toute
autre forme de punition ou contrainte. Elle subit des restrictions au niveau de
sa liberté et un degré de pouvoir que confère le droit de propriété est ainsi
exercé sur sa personne. Même si elle est payée pour sa prestation de service,
elle ne peut refuser et les rémunérations sont bien inférieures aux taux qui
devraient être pratiqués.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’étude révèle également que le travail pour dettes, situation selon
laquelle des individus offrent leur labeur en échange d’un prêt et par la suite
perdent tout contrôle sur leurs conditions de travail et leurs rémunérations,
est aussi présent. Le remboursement de la dette, qui peut s’avérer dérisoire,
est souvent majoré à la hausse par des taux d’intérêts excessifs. Souvent, ils
s’endettent auprès de plusieurs bantous et les dettes se perpétuent ainsi à
travers un cycle vicieux auquel ils ne peuvent s’échapper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation perdure, essentiellement, du fait de la non application des
lois existantes et d’une culture d’impunité totale dont jouissent les
responsables présumés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Congo est partie à plusieurs instruments juridiques internationaux qui
condamnent la discrimination et toute forme d’esclavage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Constitution du 20 janvier 2002 est encore plus sévère lorsqu’en ses
articles 24, 25 et 26, elle garantit le droit au travail et interdit le travail
forcé et l’esclavage. L’article 26 dispose : « Nul ne peut être
astreint à un travail forcé, sauf dans le cas d’une peine privative de liberté
prononcée par une juridiction légalement établie. Nul ne peut être soumis à
l’esclavage »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la protection spécifique des peuples autochtones contre le
travail forcé et contre toutes les formes d’esclavage est consacrée dans la loi
n°5-2011 du 25 février 2011 portant promotion et protection des droits des
populations autochtones en République du Congo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, le Président de la république du Congo a promulgué cette loi à
l’issue d’un processus participatif qui a duré près de huit ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette loi garantit la non-discrimination des peuples autochtones dans la
jouissance et/ou l’exercice de leurs droits basés sur leur qualité de peuple
autochtone. L’accès à la justice et une assistance judiciaire, en tant que
besoin, sont garantis. Quant aux droits relatifs au travail, la loi réitère que
toute discrimination, que ce soit directe ou indirecte, est interdite dans
l’accès à l’emploi, les conditions de travail, la formation professionnelle, la
rémunération et la sécurité sociale. La loi garantit la protection particulière
des peuples autochtones contre l’astreinte au travail forcé, l’esclavage sous
quelque forme que ce soit, y compris la servitude pour dette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette loi qui est une première en Afrique vient à point nommé pour faire
face à ce fléau. Il est évident qu’elle est le fruit du dynamisme de la société
civile et de la volonté du gouvernement congolais de garantir les droits des
populations autochtones. Cependant, un défi demeure pour son effectivité :
la sensibilisation de tous les acteurs, principalement les responsables de
l’application des lois et les autochtones. Ceux-ci doivent s’en approprier pour
prétendre s’en prévaloir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En définitive, l’esclavage, les pratiques analogues à celui-ci, tel que le
travail forcé et le travail pour dettes sont présentées à travers des
témoignages dans ce rapport comme une manifestation de la gravité des
conditions dans lesquelles vivent les peuples autochtones en république du
Congo. Vu la gravité de la situation, l’OCDH a formulé plusieurs
recommandations afin d’éviter la pérennisation de ce système de discrimination
et d’exploitation d’un peuple par un autre, transmis de génération en
génération, qui n’est pas moins qu’un outrage à la dignité humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux autorités congolaises :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Prendre les textes d’application de la loi 5-2011 du 11 février 2011
portant promotion et protection des populations autochtones, notamment ses
dispositions contre l’esclavage, les pratiques analogues à l’esclavage, au
travail forcé et au travail pour dettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Mener une campagne de sensibilisation sur la loi 5-2011 du 11 février 2011
portant promotion et protection des populations autochtones, notamment à
l’endroit des populations autochtones et des responsables de l’application des
lois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Élaborer et mettre en œuvre un programme national de lutte contre la
problématique de l’esclavage, des pratiques analogues à l’esclavage, y compris
le travail forcé et le travail pour dettes à l’encontre des populations
autochtones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Prendre sans délais les mesures pour ratifier la Convention n° 169 de
l’OIT relative aux peuples indigènes et tribaux de 1989.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Assurer la représentation des peuples autochtones dans les instances de
prise de décisions politiques, au niveau local, régional et national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux instances internationales :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Les mécanismes juridiques mis en place par les différents traités
internationaux doivent s’intéresser à la problématique présentée dans ce
rapport et demander des comptes aux autorités congolaises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- L’OIT doit apporter son appui aux autorités congolaises dans de but
d’effectuer une étude sur la problématique mise en exergue dans le présent
rapport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Les agences onusiennes doivent donner leur appui au gouvernement dans
toutes les politiques d’accompagnement en faveur des peuples autochtones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le Rapporteur Spécial sur la situation des droits humains et des libertés
fondamentales des peuples autochtones de l’ONU doit veiller au respect par le
Congo, des normes relatives à la protection des populations autochtones contre
les dispositions contre l’esclavage, les pratiques analogues à l’esclavage, au
travail forcé et au travail pour dettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le Groupe de travail de la Commission africaine sur les peuples
autochtones devrait entreprendre une mission de suivie au Congo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la Société Civile :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Dénoncer la problématique traitée dans ce rapport afin que les pratiques
décriées ne passent plus sous silence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Rechercher des partenariats avec plusieurs acteurs dans la dénonciation de
la problématique et dans le plaidoyer pour l’amélioration des conditions de vie
précaires dans lesquelles vivent les populations autochtones au Congo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Aider au renforcement des capacités au sein des organisations regroupant
les peuples autochtones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Encourager la population autochtone à s’organiser afin de pouvoir faire
face à leur situation à partir d’une position de force.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Atteintes à la démocratie : le gouvernement congolais étouffe les manifestations syndicales et politiques des opposants</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2011/08/10/Atteintes-%C3%A0-la-d%C3%A9mocratie-%3A-le-gouvernement-congolais-%C3%A9touffe-les-manifestations-syndicales-et-politiques-des-opposants</link>
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    <pubDate>Wed, 10 Aug 2011 16:15:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Detention</category>
        <category>Atteintes a la democratie</category><category>Detention</category><category>Maison d arrêt de Brazzaville</category><category>République du Congo</category>    
    <description>&lt;p&gt;Brazzaville, le 10 août 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) est très préoccupé par
les atteintes répétées à la démocratie et dénonce vigoureusement les multiples
arrestations et détentions de personnes voulant exprimer leurs opinions ainsi
que l’interdiction de réunions politiques des opposants.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En effet, monsieur Amedé Loemba Delho, congolais âgé de 31 ans, croupit en
détention depuis le 02 mars 2011, après son arrestation à Pointe – Noire,
capitale économique du Congo, par les services spéciaux. Il avait voulu mettre
en œuvre, à Pointe – Noire, un plan de manifestations pacifiques incluant une
grève des transporteurs et une marche pacifique suivie d’un sit in de la
jeunesse pour protester contre, entre autres, le mauvais état des routes, les
multiples inondations et la présence massive des ordures dans la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Transféré à Brazzaville, il a été séquestré à la Direction générale de la
surveillance du territoire (DGST) qui l’accuse curieusement
« d’organisateur de coup d’Etat contre le président Sassou Nguesso ».
Après 54 jours dans les geôles de la DGST, il est présenté devant le Procureur
de la république près le Tribunal de grande instance de Brazzaville qui confie
son dossier au 2ème cabinet d’instruction. Celui-ci, confirmant le chef
d’accusation, le jette à la Maison d’arrêt centrale de Brazzaville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, en date du 30 juillet 2011, un meeting du Rassemblement des
jeunes patriotes, association politique de l’opposition congolaise, présidée
par M. Paul Marie Mpouelé, a été interdit par le Préfet de Brazzaville. Cette
association avait régulièrement demandé l’autorisation de tenir son meeting à
l’esplanade du stade Alphonse Massamba Debat à Brazzaville. Le jour du meeting,
les militants de cette association se sont retrouvés avec les policiers qui
avaient déjà investi les lieux la veille de la manifestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Préfet n’a pas formellement répondu aux organisateurs. Toutefois, les
responsables de la police, répondant aux interrogations des organisateurs ont
présenté une note signée du Préfet interdisant ladite manifestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, depuis le 7 août 2011, trois personnes, dont M. Isidore Merlin
Gomo, chauffeur transporteur, sont détenues au Commissariat de police de
Lumumba, premier arrondissement de Pointe – Noire. Il leur est reproché d’avoir
voulu organiser une grève des transporteurs en réaction au rétablissement
unilatéral des taxes liés au transport routier, alors que le problème ayant
occasionné, depuis quelques années, la suspension du paiement de celles-ci
reste entier : le mauvais état des routes dans la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le même jour, 7 août 2011, M. Eric Patrick Mampouya, blogueur très critique
face au déficit démocratique au Congo, a été interpelé par la DGST à l’aéroport
international de Maya-Maya, lors de son arrivée à Brazzaville en provenance de
Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant dix heures de garde à vue, passeport confisqué, il a été soumis à un
interrogatoire avant d’être relaxé avec de sévères mises en garde de la part
des officiers des services spéciaux, notamment l’obligation d’observer le
« respect strict de la loi » ( ?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à ce climat délétère du fait du tout sécuritaire, l’OCDH
recommande :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Au gouvernement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- de libérer sans condition MM. Amedé Loemba Delho et Isidore Merlin Gomo
ainsi que tous les autres détenus d’opinion ; - de veiller à l’intégrité
physique et morale de M. Eric Patrick Mampouya durant son séjour en république
du Congo ; - de s’abstenir d’interdire, sous quelque forme que ce soit,
les activités et autres manifestions des syndicalistes et des opposants
politiques ; - de respecter les libertés fondamentales, notamment la
liberté d’expression et d’opinion, la liberté de manifestation pacifique et les
libertés syndicales ; - de respecter, en toutes circonstances, les
engagements pris par la république du Congo, récemment membre du Conseil des
droits de l’homme des Nations unies, en matière de droits de l’Homme.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Accord de partenariat entre le gouvernement congolais et African Park Network (APN)</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2011/08/01/Accord-de-partenariat-entre-le-gouvernement-congolais-et-African-Park-Network-%28APN%29</link>
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    <pubDate>Mon, 01 Aug 2011 16:40:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Protocole d'accord et Accord de partenariat</category>
        <category>African Network Park</category><category>Gouvernement congolais</category><category>PNOK</category><category>République du Congo</category>    
    <description>&lt;p&gt;Aout 2011, Note de position sur l’accord de partenariat entre le
gouvernement congolais et African Park Network (APN).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le décret n° 221 du 10 mai 2001 a créé le Parc national d’Odzala-Kokoua
(PNOK) qui s’étend aujourd’hui sur une superficie de 1.354.600 hectares. Il
compte, dans ses abords, 39 villages et plusieurs centres urbains (Mbomo,
Etoumbi, Makoua, Sembé et Mokéko) correspondant à plus de 60.000 habitants.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En 2010, le programme ECOFAC a fait valider le plan d’aménagement du parc au
niveau local. Ce plan d’aménagement garantissait la participation des
communautés, sans condition, aux bénéfices générés par les activités de
conservation et leur implication dans les organes de gouvernance du parc. Par
ailleurs, l’approche des missions du parc telle que prônée dans ce plan
d’aménagement appréhendait le PNOK comme un parc national au sens de l’article
5 de la loi n° 37-2008 sur la faune et les aires protégées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin du programme ECOFAC, le gouvernement a engagé des discussions en
vue de nouer d’autres partenariats pour la gestion du PNOK.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les 18 février et 14 novembre 2010, le gouvernement congolais et
African Network Park (ANP) ont signé respectivement un Protocole d’accord et un
Accord de partenariat portant sur la gestion et le financement du PNOK.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ressort de ces conventions que les recettes du parc ne pourront être
redistribuées aux communautés que si elles sont supérieures au besoin de
fonctionnement du parc. Par ailleurs, ce surplus sera affecté en priorité à la
provision des dépenses futures et ne pourra être reversé aux communautés que
s’il y a un excédent après cette provision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet accord dispose aussi que l’organe de gestion du parc est responsable de
la vente du carbone stocké dans le parc. Il percevra tout revenu émanant des
paiements relatifs aux services éco systémiques, y compris le carbone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En sus, plusieurs énonciations de cet accord sont contraires à plusieurs
stipulations du Plan d’aménagement telles que le partage du bénéfice ainsi que
les missions et objectifs du parc. A titre d’illustration, le plan
d’aménagement validé prévoit trois places pour les communautés locales dans le
Conseil d’administration alors que l’Accord de partenariat crée un Conseil
d’administration dans lequel les communautés locales ne sont pas
représentées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces dispositions violent la législation nationale sur les aires protégées et
anticipent, sinon tranchent, les discussions nationales relatives au statut du
carbone et les transactions y relatives. En effet, l’article 22 de loi n°
37-2008 sur la faune et les aires protégées dispose clairement que les
populations riveraines bénéficient des revenus générés par les activités qui
s’exercent dans le parc. Il est vrai que les textes d’application sur cette
matière ne sont pas encore disponibles mais il est tout autant vrai que la
double condition pour que les fonds arrivent jusqu’aux communautés rend quasi
impossible ce partage de bénéfices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le R-PP Congo, qui est en cours d’adoption au Fonds de partenariat pour le
carbone forestier (Banque mondiale), n’a pas encore donné de réponses sur les
questions relatives au statut du carbone, notamment à qui appartient le
carbone ? Comment celui-ci sera vendu? Qui le vendra et percevra les
revenus issus de cette vente? Quels sont les droits des communautés qui doivent
être respectés ? Quels sont les organes qui assurent la régulation du
carbone ? Autant de questions qui n’ont pas encore trouvé de réponses
officielles. Donc, dans ce contexte de vide juridique et institutionnel, les
dispositions qui octroient à l’entité légale du parc le droit de vendre le
carbone et d’en percevoir les fruits posent de réels problèmes de droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conséquence l’OCDH demande au gouvernement congolais de :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• constater l’illégalité de cet accord. En effet, la nature de celui-ci
n’est pas en conformité avec la loi sur la faune et les aires
protégées ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• respecter la volonté des communautés exprimée dans le plan d’aménagement
du parc validé en 2010 par le programme ECOFAC ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• recueillir le consentement libre et préalable des communautés en cas de
révision du plan d’aménagement qui garantit leur implication et leur
participation sans condition aux bénéfices générés par les activités de
conservation ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• s’abstenir de prendre des engagements relatifs au marché du carbone en
dehors du processus national d’élaboration du mécanisme mis en œuvre par le
comité national REDD.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Les organisations de la société civile du bassin du Congo préoccupées par rapport au sommet des trois bassins forestiers tropicaux</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2011/05/27/Les-organisations-de-la-soci%C3%A9t%C3%A9-civile-du-bassin-du-Congo-pr%C3%A9occup%C3%A9es-par-rapport-au-sommet-des-trois-bassins-forestiers-tropicaux</link>
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    <pubDate>Fri, 27 May 2011 15:51:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Bassin du Congo</category>
        <category>Bassin du Congo</category><category>Congo Brazzaville</category><category>OCDH</category><category>République du Congo</category>    
    <description>&lt;p&gt;Brazzaville, le 27 mai 2011. Les organisations de la société civile du
bassin du Congo viennent par la présente exprimer leurs vives préoccupations au
regard de la non implication des communautés locales et des populations
autochtones dans les discussions du sommet des trois bassins tropicaux qui sera
organisé à Brazzaville du 31 mai au 6 juin 2011.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;De même, nous venons par la présente manifester notre vif regret face à la
sous-information et la marginalisation de la société civile du bassin du Congo
dans l’organisation dudit sommet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, les projets de déclaration et d’accord de coopération du
sommet des trois bassins ne définissent pas de manière explicite le rôle qui
sera imparti à la société civile dans le processus de mise en œuvre des
recommandations dudit sommet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Étant donné que les conclusions de ce sommet seront déterminantes pour la
position commune des trois bassins dans les négociations internationales sur la
lutte contre les changements climatiques, nos organisations attirent
l’attention des Chefs d’Etat de ne pas accorder la priorité au commerce du
carbone par rapport au financement du processus REDD+. A ce propos, nos
organisations interpellent les Chefs d’Etat des trois bassins sur les risques
et inconvénients de ce mécanisme du marché du carbone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, le recours au mécanisme du marché encouragera les pays développés
à ne pas réduire leurs émissions en faisant la compensation dans les pays qui
séquestrent le carbone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les solutions basées sur le marché, qui permettent d’augmenter les
émissions dans le nord, n’aboutiront pas aux réformes fondamentales requises
pour protéger le développement et les forêts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard de ce qui précède, les organisations de la société civile du
bassin du Congo formulent les recommandations suivantes aux Chefs d’Etat des
trois bassins forestiers :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Approfondir la réflexion sur le mécanisme du commerce du carbone et saisir
l’opportunité de l’option des fonds qui a l’avantage d’offrir les garanties
d’une protection forestière crédible sur le plan environnemental et de
réduction en permanence des émissions dans les nations forestières et dans les
pays industrialisés ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Établir des sauvegardes communes visant à garantir les droits des
communautés forestières y compris les populations autochtones susceptibles
d’être affectées par les politiques, mesures et actions envisagées dans le
cadre de la lutte contre les changements climatiques ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Prendre des mesures pour faciliter l’implication et la prise en compte des
préoccupations de la société civile dans les conclusions du sommet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour plus d’informations, contacter : Roch Euloge N’ZOBO, Chargé de la
communication de la Plateforme congolaise pour la gestion durable des Forêts.
