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  <title>OBSERVATOIRE CONGOLAIS  DES DROITS DE L'HOMME</title>
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  <description>Actualités et articles sur la situation dans le pays, thèmes d'intérêt, coordonnées de bureaux à Brazzaville et Pointe-Noire, des antennes régionales.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 21 Mar 2013 16:00:21 +0100</pubDate>
  <copyright></copyright>
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  <item>
    <title>Entrave aux fondamentaux de l’Etat de droit : les syndicalistes dans le collimateur de la police.</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2013/03/07/Entrave-aux-fondamentaux-de-l%E2%80%99Etat-de-droit-%3A-les-syndicalistes-dans-le-collimateur-de-la-police.</link>
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    <pubDate>Thu, 07 Mar 2013 15:43:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;L’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) est vivement inquiet
et préoccupé par les fortes menaces dont sont victimes les leaders de la
plateforme syndicale autonome des travailleurs de l’enseignement qui fait
observer une grève générale illimitée à travers toute l’étendue du territoire
nationale depuis le 25 février 2013.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Avant l’entrée en vigueur du mot d’ordre de grève, les leaders syndicaux
avaient été reçus, sans succès, par le ministre de tutelle pour examiner et
discuter des revendications du personnel enseignant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis lors, les leaders syndicaux sont victimes de menaces de toutes sortes
via des appels téléphoniques à répétition de la part des agents de la Direction
générale de la surveillance du territoire (DGST) et de la présidence de la
République dont le capitaine ATIPOT et monsieur OKOUYA, conseiller au travail
du chef de l’Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le mardi 05 mars 2013, alors que les syndicats étaient réunis
dans l’une des salles de l’Institut national de recherche et d’application
pédagogique (INRAP) dans le cadre de leur travail, ils ont été surpris par
l’irruption dans la salle de réunion du colonel ALAKOUA, porte parole de la
police nationale. Ce dernier leur a proféré des menaces et promis de traquer
chacun si le mouvement de grève n’était pas levé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à cette situation préoccupante, l’OCDH recommande au
Gouvernement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- De cesser d’organiser ces menaces et intimidations à l’encontre des
syndicalistes ; - De prendre les mesures concrètes afin de répondre aux
aspirations des enseignants ; - De prendre toutes les mesures nécessaires
pour garantir la sécurité physique et morale des leaders syndicaux ; - De
mettre un terme à l’immixtion de la police dans l’action syndicale ; - De
respecter scrupuleusement les normes internationales du travail mises en place
par l’Organisation internationale du travail (OIT).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Libération de Monsieur NDABAMENYA après huit années de séquestration à la Direction centrale des renseignements militaires et à la Direction générale de la surveillance du territoire...</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2012/09/06/Lib%C3%A9ration-de-Monsieur-NDABAMENYA-apr%C3%A8s-huit-ann%C3%A9es-de-s%C3%A9questration-%C3%A0-la-Direction-centrale-des-renseignements-militaires-et-%C3%A0-la-Direction-g%C3%A9n%C3%A9rale-de-la-surveillance-du-territoire...</link>
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    <pubDate>Thu, 06 Sep 2012 16:56:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Communiqué de presse</category>
            
    <description>&lt;p&gt;L’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) se félicite de la
libération, ce 03 septembre 2012, du major magistrat Germain Ndabamenya
Atikilome demandeur d’asile de nationalité congolaise (RDC) qui avait été