Tel : +242 05 553 15 73, Email : renzobo@yahoo.fr Brazzaville,
République du Congo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisations signataires :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Centre pour l’Environnement et le développement (CED), Samuel Nguiffo,
Secrétaire général, Email : snguiffo@cedcameroun.org, Tel 00237 99 95 28
49/ République du Cameroun ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Réseau Ressources Naturelles, (RRN-RDC). Joseph BOBIA, Coordonateur
Email : rrnrdc@rrnrdc.org, rrncoordination@yahoo.com Tél. +243818148539 /
+243998182145 Kinshasa, République Démocratique du Congo) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- ONG Brainforest, Marc ONA ESSANGUI, Secretaire Exécutif (Email :
ona_essangui@yahoo.com, essono.ondopj@gmail.com; Tél. : +241 07 41 99 22/
+241 07 29 41 40 ; Libreville, Gabon) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Maison de l’Enfant et de la Femme Pygmée(MEFP). Saint Jérome SITAMON,
Cordonnateur adjoint Tel: +236 75 04 13 76 BP 150 E-mail:
sitamon_jerome@yahoo.fr , mefpcontact@yahoo.fr Bangui, République
Centrafricaine ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Groupe de Travail Climat REDD (GTCR). Roger MUCHUBA BUHEREKO,
Coordonnateur National Tel +243998676477, E-mail rogermuchuba @yahoo.fr
Kinshasa, République démocratique du Congo ; - RCEN, Nene MAINZANA MAPOKO
Coordinatrice, E-mail:aiglenene@yahoo.fr Téléphone:+ 243 8151 90 535 Kinshasa,
République Démocratique du Congo;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- ONG OCEAN, Cyrille ADEBU LIGINDA, Coordonnateur, Téléphone: +243998539142
/ +243813083652 Email : adebucylle@yahoo.fr, Kisangani, République
démocratique du Congo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH). Roger BOUKA OWKO,
Directeur exécutif Email : renzobo@yahoo.fr, rboukaowoko@yahoo.com. Tel.
+242 05 551 34 50/ +242 05 553 15 73. Brazzaville, République du
Congo ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Association pour la défense des droits des populations autochtones
(ADPPA). Jean NGANGA, Président ; Email : adppa.congo@yahoo.fr Tél.
+242 05 765 74 41. Brazzaville, République du Congo ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Forum pour la gouvernance et les droits de l’Homme (FGDH). Maixent
HANIMBAT, Président. Email : fgdh_congo@yahoo.fr Tél. +242 05 576 42 79).
Brazzaville, République du Congo - Cercle d’Appui à la gestion Durable des
Forêts (CAGDF) Lambert MABIALA, Secrétaire général, Email :
nkodiaalfred@yahoo.fr Tel : +242.06.615.16.79/05.729.66.26 Brazzaville,
République du Congo ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Organisation pour le Développement et les Droits de Humains au CONGO
(ODDHC) Mlle Sylvie Nadège M’Foutou Banga, Présidente. Email :
mf_banga@hotmail.com Tél. +242 05 524 19 56. Brazzaville, République du
Congo&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Denis Sassou Nguesso promulgue la loi portant promotion et protection des droits des populations autochtones du Congo</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2011/03/11/Denis-Sassou-Nguesso-promulgue-la-loi-portant-promotion-et-protection-des-droits-des-populations-autochtones-du-Congo</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:5cc50d203da1a35f91e7be1b17f6bc3c</guid>
    <pubDate>Fri, 11 Mar 2011 12:23:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Peuples Autochtones</category>
        <category>Loi n°5-2011</category><category>OCDH</category><category>Peuples autochtones</category><category>République du Congo</category>    
    <description>&lt;p&gt;Brazzaville, le 11 mars 2011. L’Observatoire congolais des droits de l’Homme
(OCDH) salut la promulgation, par le président de la république du Congo, Denis
Sassou Nguesso, de la loi n° 5 - 2011 du 25 février 2011 portant promotion et
protection des droits des populations autochtones en république du Congo ;
et par la même occasion exprime sa reconnaissance au gouvernement, aux agences
des Nations unies et aux organisations de défense des droits humains de la
sous-région pour leur accompagnement.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En effet, adopté par les deux chambres du parlement en décembre 2010, cet
instrument juridique vient renforcer la protection légale de cette catégorie de
la population, objet de marginalisation, de discriminations et d’exclusion. Cet
aboutissement est le résultat d’un long processus participatif initié depuis
août 2004 par le ministère de la justice et des droits humains avec l’appui de
la société civile nationale et internationale, plus particulièrement à travers
le projet mis en œuvre par l’OCDH en partenariat avec la Rainforest Foundation
du Royaume Uni.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la faveur de ce projet, les communautés autochtones ont été impliquées à
chaque étape du processus d’élaboration de cette loi : information et
consultation préalables, collecte de données, élaboration des provisions pour
la loi, plaidoyer pour son adoption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette loi s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Déclaration des
Nations unies sur les droits des peuples autochtones adoptée le 13 septembre
2007, qui dispose, notamment, en son article 38 : « Les États
prennent, en consultation et en coopération avec les peuples autochtones, les
mesures appropriées, y compris législatives, pour atteindre les buts de la
présente Déclaration ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au plan national, la Charte de l’unité nationale, adoptée le 29 mai 1991 et
qui fait partie intégrante de la Constitution, énonce clairement en son article
4 alinéa 6 : « l’Etat a le devoir d’assurer la protection et la
défense des minorités ethniques».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgré la consécration du principe constitutionnel d’égalité et de non
discrimination reconnu à tous les citoyens par l’article 8 de la Constitution
congolaise, les populations autochtones subissent des violations graves de
leurs droits. Elles sont victimes de la discrimination et de la marginalisation
qui menacent gravement leur personnalité juridique, leur mode de vie et leur
culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La promulgation de cette loi permettra d’apporter une protection spécifique
des droits de cette catégorie vulnérable et élève la république du Congo au
rang de pionnier en la matière en Afrique. Elle vient régler définitivement la
question de la prise en compte des droits des populations autochtones dans les
programmes de gestion de la forêt, à l’instar du processus REDD et de
l’APV/FLEGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Congo vient de faire un pas important dans la lutte contre les mauvais
traitements à l’endroit des populations autochtones, mais le chemin reste
encore long pour que cette protection soit réelle sur le terrain, car il faut
travailler maintenant pour la prise des textes d’application et à la
vulgarisation de cette loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, l’OCDH recommande :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Au gouvernement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- De prendre toutes les mesures qui s’imposent pour l’élaboration des textes
d’application de cette loi avec l’implication de toutes les parties
prenantes ; 2. Aux institutions internationales et autres partenaires du
gouvernement : - D’apporter un appui multiforme au gouvernement du Congo
et à la société civile pour la vulgarisation et l’applicabilité de cette
loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. A la société civile :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- De concevoir et mener des actions en vue de la vulgarisation et
l’applicabilité de cette loi.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>L'Observatoire Congolais des Droits de l'Homme (OCDH), l’Association pour les droits de l’Homme et l’Univers carcéral (ADHUC) et le Forum pour la gouvernance et les droits de l’Homme (FGDH)  déposent plainte</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2010/12/23/L-Observatoire-Congolais-des-Droits-de-l-Homme-%28OCDH%29%2C-l%E2%80%99Association-pour-les-droits-de-l%E2%80%99Homme-et-l%E2%80%99Univers-carc%C3%A9ral-%28ADHUC%29-et-le-Forum-pour-la-gouvernance-et-les-droits-de-l%E2%80%99Homme-%28FGDH%29-d%C3%A9posent-plainte</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:3fb452a7b05abd74c9b9b1b23104c6b6</guid>
    <pubDate>Thu, 23 Dec 2010 12:48:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Brazzaville, le 23 décembre 2010. L'Observatoire Congolais des Droits de
l'Homme (OCDH), l’Association pour les droits de l’Homme et l’Univers carcéral
(ADHUC) et le Forum pour la gouvernance et les droits de l’Homme (FGDH)
viennent par la présente informer l’opinion nationale et internationale qu’ils
ont décidé de déposer plainte au tribunal de grande instance de Brazzaville
contre monsieur Yvon OTSOU, régisseur de la maison d’arrêt et de correction de
Brazzaville ; monsieur MAMPOUYA, chauffeur à la Maison d’arrêt, ainsi que
le Capitaine MOUKOURI, gendarme en service à la Maison d’arrêt et de correction
de Brazzaville du 08 au 09 septembre 2010 et autres.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Cette plainte est déposée pour coups et blessures volontaires, non
assistance à personne en danger, homicide volontaire, meurtre et complicité de
meurtre, dissimulation du cadavre, abus d’autorité et acte de torture, et
traitement cruel, inhumain et dégradant sur la personne de Ferdinand
MBOURANGON.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A titre de rappel, Monsieur Ferdinand MBOURANGON, 35 ans, lieutenant des
Forces Armées Congolaises (FAC) en service à la zone autonome de Brazzaville
(ZAB) était incarcéré à la maison d’arrêt et de correction de Brazzaville dans
le cadre de l’opération de contrôle des salaires des agents de la fonction
publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 08 septembre 2010, un autre détenu nommé ADAMO avait été informé du décès
de son enfant. Ce dernier, tenant à être aux cotés de sa famille pour les
obsèques, avait sollicité une autorisation de sortie auprès du régisseur de la
Maison d’arrêt. Cette permission ne lui avait pas été accordée pour des
questions de procédure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mecontents de ce refus et par solidarité, les codétenus de l’infortuné,
parmi lesquels Ferdinand BOURANGON, avaient manifesté leur désapprobation. Ce
qui avait abouti à une altercation entre les agents de l’administration
pénitentiaire appuyés par les gendarmes en faction et les détenus
mecontents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après avoir repris le contrôle de la situation, le régisseur de la Maison
d’arrêt avait intimé l’ordre de punir les meneurs de cette révolte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, une dizaine de personne y compris Ferdinand BOURANGON, avaient été
conduite dans la cellule dite « disciplinaire » pour un passage à
tabac par les gendarmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces détenus ont été victimes d’actes de torture et de traitement cruel,
inhumain et dégradant de la part des gendarmes en service à la Maison d’arrêt,
appuyés par une unité d’intervention mobile dirigée par le capitaine
MOUKOURI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain, le 09 septembre 2010, ayant constaté l’état piteux de ces
victimes, leurs tortionnaires les avaient emmenés à l’hôpital central des
armées pour les soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à la gravité des blessures, le médecin avait requit l’internement des
blessés, notamment de Ferdinand BOURANGON pour un meilleur suivi. Cette demande
a été refusée par le responsable de la Maison d’arrêt qui avait reconduit
Ferdinand BOURANGON en cellule de détention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est ainsi qu’il décédera à la Maison d’arrêt le 09 septembre 2010 à 14
heures des suites de ces blessures, sans avoir reçu les soins adéquats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le corps sans vie de monsieur Ferdinand BOURANGON avait été ensuite déposé à
la morgue municipale de Brazzaville par le chauffeur de la Maison d’arrêt,
monsieur MAMPOUYA, à l’insu de sa famille et sans constat de police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’autopsie du corps qui a été réalisée le 17 septembre 2010, a conclu que
Monsieur BOURANGON Ferdinand est décédé le 09/09/2010 des suites des coups et
blessures volontaires. Le coup fatal a été porté au thorax et entrainé un
traumatisme cardiaque sévère provoquant une embolie pulmonaire massive cause du
décès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du point de vue du droit, ces actes constituent de crimes et délits de coups
et blessures volontaires, non assistance à personne en danger, homicide
volontaire, meurtre et complicité de meurtre, dissimulation du cadavre, abus
d’autorité et acte de torture, et traitement cruel, inhumain et dégradant
prévus et punis aux articles 59, 60, 186, 295, 303, 304, 309, 310, 319, 359, du
code pénal ; les articles 7, 9 et 10 de la constitution congolaise ;
l’article 60 du code de procédure pénale et constitutif de la violation des
articles 3, 5, 7 et 8 de la déclaration universelle des droits de l’homme de
l’article 2 de la convention contre la torture et autres peines ou traitement
inhumain, cruel et dégradant ratifiée par l’Etat congolais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dès lors, la responsabilité pénale de monsieur Yvon OTSOU, régisseur de la
maison d’arrêt et correction de Brazzaville ; de monsieur MAMPOUYA,
chauffeur à la Maison d’arrêt, du Capitaine MOUKOURI ainsi que des autres
gendarmes en service à la Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville du 08
au 09 septembre 2010 est indubitablement engagée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En raison du préjudice éminemment important dont on a souffert en tant
qu’Organisations non gouvernementales ayant entre autres mandats, celui de la
lutte contre l'impunité avons décidé de porter plainte.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Atelier d’analyse et de validation des contributions de la société civile au R-PP Congo</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2010/10/24/Atelier-d%E2%80%99analyse-et-de-validation-des-contributions-de-la-soci%C3%A9t%C3%A9-civile-au-R-PP-Congo</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:0e32ee57a880d0e3a4f00cfb768e6e2e</guid>
    <pubDate>Sun, 24 Oct 2010 18:30:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Bassin du Congo</category><category>Congo Brazzaville</category><category>Gestion durable des forêts</category><category>Plate forme</category><category>R-PP Congo</category><category>REDD</category>    
    <description>&lt;p&gt;La Plateforme des organisations de la société civile pour la gestion durable
des forêts a organisé un atelier de validation des contributions de la société
civile au R-PP Congo, avec l’appui financier de Bank International Center et de
FERN. Le RPP est la proposition de la République du Congo pour sa préparation à
la REDD+, C'est-à-dire à la réduction des émissions dues à la déforestation et
à la dégradation forestière.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La République du Congo a été sélectionnée depuis janvier 2010 par le Fonds
de Partenariat pour le Carbonne forestier de la Banque Mondiale, pour la mise
en œuvre du programme REDD. Une quarantaine de membres des organisations non
gouvernementales venant de Dolisie, Owando, Djambala, Pointe-Noire et
Brazzaville ont participé à cet atelier qui s’est déroulé dans la salle de
conférences de l’ASUHD. L’objectif de cet atelier était de formuler des
propositions en vue de la prise en compte des droits des communautés locales et
des populations autochtones, ainsi que des normes de la gestion durable des