arrêté et séquestré successivement à la Direction centrale des renseignements
militaires (DCRM) et à la Direction générale de la surveillance du territoire
(DGST) durant huit (8) ans en raison de ses opinions politiques.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le major Germain Ndabamenya Atikilome, avait été arrêté, depuis le 29 mars
2004, en compagnie du major aumônier kimbanguiste Médard Mabwaka Egbonde et du
capitaine policier Bosch Ndala Umba et sequestré à la DCRM puis à la DGST le 29
novembre 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, ces trois citoyens congolais originaires de la République
Démocratique du Congo (RDC) exilés à Brazzaville, avaient été arrêtés sans
mandat et ont croupis pendant près d’une décennie dans les geôles de la DCRM
sans avoir, une seule fois, été entendus par un magistrat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autorités congolaises de Brazzaville les accusaient
« d’intelligence avec une puissance étrangère et d’atteinte à la sûreté
extérieure de l’Etat ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette détention s’est déroulé en dehors de tout cadre légal et en violation
des dispositions des articles 107, 108 et 119 du Code de procédure pénale, de
l’article 9 de la constitution du Congo et celles également de l’article 9 du
Pacte international relatif aux droits civils et politiques sur la liberté et
la sûreté de la personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’OCDH a été informé de la libération courant juin 2012, sans autre forme de
procès, du major aumônier kimbanguiste Médard Mabwaka Egbonde. Par contre, le
capitaine policier Bosch Ndala Umba continue à subir sa privation de liberté à
la DGST.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l’aumônier Kimbanguiste, le major Germain Ndabamenya Atikilome a été
libéré sans une notification formelle pouvant attester de sa détention dans ces
geôles. Par ailleurs, aucune information ne lui a été fournie par le
gouvernement sur son statut juridique, sa prise en charge et la réparation du
préjudice qu’il a subi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cet effet, l’OCDH recommande au Gouvernement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- la libération immédiate et sans condition du capitaine policier Bosch
Ndala Umba; - la reconnaissance du statut de réfugié politique au major
magistrat Germain Ndabamenya Atikilome à l’instar de ses codétenus ; -
l’ouverture d’une enquête sur les circonstances de leur séquestration afin
d’établir les responsabilités et procéder à la réparation du préjudice subi par
ces victimes; - la garantie et le respect en toutes circonstances des
engagements internationaux du Congo en matière des droits et libertés
fondamentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rappel des faits :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le major magistrat Germain Ndabamenya Atikilome est l’un des officiers
dénonciateurs, poussé à l’exil par l’ancien procureur général près la cour
d’ordre militaire, le colonel Charles Alamba Mungako. Il a donc été victime de
représailles pour avoir dénoncé et témoigné ses abus devant une Commission
d’enquête instituée par M. Mwenze Nkongolo, alors Garde des sceaux, ministre de
la justice, et Chargé des Affaires parlementaires sur ordre du chef de l’Etat,
le défunt Laurent Désiré Kabila par la lettre n° 0565/W102/CAB/MIN/J et GS du
11 avril 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces arrestations avaient fait suite à la prise de position de M. Ndabamenya
au cours d’une déclaration à la radio nationale à Brazzaville, relative aux
événements liés à une fusillade qui avait éclaté à Kinshasa quelques jours
auparavant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, courant 2007, un responsable de la police avait affirmé au cours
d’un entretien : « Actuellement, en ce qui les concerne, nous n’avons
pas trouvé des éléments fiables déterminant leur responsabilité en ce sens.
C’est pourquoi, nous ne trouvons pas d’inconvénient à les relâcher ».
Cependant, il avait ajouté : « leur libération ne peut être effective
que s’i nous nous rassurons de la situation sécuritaire de la RDC, leur pays
d’origine ».&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Observation des élections législatives de juillet 2012 ; Faible taux de participation, insuffisances logistiques et achat des consciences.</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2012/07/23/Observation-des-%C3%A9lections-l%C3%A9gislatives-de-juillet-2012-%3B-Faible-taux-de-participation%2C-insuffisances-logistiques-et-achat-des-consciences.</link>
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    <pubDate>Mon, 23 Jul 2012 16:47:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Communiqué conjoint</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Dimanche 15 juillet 2012, date du premier tour des élections législatives,
les congolais ont été appelés aux urnes pour élire les futurs locataires de
l’hémicycle du palais des Congrès pour un mandant de cinq ans.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Dans leur rôle de promotion, de protection et de défense des droits de
l’Homme, de la démocratie et de l'État de droit, l’Observatoire congolais des
droits de l’Homme (OCDH) et l’Organisation pour le Développement et les Droits
Humains au Congo (ODDHC) ont couvert l’observation du scrutin dans dix (10)
départements de la République du Congo. Il s’agit des départements du Niari, de
Pointe Noire, de la cuvette, de la Likouala, des Plateaux, du Pool, de la
Sangha, de la Bouenza et de Brazzaville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette observation a été réalisée dans le cadre de la mise en œuvre d’un
projet cofinancé par l’Union Européenne, le Programme des Nations Unies pour le
Développement, l’Ambassade de France au Congo et l’Ambassade des Etats-Unis
d’Amérique au Congo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Objectifs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A travers la mise en œuvre de ce projet, l’OCDH et l’ODDHC se fixent comme
objectif général, de contribuer à la gouvernance démocratique à travers
l’observation électorale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus spécifiquement, il s’agit de :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Observer de manière impartiale le déroulement du scrutin législatif ainsi
que les phases préélectorale et postélectorale ; • Dissuader les fraudes
et les imperfections d’organisation du scrutin ; • Informer l’opinion
nationale et internationale sur la qualité du scrutin ; • Formuler les
recommandations au gouvernement pour l’organisation d’élections équitables et
transparentes en République du Congo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Activités réalisées&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme prévu dans son plan d’action, les activités suivantes ont été
réalisées : - Observation de la période préélectorale ; -
Organisation de 14 sessions de formation des observateurs locaux ; -
Observation du scrutin législatif ; - Observation de la période
postélectorale et suivi du contentieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Méthodologie de l’observation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’OCDH et l’ODDHC ont procédé à l’organisation de quatorze sessions de
formation dans les dix départements précités. A l’issue de ces ateliers, quatre
vingt douze observateurs électoraux ont été formés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Munis de kits d’observation (grilles d’observation, manuel, code de bonne
conduite etc.), les quatre vingt douze (92) observateurs ont été déployés dans
soixante dix sept (77)) centres pour un total de deux cent trente cinq (235)
bureaux de votes visités.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la campagne électorale:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’accès aux médias n’était pas égalitaire. On a observé l’omniprésence des
candidats de la majorité présidentielle dans les médias. Il y a eu également
l’utilisation des moyens de l’Etat par les candidats de la majorité
présidentielle. La distribution des cartes d’électeur n’a pas été menée à son
terme. Plusieurs cartes d’électeurs n’ont pas été distribuées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du déroulement du scrutin et de la participation des électeurs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aspects positifs :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Bonne sécurisation des centres et bureaux de vote; - Maitrise des enjeux
et bonne conduite des délégués des partis ; - Libre accès dans les bureaux
de vote en dépit de quelques manquements observés à Talangaï ; - Forte
implication des institutions internationales (Système des Nations Unies, Union
Européenne, Union Africaine, Missions diplomatiques) pour la facilitation de