forêts, dans le R-PP Congo. Au regard des enjeux que soulève la thématique du
mécanisme REDD, la Plateforme fait sienne les principes adoptés par la société
civile lors de la Conférence d’Accra du 18 au 20 août 2008, l’atelier de Douala
du 27 au 30 septembre 2010 et de la conférence de Tianjin du 04 au 09 octobre
2010. Après analyse du R-PP, les participants ont apporté plusieurs
contributions formulées sous forme de recommandations principalement centrés
autour des points suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- La République du Congo ne devrait pas soutenir les arguments qui
consistent à incriminer les communautés locales et les populations autochtones
comme étant les principaux auteurs de la déforestation et de la dégradation des
écosystèmes forestiers ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- La REDD ne devrait pas constituer une nouvelle menace de dépossession de
leurs terres ancestrales pour les communautés locales, c’est-à-dire que tout
processus de prise en compte du carbone dans la gestion des forêts devrait
nécessairement assurer la reconnaissance et la sécurisation préalables des
droits des communautés locales et autochtones sur les terres et les ressources
à travers les mesures de sauvegarde clairement énoncées dans la R-PP ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le consentement libre, informé et préalable des communautés locales et des
populations autochtones devrait être recueilli avant l’élaboration et la mise
en œuvre de tout projet susceptible de les affecter dans leur mode de vie,
leurs droits à la terre et aux ressources de la forêt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le financement de la contribution de la forêt à la régulation du climat
mondial ne doit pas être considéré comme un prétexte, mieux une autorisation
pour les pays pollueurs à éviter la réduction de manière sensible de leurs
émissions de gaz à effet de serre, moins encore comme un mécanisme de transfert
par eux de la dette des PTTE comme forme de paiement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en se félicitant de la disponibilité du gouvernement à travers la
participation du Coordonateur national REDD, monsieur Georges Claver BOUDZANGA,
à cet atelier, la Plateforme s’engage à apporter sa contribution à ce processus
en appuyant les pouvoirs publics dans leur action afin que ce changement qui
s’avère nécessaire pour la survie de la planète, ne porte atteinte au mode de
vie, à la culture, ni surtout aux droits de ces communautés à l’accès à la
terre et aux ressources de la forêt.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Meurtre à la Maison d’arrêt de Brazzaville</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2010/09/20/Meurtre-%C3%A0-la-Maison-d%E2%80%99arr%C3%AAt-de-Brazzaville</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b8d2bc44142a9a9f375c6689b597fcb7</guid>
    <pubDate>Mon, 20 Sep 2010 18:08:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Congo Brazzaville</category><category>Gendarmes</category><category>Maison d arrêt de Brazzaville</category><category>Meurtre</category>    
    <description>&lt;p&gt;L’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) et l’Association pour
les droits de l’Homme et l’univers carcéral (ADHUC) expriment leur vive
préoccupation et condamnent le meurtre, commis le 09 septembre 2010, à la
Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville sur la personne de Ferdinand
Mbourangon, par des gendarmes en dérive.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Selon les informations parvenues à nos organisations, M. Ferdinand
Mbourangon a succombé à la suite des actes de torture qui ont laissé des
stigmates sur son corps. Ces actes de torture lui ont été infligés, le 08
septembre 2010, par les gendarmes en service à la Maison d’arrêt et de
correction de Brazzaville, visiblement appuyés par une intervention de
l’escadron mobile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, M. Ferdinand Mbourangon, 35 ans environ, lieutenant des Forces
armées congolaises (FAC), en service à la Zone autonome de Brazzaville (ZAB)
était incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville dans le
cadre de l’opération de contrôle des salaires des agents de la fonction
publique. Actuellement, plusieurs dizaines de militaires, pour la plupart des
sous-officiers, sont détenus à la Maison d’arrêt de Brazzaville suite à ce
contrôle initié par le gouvernement depuis février 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 08 septembre 2010, un autre détenu, un certain Adamo, a été informé du
décès de son enfant. Ce dernier tenant à être aux côtés de sa famille pour le
deuil, a sollicité une autorisation de sortie auprès du Régisseur de la Maison
d’arrêt. Cette permission ne lui avait pas été accordée pour des questions de
procédures. Mécontents de ce refus, et par solidarité, les codétenus de
l’infortuné, parmi lesquels Ferdinand Mbourangon, vont manifester leur
désapprobation. Ce qui a abouti à de longues minutes d’altercation entre les
agents de l’administration pénitentiaire appuyés par la dizaine de gendarmes de
faction et les détenus mécontents, pour la plupart des militaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation perdurant, le Régisseur de la Maison d’arrêt intime l’ordre
de punir les meneurs de ce qui a été qualifié de mutinerie. Une dizaine de
personnes, y compris Ferdinand Mbourangon, a alors été trainée dans la cellule
dite « disciplinaire » pour un passage à tabac par les gendarmes sous
la direction d’un capitaine. Ces gendarmes, complètement dans la dérive, se
sont alors livrés aux actes barbares de torture sur ces détenus sans
défense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain, ayant constaté l’état piteux de ces victimes, les responsables
de la Maison d’arrêt les ont emmené à l’hôpital central des armées pour des
soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à la gravité des blessures, le médecin avait requis l’internement des
blessés, notamment de Ferdinand Mbourangon, pour un meilleur suivi. Comme à
l’accoutumée, cette demande a, une fois de plus, été refusée. Ramené à la
Maison d’arrêt, Ferdinand Mbourangon décède, le 09 septembre 2010 aux environs
de 14h, sans avoir reçu des soins adéquats. Il laisse deux enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le corps sans vie de M. Mbourangon a été déposé à la morgue municipale de
Brazzaville par le chauffeur de la Maison d’arrêt à l’insu de sa famille et
sans constat de police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il sied de rappeler que cette battue aurait causé de nombreux blessés dont
deux graves parmi lesquels Yoka Koumou. A ce jour, aucune enquête n’a été
officiellement ouverte par le Parquet du tribunal de grande instance de
Brazzaville qui pourtant a demandé l’autopsie du corps de Ferdinand Mbourangon.
Cette autopsie a eu lieu le 18 septembre 2010, en présence des membres de la
famille de la victime. A l’œil nu, cette opération a dévoilé des impacts
importants surtout dans la cage thoracique où le médecin a constaté une
hémorragie interne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce meurtre perpétré dans la Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville
ne fait que confirmer deux réalités : celle de l’univers carcéral
congolais et pose le problème du non respect par le Congo des engagements
internationaux relatifs à la dignité de la personne humaine en général et celle
des personnes privées de liberté en particulier qui sont souvent victimes des
actes de torture, de traitements cruels, inhumains et dégradants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’autre réalité est un constat de routine : la brutalité et les
multiples dérapages des gendarmes. Les gendarmes qui à travers leurs
comportements barbares et immoraux contrastant avec les formations qu’ils
subissent, ont perdu leur crédibilité aux yeux de la population. Leur devise
« honneur et patrie » est devenue un slogan pieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, nos organisations sont consternées par le mutisme et l’indifférence
des autorités judiciaires, notamment le comportement du Régisseur de la Maison
d’arrêt qui non seulement n’informe pas les membres de la famille de Ferdinand
Mbourangon (inhumé ce 21 septembre 2010), mais aussi et surtout le refus de
prendre en charge tous les frais inhérents aux obsèques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville est une vieille bâtisse
construite pendant l’époque coloniale pour emprisonner une centaine
d’indigènes. Elle ne répond plus aux normes modernes en matière de détention.
Au 20 septembre 2010, cet établissement détenait environ 570 personnes dont 21
mineurs. Il y a plus de prévenus que de condamnés. Gardée par une dizaine de
gendarmes appuyant le personnel pénitentiaire, on y retrouve des prévenus qui
sont là, depuis une année, sans jugement pour des délits mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par conséquent, l’OCDH et l’ADHUC recommandent :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux autorités judiciaires :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- d’ouvrir une enquête afin d’établir les circonstances de ce décès et les
responsabilités pour engager des poursuites judiciaires à l’endroit des auteurs
de ce crime ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- de libérer toutes les personnes en dépassement de délais de détention
préventive à la Maison d’arrêt de Brazzaville et plus généralement, de veiller
aux atteintes à l’intégrité physique et morale de toutes les personnes privées
de liberté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville est une vieille bâtisse
construite pendant l’époque coloniale pour emprisonner une centaine
d’indigènes. Elle ne répond plus aux normes modernes en matière de détention.
Au 20 septembre 2010, cet établissement détenait environ 570 personnes dont 21
mineurs. Il y a plus de prévenus que de condamnés. Gardée par une dizaine de
gendarmes appuyant le personnel pénitentiaire, on y retrouve des prévenus qui
sont là, depuis une année, sans jugement pour des délits mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Gouvernement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- de démettre le Régisseur de la Maison d’arrêt et de correction de
Brazzaville de ses fonctions et le mettre à la disposition de la justice pour
ce crime ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- de créer un véritable corps des agents de l’administration pénitentiaires
qui doivent assurer l’ordre et la sécurité dans les établissements
pénitentiaires en lieu et place des gendarmes, militaires et policiers qui se
caractérisent par les violations massives et systématiques des droits de
l’Homme des personnes privées de liberté ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- de rembourser entièrement les frais inhérents aux obsèques de Ferdinand
Mbourangon, de dédommager sa famille, et de prendre en charge les soins
médicaux des autres blessés ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- de permettre, sans condition, aux défenseurs des droits de l’Homme de
visiter régulièrement la Maison d’arrêt de Brazzaville ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- de prendre des mesures efficaces pour lutter contre l’impunité des auteurs
de violations des droits de l’homme et de veiller, en toute circonstance, au
strict respect des engagements internationaux du Congo en matière de respect
des droits de l’homme, notamment la Convention contre la torture et les autres
peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants librement ratifiée par le
Congo en 2003.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Les populations du département du Pool livrées aux miliciens Ninjas, Mindouli 1 manque de représentant à l’Assemblée nationale.</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2010/12/13/Les-populations-du-d%C3%A9partement-du-Pool-livr%C3%A9es-aux-miliciens-Ninjas%2C-Mindouli-1-manque-de-repr%C3%A9sentant-%C3%A0-l%E2%80%99Assembl%C3%A9e-nationale.</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:acb126b9aecf9f97df2c396e3d62bc75</guid>
    <pubDate>Sun, 13 Jun 2010 17:37:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Département du Pool</category>
        <category>Département du Pool</category><category>OCDH</category><category>République du Congo</category>    
    <description>&lt;p&gt;Cette note de position permet à l’Observatoire congolais des droits de
l’Homme (OCDH) de donner son point de vue sur la situation qui prévaut dans le
département du Pool après l’arrivée du Pasteur Ntumi à Brazzaville en décembre
dernier. Elle a trois objectifs spécifiques. Il s’agit d’exiger au
Gouvernement&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Premièrement, de garantir la sécurité des biens et des personnes dans le
département du Pool et de mettre fin à l’impunité dont jouissent les miliciens
Ninjas, auteurs et commanditaires d’actes de torture, de viols et
d’assassinats ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxièmement, de mettre en œuvre un programme conséquent de désarmement,
démobilisation et réinsertion des ex-combattants du Pool et subséquemment,
redéployer les services de l’Etat dans toutes les localités tenues par les
chefs de bandes Ninjas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisièmement, de prendre les dispositions qui s’imposent pour que la
circonscription de Mindouli 1 ait un représentant qui siège à l’assemblée
nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contexte&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis plus d’une décennie, les populations du département du Pool Sud
vivent le martyr avec des exactions commises pendant la guerre de 1998 à 2003
qui opposait, d’une part par les forces armées congolaises et leurs supplétifs
cobras, intheramwe rwandais et ex soldats zaïrois (des Forces armées zaïroises
et ceux de la division spéciale présidentielle – DSP du président
Mobutu) ; et d’autre part, par les miliciens Ninjas et Nsiloulou sous les
ordres de monsieur Frédéric Bitsangou alias Révérend Pasteur Ntumi,
actuellement Délégué général auprès de la présidence chargé de la promotion des
valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la suite de plusieurs accords de paix, plus ou moins respectés, la guerre
a pratiquement pris fin dans ce département. Le Pasteur Ntumi a été nommé en
mai 2007, à ces nouvelles fonctions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgré une nette évolution de la situation sécuritaire, la question du
désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion de quelque 30.000
ex-combattants Ninjas reste entière. Les multiples appuis de la communauté
internationale pour résoudre ce problème, n’ont pas atteint leur objectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation de ni guerre, ni paix n’avait pas permis aux populations du
Pool d’avoir tous leurs représentants au parlement. C’est seulement à la suite
des élections législatives, organisées dans un chaos total en 2007, que toutes
les circonscriptions du Pool ont pu élire leur représentant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dès le début de cette année 2010, le Pool est oublié. Les populations sont
toujours les laisser pour compte des solutions politiques : les exactions
se poursuivent et la circonscription de Mindouli 1 n’a plus de représentant à
l’Assemblée nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce début d’année, coïncide avec la période de la cueillette des safous. Les
propriétaires des plantations de ce fruit tropical, doivent d’abord demander
l’autorisation aux chefs de bandes Ninjas pour prétendre les cueillir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs localités sont sous le joug des miliciens Ninjas qui vivent sur le
dos des populations martyrisées qui ne savent pas à quel saint se vouer. Il
s’agit de Goma Tsétsé, Madzia, Kibouénde, Loulombo, Missafou, Kinkembo, etc.