l’observation électorale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aspects négatifs:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Faible taux de participation Plus que lors des scrutins de 2007 et 2009,
les congolais ont largement boudé les urnes. On a relevé un manque d’engouement
des citoyens pour se rendre dans les bureaux de vote. Les centres de vote de
façon générale ont été déserts. Le scrutin a été caractérisé par un taux de
participation extrêmement faible. En s’inspirant de l’échantillonnage des
bureaux de vote observés, nous pouvons évaluer le taux de suffrages exprimés à
environs 15%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Ouverture tardive des bureaux de vote&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De façon générale, les bureaux de vote ont vu leurs portes ouvertes avec un
grand retard. A Brazzaville comme à l’intérieur du pays, dans les centres de
votes que nous avons visité, l’ouverture a été constatée entre neuf (9) heures
du matin et quatorze (14) heures dans l’après-midi. Cette situation a eu une
incidence sur la durée du vote ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Arrivée tardive du matériel électoral ; - Inadéquation entre
certaines listes affichées devant les bureaux de vote et les listes
d’émargement ; - Manque des stylos, des crayons, des lampes torches, des
piles à torche et calculatrices dans certains bureaux ; - L’encre fournie
dans les bureaux de vote n’est pas réellement indélébile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des incidents et actes de tricherie et corruption ont été constatés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des incidents constatés&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs incidents ont été observés. A titre d’exemple :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Les représentants du PCT et les officiels ont été séquestrés la veille du
scrutin à Mbomo par les militants de l’opposition; - Arrestation à Gamboma des
militants de Mathias DZON, candidat de l’opposition, s’opposant au vote non
réglementaire par procuration des électeurs du PCT ; - Destruction des
urnes suite au bourrage au centre du CEG 28 juin à Pointe Noire au profit du
candidat Gaétan KODIA du PCT ; - Bagarre au centre de vote de la grande
école de Poto-Poto entre les partisans du candidat du PCT Kourissa et ceux des
autres candidats suite au vote multiple fils dudit candidat du PCT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, au lendemain du vote, la ville de Gamboma s’est réveillée sous
les tirs des armes à feu suite à la protestation des militants de Mathias DZON
candidat dans la première circonscription. En effet, ces partisans depuis le
soir de la fermeture des opérations de vote avaient assiégé le bureau de la
commission locale des élections en réclamant comme l’exige la loi la
publication et l’affichage des résultats de vote. Face au refus de la CONEL, un
bras de fer s’est engagé entre les partisans des différents candidats et cette
situation a crée un climat de vive tension dans ladite localité avec
l’interposition de la force publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la tricherie et actes de corruption&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs faits ayant trait à la corruption, tentative de corruption et
tricherie ont été relevés. On peut citer entre autres :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- L’achat des consciences par le monnayage des suffrages par les
représentants des candidats Claudia SASSOU et Blanchard OBA au CEG A.A. Neto
(Brazzaville); - Tentative de vote à Ngamakosso (Brazzaville) des militaires de
la garde républicaine en uniforme à bord de deux véhicules immatriculés 0910
GR9, 0663 GR9;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Vote des militaires de la garde républicaine en uniforme n’ayant pas de
cartes d’électeur et des noms sur les listes au centre de la gare ferroviaire
de Brazzaville à Poto-Poto; - Remise d’une somme de 50.000 aux membres du
bureau de vote n°5 à Mfilou II (Brazzaville) par le candidat indépendant
MBAKANI LOUBOULA Placide; - Remise des billets de 10.000 F aux électeurs à
Ouesso par les partisans de NDINGA MAKANDA, candidat du PCT ; - Achats des
cartes d’électeurs pour établissement des procurations moyennant des billets de
banque à Nkayi par les représentants du candidat du PCT, Emile MABONZO; -
Suspension du vote dans le centre du CEG 28 juin à Pointe-Noire jusqu’à 16
heures à cause des bulletins non uniformes ; - Perturbation du vote à
Bouansa jusqu’à midi suite à la création de deux bureaux de vote
supplémentaires ; - Suspension du vote au centre 30 octobre 1984 dans la
circonscription de Mfilou I (Brazzaville) suite à la soustraction des bulletins
de vote des candidats de l’opposition par le Président du bureau de vote
n°4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liste de ces incidents et autres actes de tricheries enregistrés n’est
pas exhaustive n’est exhaustive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la clôture du vote et du dépouillement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Les bureaux de vote ont été clos tardivement. L’opération du dépouillement
a amené les observateurs de quitter certains sites autour de 20 heures et
au-delà ; - Insuffisance d’éclairage dans les bureaux de vote, créant les
conditions d’insécurité ; - Non affichage des résultats devant les bureaux
de vote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les observateurs de l’OCDH et de l’ODDHC ont constaté des insuffisances
notoires lors des différentes étapes du processus électoral, notamment dans
l’établissement des listes électorales, la participation de l’opposition dans
les institutions électorales, le déroulement de la campagne électorale, du
scrutin et la consolidation des résultats. Ces dysfonctionnements ressemblent à
s’y méprendre à ceux constatés lors des scrutins de 2007 et 2009. Le
gouvernement a la responsabilité de remédier à ces défaillances au risque de
renforcer le désintérêt des citoyens pour les élections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des recommandations&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard des irrégularités, insuffisances constatées, l’OCDH et l’ODDHC
recommandent :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au gouvernement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- De respecter la volonté exprimée par le peuple à travers les résultats qui
sortiront des urnes et régler les contentieux électoraux en toute impartialité;
- D’effectuer annuellement le recensement administratif comme l’exige la loi
électorale en vue de l’établissement des listes électorales fiables; - De
procéder un découpage électoral selon les critères démographiques ; - De
dessaisir le ministère de l’intérieur et de la décentralisation des
attributions imputables à la CONEL tout en renforçant son indépendance et son
autonomie financière ; - De renforcer l’éducation civique et démocratique
des populations&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la CONEL :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- De mettre en place une stratégie nationale conséquente de campagne
d’éducation des électeurs et des candidats ; - De mettre en place une
stratégie nationale conséquente de formation des agents électoraux ; - De
prendre des mesures nécessaires pour améliorer la logistique lors du
déploiement du matériel de vote ; - D’afficher les listes électorales et
distribuer les cartes d’électeur avant la date des élections, conformément à la
loi; - D’afficher les résultats des scrutins à la porte des bureaux de
vote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la communauté internationale :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- De soutenir la société civile dans ses actions d’observation
électorale ; - De rappeler le gouvernement ses engagements en matière de
démocratie et de l’Etat de droit&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Paul Marie MPOUELE, prisonnier d’opinion : sur fond de processus électoral biaisé, le gouvernement congolais déterminé à réduire au silence les opposants.</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2012/07/09/Paul-Marie-MPOUELE%2C-prisonnier-d%E2%80%99opinion-%3A-sur-fond-de-processus-%C3%A9lectoral-biais%C3%A9%2C-le-gouvernement-congolais-d%C3%A9termin%C3%A9-%C3%A0-r%C3%A9duire-au-silence-les-opposants.</link>
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    <pubDate>Mon, 09 Jul 2012 16:34:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Communiqué de presse</category>
            
    <description>&lt;p&gt;. L’Observatoire congolais des droits de l’Homme(OCDH) est très préoccupé
par l’incarcération depuis plus de deux mois, de monsieur Paul Marie MPOUELE,
vice-président du parti du peuple congolais (PPC) et candidat aux élections
législatives de juillet 2012, en raison de ses opinions politiques.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En effet, c’est depuis le 17 avril 2012 que M. Mpouélé a été mis aux arrêts
alors qu’il répondait à une invitation « pour information » du
colonel Antoine Bouity alors commissaire central de Brazzaville. Il avait
aussitôt été soumis à un interrogatoire en présence en présence du commandant
Amedée Ovoundar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de cet interrogatoire, il a été reproché à Monsieur Paul Marie
MPOUELE d’avoir proféré des injures publiques et des menaces à l’encontre
« des plus hautes autorités de l’Etat » non autrement identifiées.
Tous ces actes auraient été successivement commis, selon les autorités de
police, dans le cadre de ses activités politiques, notamment lors des
entretiens avec certaines personnes ou au cours des interviews et autres