pour la plupart longeant le chemin de fer Congo Océan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la situation sécuritaire dans le Pool :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’OCDH prend acte de l’arrivée à Brazzaville, courant décembre 2009, de
monsieur Frédéric Bitsangou alias Pasteur Ntumi et dénonce vigoureusement le
meurtre de Jacques Loubassou Matondo, et quatre autres personnes par les
miliciens Ninjas, au début de ce mois de janvier 2010 à Kibouendé dans la sous
– préfecture de Kinkala, dans le département du Pool.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Loubassou Matondo, 45 ans et père de 10 enfants était originaire de
la localité voisine de Madzia. Il vivait depuis 2001 à Kibouendé où il gérait
les biens familiaux jusqu’à la nuit du 1er au 2 janvier 2010 lorsqu’il trouve
la mort. En effet, ses assassins ont d’abord enlevé et violé la belle mère de
la victime avant de l’obliger de frapper à la porte de M. Jacques Loubassou
Matondo. Son épouse ouvrant la porte découvre sa mère dans un état pénible
après son viol. Elle décide alors de l’emmener se réfugier loin de sa maison
conjugale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après avoir mis sa mère à l’abri, l’épouse de Jacques Loubassou Matondo
revient à la maison pour constater la disparition de son mari enlevé par ces
assaillants qui sont en réalité des miliciens Ninjas. Apeurée, par les cris et
les coups de feu, elle est restée terrée à domicile surtout qu’il pleuvait
toute la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est finalement le matin que le corps de Jacques Loubassou Matondo a été
découvert criblé de trois balles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le même jour de la découverte du corps, le 2 janvier 2010, une autre bande
de Ninjas du chef de gang « Ramses », non autrement identifié, organise
des représailles au domicile de l’oncle d’un des auteurs de crime crapuleux,
surnommé « Mwana Mama », identifié par la belle mère violée juste avant ce
meurtre et appartenant à la bande adverse ayant pour chef de gang « Capi
Djedra » rentré à Brazzaville dans les suites du Pasteur Ntumi. Bilan de
ces représailles : deux morts et l’oncle de « Mwana Mama »
grièvement blessé. Il est hospitalisé à Kinkala.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite à ces représailles, la localité a été sous le choc et les populations
avaient fui dans la forêt jusqu’au 6 janvier car les deux bandes de Ninjas se
livraient à un échange de tirs avec des armes de guerres. C’est ainsi que Ntumi
va envoyer ces éléments dans la localité pour calmer les Ninjas des deux bandes
et appeler les populations à regagner leurs domiciles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, ce fameux « Mwana Mama » dans sa cavale est
rattrapé à la gare de PK Mfilou au sud de Brazzaville et présenté à la police
ferroviaire. Il est conduit un jour après au poste de police de la gare
centrale où il a été libéré alors que la gendarmerie de Kinkala qui enquête sur
cette affaire demandait son déferrement. Il doit être rattrapé afin qu’il
réponde de ces actes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l’absence d’un député de la circonscription de Mindouli 1 à l’Assemblée
nationale :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi n° 021 du 24 novembre 2001, portant loi électorale en république du
Congo en son article 58 sur les incompatibilités interdit à un membre du
gouvernement de siéger à l’hémicycle. L’article 59 donne les dispositions à
prendre en cas d’incompatibilité et enfin l’article 60 permet dans tous les cas
le siège du suppléant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la situation de la circonscription de Mindouli 1, Mlle. Adélaïde
Moungani, député titulaire est membre du gouvernement au sein duquel, elle
assume les fonctions de ministre des petites, moyennes entreprises et de
l’artisanat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A sa place, siégeait monsieur Mpassi Mouba, son suppléant qui
malheureusement est décédé en décembre 2009, laissant vacant le siège de
Mindouli 1 à l’Assemblée nationale. Et Mlle. Adelaïde Moungani reste toujours
ministre au détriment des populations de ce district du Pool.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux cas de figure sont envisageables : Soit Mlle. Adelaïde Moungani
démissionne du gouvernement et regagne noblement son fauteuil d’élue de sa
contrée ; soit elle démissionne de son mandat de député, ce qui permettra
d’organiser une élection partielle dans cette localité. Dans ce dernier cas, sa
chambre peut également prononcer sa démission sur requête du bureau de
l’Assemblée nationale.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Confirmation de la démission de l'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH) à la Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH)</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2010/03/15/Confirmation-de-la-d%C3%A9mission-de-l-Observatoire-congolais-des-droits-de-l-Homme-%28OCDH%29-%C3%A0-la-Commission-Nationale-des-Droits-de-l-Homme-%28CNDH%29</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:2351a76ee9defcfffc7bb852010e7114</guid>
    <pubDate>Mon, 15 Mar 2010 11:28:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Le Conseil d'administration de l'Observatoire congolais des droits de
l'Homme (OCDH), qui s'est réuni en session ordinaire les 13 et 14 mars 2010, a
délibéré ainsi qu'il suit :&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Harcèlement judiciaire : musèlement de l’opposition,confiscation de la démocratie par le gouvernement</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2010/03/13/Harc%C3%A8lement-judiciaire-%3A-mus%C3%A8lement-de-l%E2%80%99opposition%2Cconfiscation-de-la-d%C3%A9mocratie-par-le-gouvernement</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a4c7293604c32478c5063df6e6866930</guid>
    <pubDate>Sat, 13 Mar 2010 11:28:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Dans son rôle de promotion, de protection et de défense des droits de
l’Homme, de la démocratie et de l’Etat de droit, l’Observatoire congolais des
droits de l’Homme (Ocdh) vient par la présente exprimer sa vive préoccupation
face au harcèlement judiciaire des leaders des partis politiques de
l’opposition congolaise réunis autour du Front des partis de l’Opposition
Congolaise (FPOC). Il s’agit notamment de messieurs Mathias Dzon, Ange Edouard
Poungui, Gui Romain Kinfoussia, Clément Mierassa, Emmanuel Mgouelondele et
autres.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Depuis l’organisation peu crédible de l’élection présidentielle du 12
juillet 2009 dont le faible taux de participation, les dysfonctionnements, les
fraudes et les nombreuses irrégularités avaient été constatés et dénoncés de
manière unanime par les observateurs électoraux, le gouvernement congolais
s’obstine dans sa logique de traque des leaders de l’opposition, faisant fi des
recommandations formulées par l’OCDH à l’issue du scrutin de juillet 2009 à
savoir : - L’instauration d’un cadre de concertation et de dialogue entre
le pouvoir et l’opposition ; - La refonte du fichier électoral ; - La
mise en place d’une commission électorale indépendante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A travers la présente note de position, l’OCDH qui suit avec une attention
particulière la situation politique en République du Congo interpelle le
gouvernement et prend à témoin la communauté internationale sur le déficit
démocratique qui prévaut en République du Congo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I- Aperçu sur la situation sociopolitique du Congo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, depuis le 15 juillet 2009, date à laquelle, une marche pacifique
fut organisée par les opposants politiques pour contester les résultats
provisoires du scrutin du 12 juillet, plusieurs leaders de l’opposition ont
fait l’objet de poursuites judiciaires pour « atteinte à la sureté de
l’Etat » ou « détention illégale d’arme de guerre ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis lors, le contexte politique s’est détérioré notamment par
l’interdiction aux opposants de sortir de Brazzaville ou du Congo, leur
interpellation par le juge suivie d’interrogatoires ainsi que les arrestations
des proches et militants des partis politiques de l’opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) Sur l’interdiction de sortie des opposants politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs membres de l’opposition s’étaient vus limiter leur liberté d’aller
et venir. Il s’agit entre autres de :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur Ange Edouard Poungui, vice président de l’Union Panafricaine pour
la Démocratie Sociale (UPADS), interdit de sortir hors de Brazzaville. Le 14 et
le 16 septembre 2009 alors qu’il voulait se rendre en France pour des raisons
familiales. Les responsables de la police déclarant agir au nom et pour le
compte du Gouvernement congolais lui avaient alors verbalement informé de ce
qu’il lui était interdit de sortir du territoire national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le 4 octobre 2009, alors qu’il se rendait à Dolisie, pour
prendre part à une réunion de son parti politique, il avait été de nouveau
empêché de sortir cette fois-ci de Brazzaville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à cette situation, Ange Edouard Poungui avait déposé le 6 octobre 2009,
une plainte contre le colonel Jean Cyril Ndinga au Tribunal de Grande Instance
de Brazzaville, pour atteinte à sa liberté d’aller et venir, reconnue par la
constitution. Malheureusement, le juge saisi s’était déclaré incompétent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur Emmanuel Ngouelondelé, président du Parti pour l’Alternance
Démocratique (PAD) et membre de l’Alliance pour la République et la démocratie,
a lui aussi été interdit de sortir du territoire national dans les mêmes
conditions que Ange Edouard Poungui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'absence de tout acte écrit émanant d'une autorité investie d'un pouvoir
réglementaire ou judiciaire, l’OCDH ne peut que constater le caractère
arbitraire de cette décision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs autres opposants étaient sous le coup de cette interdiction
verbale, notamment : Mathias Dzon, Paul Marie Mpouele, Guy Romain
Kinfoussia, Bonaventure Mizidy , Clement Mierassa, Marion Ehouangou Mandzimba,
Me Hervé Malonga, Rigobert Gouolali, Bonaventure Mbaya, Pascal Tsaty
Mabiala.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, l’Observatoire congolais des droits de l’Homme constate la
suspension par le gouvernement de cette mesure d’interdiction verbale de sortie
des opposants politiques. Cependant, rien ne garantit qu’elle ne soit de
nouveau appliquée à tout instant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) Sur les interpellations judiciaires suivies d’interrogatoires par une
commission d’enquête animée par des officiers généraux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur Ange Edouard Mpoungui était interpellé le 17 septembre 2009, puis
entendu par une commission d’enquête présidée par le général Gilbert Moukoki de
la Gendarmerie Nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la même logique, monsieur Mathias Dzon, président de l’Union
Patriotique pour le Renouveau National (UPRN), parti de l’opposition et membre
d’Alliance pour la République et la Démocratie (ARD) était interpellé puis
entendu par ladite commission d’enquête, avant de recevoir l’ordre de mettre à
la disposition de la Gendarmerie Nationale, le lieutenant Ngalouo Ernest ainsi
que deux autres éléments qui avaient été affectés à sa garde par le Haut
Commandement Militaire eu égard à son statut de candidat à l’élection
présidentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre le 25 et le 31 janvier 2010, Ange Edouard Mpoungui, Guy Romain
Kinfoussia et Clément Mierassa avaient été convoqués au Tribunal de grande
instance de Brazzaville dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en
rapport avec leurs activités politiques. De même, Paul Marie Mpouele, Clement
Mierassa, Marion Ehouangou Mandzimba, Me Hervé Malonga avaient également été
entendus pour les mêmes faits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les charges retenues à leur encontre sont « Atteinte à la sureté de
l’Etat, complicité de port d’arme et de détention illégale d’armes de guerre ».