passages aux médias nationaux ou internationaux. A ce jour, la prétendue
victime de ces injures n’est pas connue et aucune plainte dans ce sens n’a été
notifiée à monsieur Paul Marie Mpouele pour justifier cette accusation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, il est reproché à monsieur Paul Marie Mpouele d’avoir, en
compagnie de son collaborateur Edo Farel Nguie, envoyé des messages
téléphoniques dans lesquels il incitait les citoyens à réclamer la démission du
président de la République, au regard de l’ampleur de la catastrophe du 04 mars
2012. Cet acte a conduit à ce qu’il soit retenu contre eux l’infraction
d’atteinte à la sûreté de l’Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis son arrestation, M. Mpouélé a été détenu à des endroits différents
dont successivement le Commissariat central de Brazzaville et le Commissariat
de Police de Ouenzé Manzandza avant d’être transféré à la Maison d’Arrêt
central et de correction de Brazzaville le 20 avril 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses avocats, qui éprouvent des difficultés à lui rendre visite, ont demandé
une mise en liberté provisoire pour leur client afin de lui permettre de
participer à la campagne électorale. Mais, la Chambre d’accusation du TGI de
Brazzaville a décidé de se réunir pour statuer sur son cas le 28 juillet 2012,
soit après les deux tours du scrutin législatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’OCDH tient à souligner que monsieur Paul Marie MPOUELE est souvent perçu
comme une cible par le gouvernement en raison de ses activités politiques. Tous
ces éléments prouvent à suffisance que ce harcèlement judiciaire a pour but
d’écarter monsieur Mpouele de la course aux élections législatives et de
neutraliser un adversaire politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à cette situation, l’OCDH recommande :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- La mise en liberté immédiatement et sans condition de l’opposant Paul
Marie MPOUELE ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Mettre un terme à la persécution des opposants sous toutes les formes;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Respecter les libertés fondamentales garanties par la
constitution ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Respecter ses engagements internationaux librement consentis en matière
des droits de l’homme ; - Remettre en liberté toutes les personnes
incarcérées sans inculpation ni jugement ou le cas échéant, les inculper d’une
infraction prévue par la loi pénale et à les juger dans les plus brefs délais
et dans le cadre d’un procès juste et équitable.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Explosion du dépôt de munitions de Mpila : Le mystère sur ses causes s’alourdit sur fond de mépris des droits humains</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2012/04/21/Explosion-du-d%C3%A9p%C3%B4t-de-munitions-de-Mpila-%3A-Le-myst%C3%A8re-sur-ses-causes-s%E2%80%99alourdit-sur-fond-de-m%C3%A9pris-des-droits-humains</link>
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    <pubDate>Sat, 21 Apr 2012 16:26:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Note de position</category>
            
    <description>&lt;p&gt;L’Observatoire congolais des droits de l’Homme vient par la présente
exprimer sa vive préoccupation au regard de l’opacité dans laquelle se déroule
l’enquête relative à l’explosion du dépôt des munitions d’armes de guerre au
camp du régiment blindé de Mpila.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En plus l’arrestation arbitraire de deux avocats, maîtres Ambroise Malonga
et Gabriel Hombessa dans l’exercice de leurs fonctions dans le cadre de cette
affaire vient amplifier l'opacité qui entoure l'enquête sur les causes et les
responsabilités de ces explosions qui ont causé les pertes des centaines de
vies humaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, suite à l’explosion du dépôt des munitions d’armes de guerre au
camp du régiment blindé à Brazzaville le 4 mars 2012, le gouvernement avait
décidé de mettre en place une commission d’enquête. Contrairement aux
recommandations de l’OCDH, le gouvernement n’a pas daigné mettre en place une
commission d’enquête internationale qui associerait des experts internationaux
et les représentants des victimes en vue de garantir la transparence et
l’objectivité de ses conclusions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette commission d’enquête qui siège à la Direction générale de la
surveillance du territoire a procédé à l’arrestation de plusieurs officiers et
sous officiers dont le colonel Marcel Ntsourou secrétaire général adjoint du
conseil National de la Sécurité (C.N.S), et neuf (9) éléments de sa garde à
savoir l’adjudant-chef Etou, les adjudants Lambini et Onono, le sergent-chef
Ndong-Man, les sergents Kakou, Miéré et Koua Ngami avec deux civils, notamment
Bilankoui Ruffin le chauffeur et Depaget Guy ; ainsi que le lieutenant
Okana Benjamin et le sergent Ngolani Missié. Cette liste n’est pas
exhaustive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces officiers et sous officiers sont détenus dans les locaux de la Direction
générale de la surveillance du territoire et de la Zone militaire autonome de
Brazzaville en dépassement des délais de garde à vue. En effet, les articles
47, 48, 49 et 50 du code de procédure pénal stipulent que la garde à vue ne
peut excéder 72heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les parents de ces gardés à vue se plaignent de ce qu’il leur est interdit
tout droit de visite. Ce qui a pour résultat de faire courir les rumeurs les
plus inquiétantes faisant état de cas de tortures et traitements cruels,
inhumains et dégradants à l’encontre de ces « suspects » dont les
chefs d’inculpations ne sont pas notifiés à leurs ayants droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, Maitres Ambroise Malonga et Gabriel Hombessa, avocats inscrits
au barreau de Brazzaville, saisis par la famille du colonel Ntsourou, s’étaient
régulièrement constitués pour assurer sa défense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayant entrepris des démarches auprès de la DGST, en vain, pour visiter leur
client, ils ont décidé d’organiser une conférence de presse afin de rendre
publics les vices de procédures constatés. La tenue de cette conférence de
presse a été initialement prévue à l’Hôtel Saphir de Brazzaville, mais suite
aux obstructions et menaces y relatives, Maitres Ambroise Malonga et Gabriel
Hombessa ont accepté, à la demande de la famille de leur client, de la tenir le
9 avril 2012 au domicile du colonel Ntsourou. C’est à cette occasion qu’ils
avaient été arrêtés par les éléments de la police et conduit au Commissariat
central de police puis déféré à la Maison d’Arrêt centrale de Brazzaville le 10
avril 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans leurs analyses, les avocats du colonel Ntsourou ont conclu que son
arrestation était motivée par des considérations politiciennes qui n’ont aucun
lien avec l’explosion des munitions du camp de Mpila. Elle est le fait de
« la volonté manifeste de mettre un terme à l’Etat de droit pour restaurer
au Congo-Brazzaville le monopartisme ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon certains proches qui l’on visité, Maitre Malonga aurait été victime de
tortures et autres peines ou traitements cruels et inhumains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est reproché à Maitre Malonga les crimes de « usurpation de titre et
atteinte à la sureté extérieure de l’Etat ». A Maitre Hombessa, seul le grief
d’ « atteinte à la sureté extérieure de l’Etat » est retenu.
Jusqu’alors les éléments preuve matérialisant ces griefs ne sont pas
présentés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il sied de souligner qu’une note du bâtonnier du barreau de Brazzaville
référenciée sous le numéro BB 0258.01/CAB/B/GB/CN datant 18 octobre 2011
atteste que Maitre Malonga a qualité pour exercer ses fonctions d’avocat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes en face d’un cas d’atteinte aux fondamentaux de la démocratie, à
savoir le droit à un procès juste équitable et le respect des droits de la
défense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tout Etat de droit, les droits de la défense doivent être respectés dès
le stade de l’enquête de police. À ce moment, les principaux droits de la
défense sont le droit de s'expliquer même en présence d'un interprète, de
recevoir la visite d'un médecin, de recevoir la visite de sa famille, et enfin,
de s'entretenir avec son avocat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’OCDH tient à féliciter les avocats du barreau de Brazzaville qui ont
décidé d’observer une grève en suspendant leur participation aux audiences dans
toutes les juridictions du ressort de la cour d’Appel de Brazzaville jusqu’à
nouvel ordre, en signe de protestation contre ces arrestations arbitraires de
leurs confrères.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela étant, l’OCDH craint que cette situation ne tende à faire diversion sur
les causes réelles et les auteurs de l’explosion du dépôt des munitions d’armes
de guerre au camp du régiment blindé à Brazzaville le 4 mars 2012. Les
congolais attendent du gouvernement qu’il les édifie sur les tenants et les
aboutissants de ce sinistre sans précédant. Les auteurs et les responsables de
ce carnage doivent être sanctionnés conformément à la loi. Le gouvernement ne
peut se dérober de l’impératif de vérité et de justice, mais dans le respect
des droits de l'Homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à cette situation, l’OCDH recommande :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux autorités judiciaires :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- D’ordonner la libération sans conditions de Maitres Ambroise Malonga et