Cependant, les opposants soutiennent que cette procédure n’est mise en œuvre
que dans le dessein de les réduire au silence, car, disent-ils, les juges n’ont
aucune preuve de leurs affirmations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce jour, le parquet ne leur a pas notifié l’arrêt de cette procédure, qui
en principe, suit son cours. Ce qui sous-entend que ces leaders politiques ne
sont pas à l’abri d’une éventuelle arrestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De toute évidence, il s’agit là d’une épée de Damoclès qui plane sur la tête
des opposants politiques pour les empêcher de jouer sereinement leur rôle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) Sur les arrestations des proches et militants de l’opposition&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après la marche pacifique du 15 juillet 2009, Monsieur NGALOUO Ernest, chef
de garde de Mr Mathias NDZON, était interpellé puis détenu dans les geôles de
la Gendarmerie, avant d’être libéré soixante dix (70) jours, plus tard, en
violation flagrante des dispositions du Code de procédure pénale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur Mangala Sabin Lucrèce, militant de l’opposition, blessé pendant
ladite marche, avait été interpellé par la police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après sa libération, il avait déposé une plainte avec constitution de partie
civile devant le doyen des juges d’instruction du TGI de Brazzaville contre le
général Jean François Ndengué, Directeur général de la police nationale (DGPN),
le colonel Obourabassi, Directeur de cabinet du DGPN, le colonel Ngampika
Directeur régional de la police judiciaire et le colonel Obara, Directeur
général de la surveillance du territoire, pour séquestration, tentative
d’assassinat et tentatives de corruption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette plainte est restée sans suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;II- Conclusion et recommandations&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les opposants politiques constituent des animateurs fondamentaux du
contrepouvoir qui concourent à l’édification d’une société démocratique. Et la
démocratie est l’ensemble de pratiques et de normalisation de principes qui ont
pour finalité la consécration de la liberté et l’instauration d’un Etat de
droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce harcèlement judiciaire, ces interrogatoires intempestifs par les services
de renseignements ainsi que ces interdictions d’aller et de venir des opposants
politiques sont autant de preuves d’une volonté manifeste de ne pas voir
l’instauration d’une vraie démocratie dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard de ce qui précède, l’OCDH recommande :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au gouvernement congolais :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- de mettre fin aux poursuites judiciaires engagées contre les leaders de
l’opposition car aucune charge portée contre eux n’a été établie ;&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
 - de cesser toutes formes de menaces et de harcèlement à l’encontre des
    opposants politiques ;
 -  de garantir la sécurité et la protection de l’intégrité physique et morale des
    opposants politiques ;
 -  de respecter la liberté d’opinion et du pluralisme politique ;
 - de veiller au respect de ses engagements internationaux en matière des droits de l’Homme,
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;Aux autorités judiciaires :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-de cesser toutes formes de harcèlement judiciaires à l’encontre des
opposants politiques ; -de veiller au respect de la séparation des
pouvoirs ; -de recevoir et examiner en toute impartialité toutes les
plaintes introduites devant les tribunaux, y compris celles des opposants à
l’encontre des instigateurs de ces menaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la Communauté internationale :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De rappeler au gouvernement congolais ses engagements en matière des droits
de l’Homme, notamment : -le respect de la liberté de circulation ainsi que
d’expression et d’opinion politique ; -le respect du principe de la
séparation des pouvoirs judiciaire, exécutif et législatif ; -le respect
de la gouvernance électorale.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Nous exigeons le respect des droits des femmes en Afrique</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2010/03/08/Nous-exigeons-le-respect-des-droits-des-femmes-en-Afrique</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:58a16bca6c659b463e33ea3d001ffe1f</guid>
    <pubDate>Mon, 08 Mar 2010 12:34:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Campage&quot;L'Afrique pour les droits des femmes: ratifier et respecter</category>
        <category>Campagne"L Afrique pour les droits des femmes"</category><category>FIDH</category><category>OCDH</category>    
    <description>&lt;p&gt;A l'occasion de la Journée internationale des femmes et du premier
anniversaire de la campagne « L'Afrique pour les droits des femmes:
ratifier et respecter ! », une centaine d'associations africaines publient
leur &amp;quot;Cahier d'exigences&amp;quot; adressé aux gouvernements du continent.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Depuis un an, les organisations partenaires de la campagne, présentes dans
plus de 40 pays, se sont mobilisées pour appeler leurs gouvernants à mettre un
terme aux graves discriminations dont souffrent encore aujourd'hui les femmes
africaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La campagne « L'Afrique pour les droits des femmes »1, lancée le 8 mars
2009, a eu un retentissement important, et déjà, quelques progrès ont pu être
observés. Citons par exemple l’adoption d’une loi pour augmenter la
représentation des femmes dans la vie politique du Burkina Faso, la prohibition
des mutilations génitales féminines en Ouganda ou la nomination d’une
représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies sur les
violences sexuelles dans les conflits armés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Mais ces quelques progrès ne doivent pas nous faire oublier que les
femmes souffrent encore d'inacceptables violations de leurs droits les plus
fondamentaux », précise Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.
« Inégalités devant la loi concernant l'autorité familiale ou l'accès à
l'héritage, violences sexuelles commises en toute impunité, difficultés d'accès
à l'éducation... la persistance de telles discriminations montre le chemin qui
reste à parcourir pour que les femmes d'Afrique puissent accéder à une égalité
de droit », a-t-elle poursuivi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fruit des enquêtes menées par les organisations de la campagne dans leurs
pays respectifs, le Cahier d'exigences témoigne de la situation des droits des
femmes dans trente et un pays africains, et formule des revendications clés
pour éliminer les discriminations et les violences à leur égard, telles que
l'abrogation de lois consacrant le statut inférieur de la femme dans la famille
ou l'empêchant d'accéder à la propriété; la criminalisation des violences
sexuelles et la poursuite des auteurs; ainsi que la ratification des
instruments internationaux et régionaux de protection des droits des
femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces « exigences » s'adressent aux autorités gouvernementales de
chaque pays, car renforcer le respect des droits des femmes est avant tout une
question de volonté politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Par ce présent Cahier d'exigences, tous les acteurs de la campagne
« L'Afrique pour les droits des femmes! » appellent les gouvernements
africains à des gestes concrets et immédiats pour garantir le respect des
droits des femmes, notamment à RATIFIER les instruments de protection des
droits des femmes et à les RESPECTER dans leur intégralité », a conclu le
Comité de pilotage de la campagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette campagne a été initié par la FIDH en collaboration avec 5
organisations régionales : Femmes Africa Solidarités (FAS), Women in Law
in Southern Africa (WLSA), African Center for Democracy and Human Rights
Studies (ACDHRS), Women in Law and Development in Africa (WILDAF) et Women's
aid Collective (WACOL)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La campagne a le soutien de : Desmond Tutu, Prix Nobel de la paix,
1984; Shirin Ebadi, Prix Nobel de la paix, 2003; Wolé Soyinka, Prix Nobel de
littérature, 1986; Nadine Gordimer, Prix Nobel de littérature, 1991; Youssou
N'Dour, Artiste; Tiken Jah Fakoly, Artiste ; Angélique Kidjo, Artiste;
Salif Keita, Artiste; Maryse Condé, écrivaine; Rachid Taha, Artiste; Jane
Birkin, Artiste; Bafing Kul, Artste. La campagne est également soutenu par
Soyata Maiga, Rapporteur Spécial sur les droits des femmes, Commission
Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples, Yakin Ertürk, Ancien Rapporteur
Spécial des Nations Unies sur les violences faites aux femmes, Pramila Patten,
Expert des Nations unies, Comité sur l'élimination de toutes les formes de
discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) et Angela de Melo, Vice-Presidente,
Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blog de la campagne : www.africa4womensrights.org&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>NOTE DE POSITION : Les populations du département du Pool livrées aux miliciens Ninjas, Mindouli 1 manque de représentant à l’Assemblée nationale.</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2010/01/30/NOTE-DE-POSITION-%3A-Les-populations-du-d%C3%A9partement-du-Pool-livr%C3%A9es-aux-miliciens-Ninjas%2C-Mindouli-1-manque-de-repr%C3%A9sentant-%C3%A0-l%E2%80%99Assembl%C3%A9e-nationale.</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b61d5a1317cd855c9107dabfb76dd8a7</guid>
    <pubDate>Sat, 30 Jan 2010 16:55:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Département du Pool</category>
        <category>Assemblée nationale</category><category>Chemin de fer Congo Océan</category><category>Département du Pool</category><category>Impunité</category><category>Insécurité</category><category>OCDH</category><category>République du Congo</category>    
    <description>&lt;p&gt;Cette note de position permet à l’Observatoire congolais des droits de
l’Homme (OCDH) de donner son point de vue sur la situation qui prévaut dans le
département du Pool après l’arrivée du Pasteur Ntumi à Brazzaville en décembre
dernier. Elle a trois objectifs spécifiques. Il s’agit d’exiger au
Gouvernement :&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Premièrement, de garantir la sécurité des biens et des personnes dans le
département du Pool et de mettre fin à l’impunité dont jouissent les miliciens
Ninjas, auteurs et commanditaires d’actes de torture, de viols et
d’assassinats ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxièmement, de mettre en œuvre un programme conséquent de désarmement,
démobilisation et réinsertion des ex-combattants du Pool et subséquemment,
redéployer les services de l’Etat dans toutes les localités tenues par les
chefs de bandes Ninjas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisièmement, de prendre les dispositions qui s’imposent pour que la
circonscription de Mindouli 1 ait un représentant qui siège à l’assemblée
nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contexte&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis plus d’une décennie, les populations du département du Pool Sud
vivent le martyr avec des exactions commises pendant la guerre de 1998 à 2003
qui opposait, d’une part par les forces armées congolaises et leurs supplétifs
cobras, intheramwe rwandais et ex soldats zaïrois (des Forces armées zaïroises
et ceux de la division spéciale présidentielle – DSP du président
Mobutu) ; et d’autre part, par les miliciens Ninjas et Nsiloulou sous les
ordres de monsieur Frédéric Bitsangou alias Révérend Pasteur Ntumi,
actuellement Délégué général auprès de la présidence chargé de la promotion des
valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la suite de plusieurs accords de paix, plus ou moins respectés, la guerre
a pratiquement pris fin dans ce département. Le Pasteur Ntumi a été nommé en
mai 2007, à ces nouvelles fonctions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgré une nette évolution de la situation sécuritaire, la question du
désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion de quelque 30.000
ex-combattants Ninjas reste entière. Les multiples appuis de la communauté
internationale pour résoudre ce problème, n’ont pas atteint leur objectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation de ni guerre, ni paix n’avait pas permis aux populations du
Pool d’avoir tous leurs représentants au parlement. C’est seulement à la suite
des élections législatives, organisées dans un chaos total en 2007, que toutes
les circonscriptions du Pool ont pu élire leur représentant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dès le début de cette année 2010, le Pool est oublié. Les populations sont
toujours les laisser pour compte des solutions politiques : les exactions
se poursuivent et la circonscription de Mindouli 1 n’a plus de représentant à
l’Assemblée nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce début d’année, coïncide avec la période de la cueillette des safous. Les
propriétaires des plantations de ce fruit tropical, doivent d’abord demander
l’autorisation aux chefs de bandes Ninjas pour prétendre les cueillir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs localités sont sous le joug des miliciens Ninjas qui vivent sur le
dos des populations martyrisées qui ne savent pas à quel saint se vouer. Il
s’agit de Goma Tsétsé, Madzia, Kibouénde, Loulombo, Missafou, Kinkembo, etc.
pour la plupart longeant le chemin de fer Congo Océan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la situation sécuritaire dans le Pool :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’OCDH prend acte de l’arrivée à Brazzaville, courant décembre 2009, de
monsieur Frédéric Bitsangou alias Pasteur Ntumi et dénonce vigoureusement le
meurtre de Jacques Loubassou Matondo, et quatre autres personnes par les
miliciens Ninjas, au début de ce mois de janvier 2010 à Kibouendé dans la sous
– préfecture de Kinkala, dans le département du Pool.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Loubassou Matondo, 45 ans et père de 10 enfants était originaire de
la localité voisine de Madzia. Il vivait depuis 2001 à Kibouendé où il gérait
les biens familiaux jusqu’à la nuit du 1er au 2 janvier 2010 lorsqu’il trouve
la mort. En effet, ses assassins ont d’abord enlevé et violé la belle mère de
la victime avant de l’obliger de frapper à la porte de M. Jacques Loubassou
Matondo. Son épouse ouvrant la porte découvre sa mère dans un état pénible
après son viol. Elle décide alors de l’emmener se réfugier loin de sa maison
conjugale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après avoir mis sa mère à l’abri, l’épouse de Jacques Loubassou Matondo
revient à la maison pour constater la disparition de son mari enlevé par ces
assaillants qui sont en réalité des miliciens Ninjas. Apeurée, par les cris et
les coups de feu, elle est restée terrée à domicile surtout qu’il pleuvait
toute la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est finalement le matin que le corps de Jacques Loubassou Matondo a été
découvert criblé de trois balles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le même jour de la découverte du corps, le 2 janvier 2010, une autre bande
de Ninjas du chef de gang « Ramses », non autrement identifié, organise
des représailles au domicile de l’oncle d’un des auteurs de crime crapuleux,
surnommé « Mwana Mama », identifié par la belle mère violée juste avant ce
meurtre et appartenant à la bande adverse ayant pour chef de gang « Capi
Djedra » rentré à Brazzaville dans les suites du Pasteur Ntumi. Bilan de
ces représailles : deux morts et l’oncle de « Mwana Mama »
grièvement blessé. Il est hospitalisé à Kinkala.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite à ces représailles, la localité a été sous le choc et les populations
avaient fui dans la forêt jusqu’au 6 janvier car les deux bandes de Ninjas se
livraient à un échange de tirs avec des armes de guerres. C’est ainsi que Ntumi
va envoyer ces éléments dans la localité pour calmer les Ninjas des deux bandes
et appeler les populations à regagner leurs domiciles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, ce fameux « Mwana Mama » dans sa cavale est
rattrapé à la gare de PK Mfilou au sud de Brazzaville et présenté à la police
ferroviaire. Il est conduit un jour après au poste de police de la gare
centrale où il a été libéré alors que la gendarmerie de Kinkala qui enquête sur
cette affaire demandait son déferrement. Il doit être rattrapé afin qu’il
réponde de ces actes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l’absence d’un député de la circonscription de Mindouli 1 à l’Assemblée
nationale :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi n° 021 du 24 novembre 2001, portant loi électorale en république du
Congo en son article 58 sur les incompatibilités interdit à un membre du
gouvernement de siéger à l’hémicycle. L’article 59 donne les dispositions à
prendre en cas d’incompatibilité et enfin l’article 60 permet dans tous les cas
le siège du suppléant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la situation de la circonscription de Mindouli 1, Mlle. Adélaïde
Moungani, député titulaire est membre du gouvernement au sein duquel, elle
assume les fonctions de ministre des petites, moyennes entreprises et de
l’artisanat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A sa place, siégeait monsieur Mpassi Mouba, son suppléant qui
malheureusement est décédé en décembre 2009, laissant vacant le siège de
Mindouli 1 à l’Assemblée nationale. Et Mlle. Adelaïde Moungani reste toujours
ministre au détriment des populations de ce district du Pool.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux cas de figure sont envisageables : Soit Mlle. Adelaïde Moungani
démissionne du gouvernement et regagne noblement son fauteuil d’élue de sa
contrée ; soit elle démissionne de son mandat de député, ce qui permettra
d’organiser une élection partielle dans cette localité. Dans ce dernier cas, sa
chambre peut également prononcer sa démission sur requête du bureau de
l’Assemblée nationale.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Sommet des chefs d’Etat de la CEMAC : allégations de détournement de fonds, violations des droits des travailleurs de la BDEAC doivent guider l’esprit des travaux.</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2010/01/15/Sommet-des-chefs-d%E2%80%99Etat-de-la-CEMAC-%3A-all%C3%A9gations-de-d%C3%A9tournement-de-fonds%2C-violations-des-droits-des-travailleurs-de-la-BDEAC-doivent-guider-l%E2%80%99esprit-des-travaux.</link>
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    <pubDate>Fri, 15 Jan 2010 12:35:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>BDEAC</category><category>CEMAC</category><category>Droit des travailleurs</category><category>Immunité diplomatique</category><category>OCDH</category>    
    <description>&lt;p&gt;Brazzaville, le 15 janvier 2010. Au moment où les chefs d’Etat de la
Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale à partir de ce 15 janvier
2010, à Bangui en République Centrafricaine, l’Observatoire congolais des
droits de l’Homme (OCDH) se félicite de l’ouverture, courant septembre 2009,
d’une enquête judiciaire par les autorités congolaises en vue de connaître des
allégations de détournement de 11 milliards de francs CFA par monsieur Anicet
Georges Dologuele, président de la Banque de développement des Etats d’Afrique
centrale (BDEAC).&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Par ailleurs, l’OCDH est préoccupé par le harcèlement et la persécution de
plusieurs cadres de la BDEAC qui ont mis à nu cette malversation. Des cas de
menaces, de harcèlement judiciaire, de licenciement abusifs ou déguisés et
autres démissions forcées sont, en effet, reprochés au président de la BDEAC.
Ces victimes qui se sont constitués en un collectif, affirment que monsieur
Dologuele a mis en place une stratégie visant à museler tous les cadres
susceptibles de fournir des informations sur cette affaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas le plus typique a été l’arrestation, l’incarcération et le
licenciement abusif de l’ancien Directeur du département des financements des
projets, monsieur Paul Gilles Nanda courant septembre 2009. Ce licenciement lui
avait été notifié par monsieur Dologuele alors qu’il était détenu à la Maison
d’arrêt centrale de Brazzaville au mépris de son immunité diplomatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est à noter que, monsieur Dologuele a effectué un placement dans les
fonds Primeo à la Bank Austria AG, en violation des statuts de la BDEAC. Cette
somme s’est volatilisée. Les fonds Primeo sont des « Hedge funds »
autrement dit des fonds non traditionnels hautement spéculatifs et qui prennent
de gros risques. Ces risques sont clairement définis dans le document
contractuel relatif à ce placement, qui avait été signé par le président Anicet
Georges Dologuele.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard de ce qui précède, l’OCDH recommande aux chefs d’Etat des pays
membres de la CEMAC :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- de démettre monsieur Anicet Georges Dologuele de ses fonctions de
président de la BDEAC pour qu’il se mette à la disposition de la justice et
surtout, pour perte de crédit et d’autorité morale, au moment où la banque est
pratiquement en cessation de paiement ; - d’examiner les plaintes
relatives aux violations des droits des travailleurs de la BDEAC afin de
pourvoir à la réparation des préjudices qu’ils ont subis, et ce, conformément
aux statuts de la banque et aux normes nationales et internationales relatives
au droit du travail ; - de réviser les statuts et changer le mode de
fonctionnement de la Banque en prenant des dispositions qui renforcent ses
mécanismes internes de suivi et de contrôle en vue d’en garantir la bonne
gouvernance ; - de respecter en toutes circonstances les statuts de la
Banque, ainsi que les normes nationales et internationales relatives aux droits
de l’Homme.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Abus de pouvoir et tentative d’instrumentalisation de la justice : Anicet Georges Dologuele, président de la BDEAC envoie Gilles Nanda en prison, au mépris de son immunité diplomatique.</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2009/09/30/Abus-de-pouvoir-et-tentative-d%E2%80%99instrumentalisation-de-la-justice-%3A-Anicet-Georges-Dologuele%2C-pr%C3%A9sident-de-la-BDEAC-envoie-Gilles-Nanda-en-prison%2C-au-m%C3%A9pris-de-son-immunit%C3%A9-diplomatique.</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4a3ed340ebc251780e2a15abd9c76104</guid>
    <pubDate>Wed, 30 Sep 2009 17:50:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Congo Brazzaville</category><category>OCDH</category>    
    <description>&lt;p&gt;Brazzaville, le 30 septembre 2009 : L’Observatoire congolais des droits
de l’Homme (OCDH) exprime sa vive indignation suite à l’arrestation et la
détention arbitraire, du 18 au 24 septembre 2009, de M. Gilles Nanda, délégué
du personnel et président de la Commission mixte de la BDEAC , à l’instigation
du président de la banque, M. Anicet Georges Dologuele par le biais de
mademoiselle Bertille Bienvenue Yoka, son assistante dont le recrutement est
contesté par certains agents de la banque.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Libéré d’office, le 24 septembre 2009 à l’issue de l’audience de la 3e
Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Brazzaville, M. Nanda
s’est vu notifier son licenciement en violation des procédures établies à
travers une lettre signée de M. Dologuele, alors qu’il était en détention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Victime d’un harcèlement judiciaire malgré son statut de diplomate, Gilles
Nanda est l’objet d’un règlement de comptes de la part du président de la
banque, en réaction au mécontentement des agents et cadres de la BDEAC qui
depuis plus d’un an, dénoncent la mauvaise gestion et le détournement des fonds
de cette institution bancaire par son président.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, en sa qualité de délégué du personnel, M. Gilles Nanda avait écrit
un document interne à la banque intitulée « Mémoire en défense ». Ce
document avait été remis à monsieur Dologuele pour transmission aux ministres
des Finances et aux chefs d’Etat des pays de la CEMAC , membres de l’Assemblé
générale des actionnaires de la BDEAC. Ce mémoire a été confisqué par le
président de la banque et son assistante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, il a reproché à M. Anicet Georges Dologuele de procéder à des
recrutements en violation des mécanismes de la BDEAC. A titre d’exemple, son
assistante, Bienvenue Bertille Yoka aurait bénéficié de ces largesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Profitant de cette allégation, M. Dologuele s’est servi de mademoiselle
Bertille Bienvenue Yoka pour assigner M. Gilles Nanda en justice pour
&amp;quot;dénonciations calomnieuses et diffamation&amp;quot;. Apostrophé le 18 septembre 2009
par des gendarmes, M. Nanda a été conduit devant M. Noël Mafouta, substitut du
procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Brazzaville,
qui l’a mis en dépôt à la prison de Brazzaville, au mépris de son immunité
diplomatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’OCDH se félicite de la décision de la 3ème Chambre correctionnelle du
Tribunal de grande instance de Brazzaville qui redore le blason de la justice
terni par les agissements du substitut du procureur de la République monsieur
Noël Mafouta, qui n’a pas respecté les normes diplomatiques ; et
recommande :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux chefs d’Etat des pays membres de la CEMAC :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- De prendre les mesures qui s’imposent pour rétablir M. Nanda dans ses
droits à travers la réparation du préjudice qu’il a subi ; - D’ouvrir une
enquête indépendante sur les allégations de détournements et de démettre
monsieur Anicet Georges Dologuele de ses fonctions de président de la BDEAC
pour perte de crédit et d’autorité morale, comme cela a été le cas dans
l’affaire Wolfowitz, ancien président de la Banque mondiale pour une affaire de
corruption. Au Conseil supérieur de la magistrature du Congo : - De
prendre des sanctions disciplinaires à l’encontre de monsieur Noël Mafouta,
substitut du procureur de la République près le Tribunal de grande instance de
Brazzaville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Gouvernement congolais :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- De veiller au respect des conventions internationales et des accords de
siège régissant le statut du personnel diplomatique ; - De respecter en
toutes circonstances les engagements pris par le Congo en matière de droits de
l’Homme, notamment en ce qui concerne l’arrestation et la détention. __&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BDEAC: Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale, créée en
1975 et regroupant les pays membres de la CEMAC. Elle a son siège à
Brazzaville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CEMAC: Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale regroupant
les six pays ayant en partage le franc CFA (XAF) : Congo, RCA, Tchad,
Gabon, Cameroun et Guinée équatoriale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En rappel, il est reproché à M. Anicet Georges Dologuélé un détournement de
11 milliards de francs CFA. C’est le quotidien autrichien Oberösterreichische
Nachrichten qui avait révélé en août 2009 que la BDEAC avait perdu 16 millions
d’euros dans l’affaire Madoff. Ces fonds avaient été placés auprès de l’agence
parisienne de la Bank Ausria, filiale du groupe italien Unicredit et
actionnaire de la Banque Medici. Selon le journal, la BDEAC aurait investi les
avoirs sans prévenir son client par l’intermédiaire de la Banque Medici.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>CONGO : Cartographier les ressources pour assurer la survie</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2009/09/24/CONGO-%3A-Cartographier-les-ressources-pour-assurer-la-survie</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:fb0a5b5e5e4fdcabdeeac4d9543f1829</guid>
    <pubDate>Thu, 24 Sep 2009 13:01:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Peuples Autochtones</category>
        <category>Bassin du Congo</category><category>Changement climatique</category><category>Congo</category><category>Environnement</category><category>IRIN</category><category>OCDH</category><category>Peuples autochtones</category><category>RFUK</category>    
    <description>&lt;p&gt;BRAZZAVILLE, 24 septembre 2009 : Dans le nord du Congo, dans la région
des Plateaux, des villageois ont commencé à cartographier les ressources
forestières, une initiative qui devrait les aider, selon des responsables, à
protéger leurs intérêts.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;« Nous avons commencé à faire des cartes sur lesquelles sont
représentées là &lt;a href=&quot;http://blog.ocdh.org/post/2009/09/24/o%C3%B9&quot; title=&quot;où&quot;&gt;où&lt;/a&gt; nous cultivons, faisons la
chasse, la pêche, la cueillette, bref tout ce qui nous permet de vivre
quotidiennement», a dit Denis Bongo, secrétaire général du village d’Assengue,
dans le district d’Ollombo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Avec l’exploitation qui arrive, nous avons là un outil de discussion
pour préserver ce que nous avons de plus précieux pour nous, nos enfants ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’initiative a démarré durant le premier semestre de cette année dans les
villages d’Assengue, Ibangui, Epounou et Inga, dans le district d’Ollombo, avec
pour objectif la protection de leurs moyens de subsistance face à la
déforestation galopante et aux activités forestières.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mis en place par l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) avec
la Rainforest Foundation britannique (RFUK), le projet veut promouvoir les
droits des communautés de la forêt à avoir accès, à contrôler et utiliser les
forêts en accord avec les lois congolaises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet a également été implanté dans deux autres pays du Bassin du Congo,
le Gabon et la République centrafricaine. Le financement est venu du
Département britannique pour le développement international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Son objectif, c’est que les agents des pouvoirs publics et les
organisations de la société civile dans chacun des trois pays aient la capacité
et les ressources de cartographier avec précision l’occupation et l’usage des
forêts et de se servir des données ainsi obtenues pour éclairer les décisions
relatives aux forêts et aux communautés forestières », a dit Georges Thierry
Handja, coordonnateur du projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cartes montrent des zones où les habitants pratiquent la culture
vivrière, la pêche, la cueillette des baies et d’autres ressources
alimentaires, et les zones où ils chassent. Elles seront utilisées en tant
qu’outil lors des négociations avec les compagnies forestières et les
autorités.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Ce qui fait un plus : les populations adhèrent au projet et font
elles-mêmes les cartes et saisissent son intérêt », a dit Joseph Moumbouilou,
chef des études et des projets au ministère de l’Economie forestière.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Dans les processus d’aménagement des unités forestières
d’exploitations, nous tiendrons désormais compte de ces données, qui permettent
la prise en compte des intérêts des communautés locales et autochtones ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2008, un projet identique dans la République démocratique du Congo
voisine a formé des « Maîtres cartographes » afin d’aider plus de 500
villageois à utiliser la technologie du GPS pour cartographier leurs forêts.
Participation du village&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« On nous parle de l’exploitation forestière, qu’allons-nous gagner
exactement ? », a demandé Parfait Ngianga, un villageois. « Mais nous
savons ce que nous gagnerons toujours si nos forêts sont préservées ; déjà
que ces forêts ne sont pas très giboyeuses et des rivières pas &lt;a href=&quot;http://blog.ocdh.org/post/2009/09/24/aussi&quot; title=&quot;aussi&quot;&gt;aussi&lt;/a&gt; poissonneuses &lt;a href=&quot;http://blog.ocdh.org/post/2009/09/24/que&quot; title=&quot;que&quot;&gt;que&lt;/a&gt; par le
passé ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme de nombreux autres villageois dans le district d’Ollombo, les
habitants d’Assengue trouvent la plus grande partie de leur nourriture dans la
forêt, y compris le manioc, la viande et le poisson. Les feuilles de manioc
sont également importantes, car elles sont vendues sur les marchés à Ollombo et
à Brazaville, la capitale du pays, fournissant un revenu qui est essentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Il y a une ruée vers les arbres », a dit René Ngongo, membre d’une
organisation non-gouvernementale locale, l’Organisation Concertée des
Ecologistes et Amis de la Nature, qui a travaillé avec le RFUK.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Ce qui est en jeu est énorme », a-t-il ajouté. « Les deux tiers
des habitants du Congo dépendent de la forêt pour leur fournir la nourriture,
les remèdes médicinaux et les matériaux de construction. C’est critique pour la
survie des gens et des animaux ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon des données officielles, les forêts du Congo couvrent 22,5 millions
d’hectares, soit 65 pour cent du territoire national. Dans les années 1970,
l’exploitation forestière représentait la principale ressource économique du
pays, avant d’être dépassée par le pétrole.&lt;/p&gt;</description>
    
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          <enclosure url="http://blog.ocdh.org/public/Exploitation_forestiere.docx"
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      </item>
    
  <item>
    <title>Election présidentielle du 12 juillet 2009 :Très faible taux de participation et vote peu crédible</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2009/07/13/Election-presidentielle-du-12-juillet-2009-%3ATres-faible-taux-de-participation-et-vote-peu-credible</link>
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    <pubDate>Mon, 13 Jul 2009 15:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Congo Brazzaville</category><category>Election présidentielle</category><category>OCDH</category>    
    <description>&lt;p&gt;En conséquence, l’Observatoire congolais des droits de l’Homme dénonce le
harcèlement des journalistes étrangers venus à Brazzaville couvrir cette
élection et la confiscation du processus par le gouvernement qui une fois de
plus vient de confirmer à l’opinion publique nationale et internationale son
manque de volonté d’instaurer une véritable démocratie dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette élection présidentielle, vu le très faible taux de participation, les
fraudes et irrégularités constatées, n’a été ni juste, ni transparente et
équitable ; et n’a pas exprimé la volonté du peuple congolais.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Les Congolais viennent, au terme d’un processus électoral qui a commencé aux
législatives de 2007, s’est poursuivi aux locales et municipales de 2008, de se
prononcer sur l’élection du président de la république, ce 12 juillet 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cette dernière élection, l’Observatoire congolais des droits de l’Homme
(OCDH), grâce à l’appui financier de la Fondation nationale pour la démocratie
(FND), a organisé une mission d’observation électorale. Cette mission a été
accréditée par le Comité de suivi pour la convention pour la paix et la
reconstruction du Congo par Décision N°001/ONEL/CN/ST du 4 juillet 2009 portant
nomination des observateurs nationaux de l’élection présidentielle, scrutin du
12 juillet 2009. Elle a permis, sous, la supervision d’une coordination
nationale à Brazzaville, le déploiement de 47 observateurs dont 10 répartis
dans différents départements (Impfondo, Ouesso, Owando, Gamboma, Nkayi, Dolisie
et Pointe – Noire) et les autres à Brazzaville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La coordination, qui a circulé dans les 7 arrondissements où étaient
déployés les observateurs, a effectué de manière ponctuelle des vacations
téléphoniques le matin à 8h00, dans la mi-journée à 12h00 et en fin d’après
midi à partir de 17h30, avant de suivre le dépouillement un peu plus tard dans
la soirée. Outre cette ronde et ce relais téléphonique, les observateurs
déployés faisaient la navette des centres de vote du ressort de leur
circonscription. Ils ont pu, par ailleurs, réagir directement aux constats de
divers cas d’irrégularités.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les observateurs déployés ont rencontré et discuté informellement avec
d’autres observateurs, notamment ceux de la Conférence Internationale sur la
Région des Grands Lacs, de l’Activisme pour la supervision des élections en
Afrique centrale (ASEAC). Il y a eu aussi des observateurs de la Communauté
économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), de l’Organisation
internationale de la Francophonie (OIF).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au terme de cette mission d’observation électorale, et en attendant le
rapport général, l’OCDH a fait les constats suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Sur l’effectivité du vote sur toute l’étendue du territoire nationale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vote a été effectif sur toute l’étendue du territoire national en dehors
de quelques localités dans le département du Pool où le vote n’a pu se dérouler
suite à des incidents. Les localités suivantes n’ont pas connu de
vote :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Dans le district de Vindza : Malela Bombé et Mountonta ; • Dans
le district de Kindamba : Loukouo ; • Dans le district de Kinkala
(chef lieu du Pool) : Kibossi, Madzia et Kibouendé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le District de Mindouli, le 10 juillet 2009, des agents électoraux ont
été chassés par des individus non autrement identifiés et des listes
électorales ont été déchirées. On ignore pour l’instant si le vote a pu avoir
lieu dans les localités suivantes : Loulombo, Kingoyi et Kinkembo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Sur le taux de participation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les électeurs ne se sont pas déplacés en grand nombre pour accomplir leur
devoir civique. Le taux de participation a été très faible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’une manière générale, les forces de sécurité ont assuré la sécurité sur
l’ensemble du territoire national. Ceci a permis le déroulement paisible du
scrutin et les électeurs ont pu voter dans la quiétude. Il est néanmoins
nécessaire de souligner, qu’à la veille du scrutin, les autorités policières et
militaires sont sorties de leur réserve, neutralité et impartialité, pour
attirer vigoureusement l’attention de « potentiels fauteurs de
troubles » contribuant ainsi à la psychose au sein de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, les incidents survenus dans certaines localités du Pool posent à
nouveau la question de la sécurité et de la paix pendant la période électorale
dans ce département, base de la milice privée de monsieur Frédéric Bitsangou,
alias Pasteur Ntumi. Ces incidents ont pu être gérés par l’armée qui a
intervenu avec en plus deux hélicoptères militaires, partis de Brazzaville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces incidents font suite à l’interdiction d’aller voter faite par le Pasteur
Ntumi aux populations du Pool. Des altercations entre les Ninjas et les
militaires n’ont pas permis aux populations d’aller voter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Sur le déroulement du scrutin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Bureaux de vote : la composition et l’installation des bureaux n’ont
pas été toujours conformes à la loi. En effet, tous les membres n’étaient pas
au complet, certains très inexpérimentés. Il y a eu des bureaux installés dans
des bâtiments à étage rendant inaccessible le vote des personnes âgées ou dans
les maisons des particuliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des bureaux de vote ont été jumelés souvent pour insuffisance du matériel,
sinon pour insuffisance des membres. D’autres ont été créés et d’autres encore
supprimés ( ?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Sécurité des lieux de vote : les agents de direction de la
Surveillance du territoire étaient déployés dans les centres de vote notamment
dans les grandes villes, cependant, certains se sont substitués aux membres des
bureaux de vote et d’autres ont purement et simplement brûlé les bulletins
utilisés avant leur transfert à la CONEL. On a pu noter, à Brazzaville, que
certains agents de la DGST étaient à la recherche des « caméléons »
parmi les membres des bureaux. C’est – à – dire des ceux qui n’étaient pas
acquis à la « cause ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Matériel électoral : faute de matériel lampant adéquat, le
dépouillement s’est déroulé dans plusieurs centres de vote dans une
quasi-obscurité. On a noté la rupture des enveloppes, isoloirs non conformes ça
et là, encre pas indélébile dans certains bureaux pas d’encre du tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Démarrage des opérations de vote : D’une manière générale, les
opérations de vote ont commencé avec retard, au-delà de 8h00 pour cause
d’impréparation et du matériel insuffisant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Liberté des électeurs et de vote : en général, la liberté de vote a
été observée (si l’on considère le faible taux de participation). Pourtant, on
a pu noter à grande échelle des votes orientés des personnes âgées, des votes
moyennant argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Documents de vote : en dépit des instructions contenues dans l’Arrêté
ministériel fixant les documents de vote, on a pu observer des votes multiples
et irréguliers sur des listes additives, sans une seule pièce d’identité et
surtout des personnes non inscrites sur une seule liste électorale. Des
personnes ont voté avec le récépissé de demande de la carte d’identité surtout
à Brazzaville où l’opération de délivrance de cette pièce d’identité n’a pas
connu un succès. Dans certaines villes, on a noté le vote des mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Observateurs des candidats : la moyenne des représentants des
candidats présents est de trois (3), soit ceux des candidats suivants Denis
Sassou Nguesso, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou et Nicéphore Fylla de Saint
Eudes. Cependant, on peut relever que les délégués des deux derniers candidats
n’étaient pas tous, en réalité des personnes choisies par leurs candidats
respectifs tant leur méconnaissance du candidat était patente. Les vrais
représentants des candidats ont été refoulés sous le prétexte que leurs notes
de nomination n’ont pas été contresignées par les maires d’arrondissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Dépouillement : il s’est déroulé sans incident sauf le manque
d’électricité dans plusieurs centres de vote, ce qui a rendu l’opération peu
fiable. Les lampes tempête n’ayant pas de pétrole et les lampes torches sans
piles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs cas de bourrage des urnes pour la plupart des centres non scellées
et de gonflement du nombre de votants ont pu être constatés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conséquence, l’Observatoire congolais des droits de l’Homme dénonce le
harcèlement des journalistes étrangers venus à Brazzaville couvrir cette
élection et la confiscation du processus par le gouvernement qui une fois de
plus vient de confirmer à l’opinion publique nationale et internationale son
manque de volonté d’instaurer une véritable démocratie dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette élection présidentielle, vu le très faible taux de participation, les
fraudes et irrégularités constatées, n’a été ni juste, ni transparente et
équitable ; et n’a pas exprimé la volonté du peuple congolais.&lt;/p&gt;</description>
    
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      length="14085" type="text/plain" />
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>NOTE  DE  POSITION : Processus électoral : statu quo, confiscation du processus par le gouvernement</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2009/07/11/NOTE-DE-POSITION-%3A-Processus-electoral-%3A-statu-quo-confiscation-du-processus-par-le-gouvernement</link>
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    <pubDate>Sat, 11 Jul 2009 10:06:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Congo Brazzaville</category><category>Election présidentielle</category><category>OCDH</category>    
    <description>&lt;p&gt;Dans son rôle de promotion, de protection et de défense des droits de
l’Homme, de la démocratie et de l’Etat de droit, l’Observatoire congolais des
droits de l’Homme (Ocdh) publie cette note pour prendre position et dénoncer la
confiscation du processus électoral par le gouvernement qui s’impose juge et
partie de ce scrutin présidentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette note de position, l’Ocdh donne un aperçu général du Congo et
présente le contexte de cette élection présidentielle. Il est également fait
mention des faits saillants de ce processus électoral depuis les élections
législatives de 2007. Cette note se termine par des recommandations.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;1. Aperçu sur la situation sociopolitique du Congo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pays producteur de pétrole au cœur de l’Afrique centrale, la république du
Congo a connu un boom en 2007 et 2008 grâce aux prix de l’or noir dépassant les
prévisions budgétaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette embellie ne s’est pas accompagnée de l’amélioration des
conditions de vie des populations dont plus de la moitié vit en dessous du
seuil de pauvreté. Ces mêmes populations, à la fin du septennat de Denis Sassou
Nguesso, peinent à accéder aux droits les plus élémentaires : eau,
électricité, soins de santé primaires, emploi durable, etc. Le Congo importe
quasiment tout ce que consomment ses habitants et n’envoie que 50% de ses
enfants à l’école.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cette précarité, s’ajoute la mauvaise gouvernance politique et économique.
Corruption et impunité sont devenues des fléaux nationaux. Les auteurs de
détournements de deniers publics ne sont pas poursuivis en justice. La justice
elle – même, est l’une des administrations publiques les plus corrompues.
L’indice de perception de la corruption élaboré par Transparency International,
confirme pour l’année 2008 les mauvaises performances du Congo qui occupe la
151ème place sur 180 pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2007, la Cour des comptes et de discipline budgétaire n’a toujours
pas validé les comptes des budgets de l’Etat qui s’appuie toujours sur une
économie de rente extravertie et faiblement diversifiée, basée sur
l’exploitation du pétrole et du bois, qui représente 65% du PIB et 98% des
exportations .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan institutionnel, prévue par la constitution de 2002 et taillée
sur mesure, la Commission nationale des droits de l’Homme ne fonctionne
toujours pas. Par ailleurs, le Conseil supérieur de la magistrature a attendu
six ans pour organiser sa première session.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La république du Congo vit au rythme des élections depuis 3 ans : les
législatives en 2007, locales et municipales en 2008. Enfin, ce processus
électoral s’achève cette année avec le scrutin présidentiel. Si l’organisation
de ces précédentes élections a été qualifiée de chaotique par l’ensemble des
acteurs de la société civile ayant observé le scrutin, l’OCDH a dénoncé le
déficit de culture démocratique avant de conclure à la confiscation de ce
processus électoral aux conséquences néfastes pour la démocratie congolaise et
les libertés fondamentales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Congo est à la croisée des chemins : soit organiser un scrutin
libre, transparent et équitable ; soit se contenter du statu quo. Le
gouvernement est mis au défi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Des partis et acteurs politiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est difficile de donner le nombre exact de partis politiques que compte
le Congo actuellement. Alors que la majorité au pouvoir se regroupe autour du
Rassemblement de la majorité présidentielle (RMP), l’opposition s’illustre par
la déconfiture, la trahison, l’hésitation, etc., et va à cette élection en
rangs dispersés facilitant la tâche du gouvernement qui a régulièrement
appliqué la politique de diviser pour mieux régner. L’objectif a été atteint
notamment au sein de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS),
parti majoritaire lors des élections générales de 1992.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte avec une opposition timorée, le gouvernement n’a pas jugé
utile de mettre en œuvre les principales recommandations formulées par les
observateurs électoraux tant nationaux qu’internationaux après le chaos
électoral de 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les engagements du gouvernement non tenus jusqu’à ce jour, sont perçus comme
une volonté claire de frauder pour maintenir Denis Sassou Nguesso au
pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Du refus de la participation de l’opposition au dialogue L’opposition a
continuellement exigé la tenue d’un dialogue citoyen pour aplanir les
divergences afin d’organiser de manière consensuelle un processus apaisé.
Aussi, le gouvernement a-t-il été contraint d’organiser du 14 au 17 avril 2009,
une « concertation citoyenne », taillée sur mesure. La partie la plus
crédible de l’opposition, a refusé de participer, à juste titre, à cette pseudo
rencontre dont elle n’avait aucun levier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, cette concertation politique était sensée regrouper tous les
acteurs du jeu démocratique : partis politiques de la mouvance
présidentielle, opposition et société civile congolaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle avait pour but, de créer les conditions d’apaisement du climat
politique, en vue d’une élection présidentielle organisée de façon
démocratique. Après plusieurs séances de travail du comité d’organisation du
dialogue composé des membres du gouvernement et des partis politiques de toute
tendances confondues, un ordre du jour a été retenu de façon consensuelle et se
présentait comme suit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. L’instauration des principes de parité et d’égalité dans la composition
de tous les organes de la Commission nationale des élections (CONEL) de la base
au sommet (des bureaux de vote aux commissions locales, départementales, au
comité de suivi et de contrôle, au comité technique et à la
coordination) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. L’égal accès de toutes les sensibilités politiques aux media de
l’Etat ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. La libre circulation des acteurs politiques sur tout le territoire
national et le libre exercice des activités des partis politiques ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. La neutralité de la force publique ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. La nécessité d’impliquer toutes les forces vives dans le processus
électoral pour la vérification des listes électorales et la distribution des
cartes d’électeurs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. La prise en charge par l’Etat des délégués de l’administration, de la
majorité, de l’opposition, des partis du centre, et les représentants de la
société civile, dans toutes les structures de la CONEL, notamment dans les
bureaux de vote sur l’ensemble du territoire national ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. Le financement des partis politique par l’Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement, à la veille de l’ouverture des travaux de la concertation, des
partis de l’opposition ont constaté la disparition des documents officiels
retenus par le comité d’organisation. Il s’agissait notamment de l’ordre du
jour et du règlement intérieur. Ainsi s’était engagé le débat sur la
personnalité qui devait représenter l’opposition au poste du vice président du
présidium du fameux dialogue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, les discussions, avant la tenue de cette concertation ont
achoppé particulièrement sur le refus du gouvernement de voir madame Aimée
Mambou Gnali, de l’opposition, au poste de vice président du présidium de cette
rencontre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, le manque de consensus entre les partis de la mouvance
présidentielle et les partis de l’opposition a obligé ces derniers à se retirer
et à boycotter les travaux de la concertation. L’espoir de voir la question de
la refonte du fichier électoral et la mise en place d’une instance indépendante
chargée d’effectuer toutes les opérations électorales a volé en éclats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Du corps électoral&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la veille de ce scrutin majeur, force est de constater que la principale
pierre d’achoppement qui va à coup sur discréditer cette élection, est
incontestablement le fichier électoral volontairement gonflé. En effet, la
population congolaise était estimée en 2000 à 2.854.600 habitants avec un taux
moyen annuel de croissance démographique est de 2,8%. En plus, la structure
démographique de cette population est très jeune (environ 45% de la population
a moins de 15 ans ). Conformément à ces données, la population est estimée
aujourd’hui à un peu plus de 3.500.000 habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce nombre, si on enlève les 45% de jeunes de moins de 15 ans, il reste
1.925.000 habitants. On peut aussi extraire de ce nombre des personnes qui ont
moins de 18 ans et les non inscrits sur les listes électorales. Nous devrions
ainsi arriver à un corps électoral autour de 1.600.000 habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le corps électoral du gouvernement qui atteint 2.220.000 électeurs est
grotesque et disqualifie la Direction générale des affaires électorale (DGAE)
dans l’organisation des opérations électorales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est pourquoi, pour garantir cette crédibilité tant recherchée, la refonte
du fichier électoral est un impératif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. De la CONEL Il est clair que la CONEL, sans autonomie et indépendance
réelle, se retrouve comme un simple surveillant électoral sans réel pouvoir
d’action. Toutes les opérations électorales sont réalisées par la Direction
générale des affaires électorales (DGAE).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation est
juge et partie et ne garantie pas la transparence et la crédibilité du scrutin.
L’administration publique n’est pas neutre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La configuration des instances des CONEL départementales indiquée dans
l’arrêté du ministre de l’Administration du territoire est la
suivante :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1- Président : Maire ou Sous – Préfet ; 2- 1er Vice –
Président : Représentant de la Majorité présidentielle ; 3- 2ème Vice
– Président : Représentant de l’opposition ; 4- 3ème Vice –
Président : Représentant de la société civile ; 5- Secrétaire
rapporteur ; 6- Trésorier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est évidant que l’administration publique, qui a battu campagne pour le
candidat Denis Sassou Nguesso, est juge et partie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. Des libertés et autres droits&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Dans la nuit du 28 au 29 janvier 2009, le siège de campagne électorale de
l’Alliance pour la république et la démocratie (ARD) a été l’objet d’une
tentative d’incendie criminelle, perpétrée par des individus non encore
identifiés. Bien qu’il ait pu être maîtrisé à temps, aucune enquête n’a été
ouverte par le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Malgré l’autorisation légalement obtenue du préfet de Pointe-Noire, les
partis politiques de d’opposition, réunis autour de l’Alliance pour la
république et la démocratie, de l’Alliance pour la nouvelle république (ANR),
et du Parti pour l’alternance démocratique (PAD) ont été empêchés de tenir leur
meeting le 25 avril 2009, au stade Papa Louboko à Tié-Tié dans le 3ème
arrondissement de Pointe - Noire. Le meeting avait pour objet d’expliquer à la
population de Pointe noire, les raisons du boycott de la concertation politique
du mois d’avril. Le commissaire central de police de la ville de Pointe-Noire,
avait occupé le stade au moment où le meeting devait se tenir, au motif qu’un
député de la majorité présidentielle, Gaëtan Nkodia, allait organiser un match
de football. Pour éviter une confrontation qui aurait pu tourner au carnage,
les responsables de l’opposition avaient demandé aux milliers de sympathisants
de se disperser. Les responsables de l’ARD, se sont plaints de ce que leurs
cadres et militants ont été victimes d’intimidation à Pointe-Noire, Dolisie,
Owando et au Palais du parlement le jour de l’intronisation de leur leader.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• La chaîne de Télévision Canal Bénédiction Plus (CB+) a été censurée par la
Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). Cette interdiction
d’émettre illégale a été confirmée, contre toute attente, par Jacques
Banangadzala, président du Conseil supérieur de la liberté de communication.
Courant février 2009, M. Edith Ebourefe, directeur de la chaîne de télévision
CB+, était interpellé par le colonel Anga de la Direction départementale de la
surveillance du territoire (DDST) et entendu sur procès verbal, de 10h à 17h
dans les locaux de la Direction de la sûreté intérieure. Il lui a été reproché
la diffusion des images de la Conférence nationale souveraine tenue à
Brazzaville en 1991. Ce dernier a été par ailleurs accusé d’être proche des
partis politiques de l’opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Courant janvier 2009, Adrien Wayi a été relevé de ses fonctions de
directeur des informations de la radio nationale pour avoir permis la diffusion
du meeting d’acte de candidature de Mathias Dzon, opposant politique, à
l’élection présidentielle. Il a d’ailleurs été interdit, par la DDST, de sortir
du territoire national quelques jours après, alors qu’ il voulait se rendre à
Kinshasa pour s’approvisionner en matériel pour son journal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;•Une mission de la Fédération internationale des ligues des droits de
l’Homme (FIDH) a été refusée par les services d’immigration au motif que le
contexte ne le permettait pas. En effet, la Direction départementale de la
surveillance du territoire a refusé de donner l’agrément pour le visa d’un
chargé de mission de la FIDH, proposant que la mission vienne après le scrutin
présidentiel. Cette mission devait arriver le 21 juin 2009 à Brazzaville pour
faire le suivi de la situation des droits de l’Homme dans le pays. L’OCDH
attend toujours la notification officielle de ce refus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;•De même, le 27 juin 2009, Floribert Chebeya, président de la Voix des sans
voix pour les droits de l’Homme (VSV), une organisation de défense des droits
de l’Homme, basée à Kinshasa en république démocratique du Congo a été refoulé
au Beach alors qu’il venait à Brazzaville pour le suivi de certains dossiers de
demandeurs d’asile. Raison évoquée INDESIRABILITE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces harcèlements, ces interrogatoires intempestifs par les services de
renseignements, ces actes d’intimidation, l’interdiction de meetings des partis
de l’opposition ainsi que ces refoulements sans fondement pendant cette période
précédant le scrutin sont autant de preuves d’une volonté manifeste de ne pas
voir l’instauration d’une vraie démocratie dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le processus est confisqué par le gouvernement qui sera tenu pour seul
responsable de tout ce qui adviendra si le pays connaît des conflits
post-électoraux. Car ce comportement a créé des frustrations au sein de la
population et de la classe politique de l’opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette élection, qui révèle dors et déjà son absence de transparence, de
crédibilité et d’équité, n’entrera pas dans les annales de la jeune démocratie
congolaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Recommandation :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autorités compétentes doivent impérativement interdire le vote aux
électeurs munis uniquement des documents suivants : acte de naissance,
carte scolaire, carte d’étudiant. Ces documents ne sont pas crédibles.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>L’Ocdh s’engage dans la campagne africaine de ratification des instruments juridiques sur les droits de la femme</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2009/05/11/LOcdh-sengage-dans-la-campagne-africaine-de-ratification-des-instruments-juridiques-sur-les-droits-de-la-femme</link>
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    <pubDate>Mon, 11 May 2009 19:12:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Congo Brazzaville</category><category>FIDH</category><category>OCDH</category>    
    <description>&lt;p&gt;Dans le cadre de la célébration le 8 mars, de la journée de la femme et du
mois de mars considéré désormais comme mois de la femme, la Fédération
internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) a lancé la campagne de
ratification des instruments juridiques internationaux et régionaux de
protection des droits des femmes. Au-delà, cette campagne invite les Etats
africains à assurer la mise en œuvre des instruments ratifiés.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;L’Ocdh n’est pas resté en marge de cette manifestation. Il s’est inscrit
dans le lancement de cette campagne avec l’envoi de 17 lettres aux autorités
politiques, administratives demandant non seulement la ratification des
instruments juridiques, mais aussi la mise en œuvre effective de ceux déjà
ratifiés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre temps fort de l’implication de l’Ocdh dans la campagne a été la
participation à l’émission « Dites-le au téléphone » de la Télé -
Congo, la télévision nationale. Cette émission animée par Christine Nathalie
Foundou a eu pour thème &amp;quot;Différentes violences faites à la femme et à la jeune
fille au Congo&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre les deux participantes de l’Ocdh, Cécile Rousselle et Deolinda N’tonta
Canales, l’émission a connu la participation de Colombe Boussa du Comité
national des femmes pour la paix (Cnfp).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après les présentations d’usage, l’animatrice de l’émission a orienté le
débat sur les différentes formes de violences faites à la femme et à la jeune
fille congolaise, notamment les violences conjugales, sexuelles et
physiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’autre aspect de l’émission a été justement la question de l’impunité des
auteurs, qui ne sont pas toujours des hommes et de l’appui des organisations de
défense des droits humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est à juste titre que les participantes à l’émission ont demandé la
ratification et la mise en œuvre des instruments juridiques relatifs à la
protection des droits de la femme existants et ceux déjà ratifiés pour un
respect effectif de ces droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mieux gérer et accepter cette situation, les invitées de l’émission ont
exhorté leurs consœurs à ne pas avoir honte et peur de parler de ces violences
si elles en sont victimes. Ainsi, elles peuvent aussi aider d’autres
victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’émission a été décorée de l’affiche de la campagne. D’autres supports ont
été mis à la disposition des associations féminines et du public pour la
vulgarisation de celle-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette campagne a été lancée avec la participation de : La Fédération
internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Femmes Africa
Solidarité (FAS), The African Centre for Democracy and Human Rights Studies
(ACDHRS), Women’s Aid Collective (WACOL), Women in Law and Development in
Africa (WILDAF) et Women and Lawin in Southern Africa (WLSA).&lt;/p&gt;</description>
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Visite du président français, Nicolas Sarkozy, au Congo Brazzaville : Les élections présidentielles doivent être libres et transparentes.</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2009/03/25/Visite-du-president-francais-Nicolas-Sarkozy-au-Congo-Brazzaville-%3A-Les-elections-presidentielles-doivent-etre-libres-et-transparentes</link>
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    <pubDate>Wed, 25 Mar 2009 17:29:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Congo Brazzaville</category><category>FIDH</category><category>LDH</category><category>OCDH</category>    
    <description>&lt;p&gt;Paris, Brazzaville, le 24 mars 2009 - La FIDH et ses organisations membres
au Congo Brazzaville et en France, l'Observatoire congolais des droits de
l'Homme (OCDH) et la Ligue française des droits de l'Homme (LDH) demandent au
président français Nicolas Sarkozy de profiter de sa visite au Congo
Brazzaville pour insister sur l'importance du travail des défenseurs des droits
de l'Homme, sur la nécessité de garantir leur protection et sur l'importance du
respect des principes démocratiques garantis par l'Acte constitutif de l'Union
africaine, dans la perspective de l'élection présidentielle prévue en juillet
2009.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Nos organisations rappellent que les dernières élections organisées dans ce
pays ont été entachées d'importantes irrégularités. Ainsi, le 29 juin 2008 ont
eu lieu les élections locales et municipales, initialement prévues le 20
janvier 2008, officiellement afin d’éviter les dysfonctionnements
organisationnels et techniques constatés lors du scrutin législatif de juin et
août 2007&lt;a href=&quot;http://blog.ocdh.org/post/2009/03/25/1&quot; title=&quot;1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;. Selon les ONG indépendantes congolaises,
le processus a pourtant connu des dysfonctionnements majeurs : listes
électorales incomplètes, défaillances dans l’affectation du matériel électoral
aux différents bureaux de vote d’arrondissements ; insuffisance, voire
inexistence des bulletins de certains candidats ; détention par certains
électeurs de plusieurs cartes ; erreurs sur les identités des électeurs,
inscriptions multiples, etc. Nos organisations dénoncent également les menaces
proférées par des représentants des autorités nationales à l'encontre des
défenseurs qui ont dénoncé ces irrégularités.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, nos organisations appellent le président français à insister auprès
de son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso, sur l'impérieuse nécessité de
l'organisation d'élections libres et transparentes pour ancrer le pays sur des
principes démocratiques et d'Etat de droit. Ceci passe par la mise en place
d'une commission électorale véritablement indépendante chargée de
l'organisation des élections; l'établissement d'un recensement administratif
spécial pour enrôler les électeurs; le respect de la liberté de la presse et de
l'égalité d'accès aux médias publics des opposants politiques ; le respect
du droit de manifestation ; le respect des droits des défenseurs des
droits humains. Tout ceci ne peut se faire que dans le cadre d’un dialogue
politique incluant l’ opposition et la société civile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La FIDH, l'OCDH et la LDH rappellent en outre, que la promotion des
principes et des institutions démocratiques, la participation populaire et la
bonne gouvernance font partie des objectifs de l'Union africaine inscrits à
l'article 3 de son Acte constitutif et sont garantis par l'article 13 de la
Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples et l'article 25 du Pacte
international relatif aux droits civils et politiques ratifiés par la
République du Congo. Nos organisations appellent également les autorités
congolaises à ratifier la Charte africaine sur la démocratie, les élections et
la gouvernance et à respecter la Déclaration sur la protection des défenseurs
des droits de l'Homme adoptée en 1998 par l'Assemblée générale des Nations
unies.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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