Gabriel Hombessa ; - De veiller à la protection de l’intégrité physique et
morale des personnes en état d’arrestation ; - De respecter le délai de
garde à vue prévu par les articles 47, 48, 49 et 50 du code de procédure
pénale ; - De garantir le droit à la présomption d’innocence ; -
D’accorder aux personnes gardées à vue le droit de recevoir la visite de leurs
familles, des médecins et de s’entretenir avec leurs avocats; - De respecter
les droits de la défense conformément au Pacte international relatif aux droits
civils et politiques, à la constitution et à la loi n°026-92 du 20 août 1992
portant organisation de la profession d’avocat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au gouvernement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- De respecter le principe de la séparation des pouvoirs entre le judiciaire
et l’exécutif ; - De mettre en place une commission d’enquête
internationale afin d’identifier la cause exacte de cet incendie ; - De
veiller en toutes circonstances au respect des normes internationales relatives
à la lutte contre la tortures et autres traitements cruels inhumains et
dégradants ; - De veiller en toutes circonstances au respect des normes
nationales et internationales relatives au droit à un procès juste équitable au
respect des droits de la défense.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Explosion du dépôt de munitions de Mpila : Le mystère sur ses causes s’alourdit sur fond de mépris des droits humains</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/1970/01/01/Explosion-du-d%C3%A9p%C3%B4t-de-munitions-de-Mpila-%3A-Le-myst%C3%A8re-sur-ses-causes-s%E2%80%99alourdit-sur-fond-de-m%C3%A9pris-des-droits-humains</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:c11ca04cc429657e64f5ba367cf4a271</guid>
    <pubDate>Sat, 07 Apr 2012 12:50:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Note de position</category>
            
    <description>&lt;p&gt;L’Observatoire congolais des droits de l’Homme vient par la présente
exprimer sa vive préoccupation au regard de l’opacité dans laquelle se déroule
l’enquête relative à l’explosion du dépôt des munitions d’armes de guerre au
camp du régiment blindé de Mpila.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En effet, suite à l’explosion du dépôt des munitions d’armes de guerre au
camp du régiment blindé à Brazzaville le 4 mars 2012, le gouvernement avait
décidé de mettre en place une commission d’enquête. Contrairement aux
recommandations de l’OCDH, le gouvernement n’a pas daigné mettre en place une
commission d’enquête internationale qui associerait des experts internationaux
et les représentants des victimes en vue de garantir la transparence et
l’objectivité de ses conclusions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette commission d’enquête qui siège à la Direction générale de la
surveillance du territoire a procédé à l’arrestation de plusieurs officiers et
sous officiers dont le colonel Marcel Ntsourou secrétaire général adjoint du
conseil National de la Sécurité (C.N.S), et neuf (9) éléments de sa garde à
savoir l’adjudant-chef Etou, les adjudants Lambini et Onono, le sergent-chef
Ndong-Man, les sergents Kakou, Miéré et Koua Ngami avec deux civils, notamment
Bilankoui Ruffin le chauffeur et Depaget Guy ; ainsi que le lieutenant
Okana Benjamin et le sergent Ngolani Missié. Cette liste n’est pas
exhaustive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces officiers et sous officiers sont détenus dans les locaux de la Direction
générale de la surveillance du territoire et de la Zone militaire autonome de
Brazzaville en dépassement des délais de garde à vue. En effet, les articles
47, 48, 49 et 50 du code de procédure pénal stipulent que la garde à vue ne
peut excéder 72heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les parents de ces gardés à vue se plaignent de ce qu’il leur est interdit
tout droit de visite. Ce qui a pour résultat de faire courir les rumeurs les
plus inquiétantes faisant état de cas de tortures et traitements cruels,
inhumains et dégradants à l’encontre de ces « suspects » dont les
chefs d’inculpations ne sont pas notifiés à leurs ayants droits. Par ailleurs,
Maitres Ambroise Malonga et Gabriel Hombessa, avocats inscrits au barreau de
Brazzaville, saisis par la famille du colonel Ntsourou, s’étaient régulièrement
constitués pour assurer sa défense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayant entrepris des démarches auprès de la DGST, en vain, pour visiter leur
client, ils ont décidé d’organiser une conférence de presse afin de rendre
publics les vices de procédures constatés. La tenue de cette conférence de
presse a été initialement prévue à l’Hôtel Saphir de Brazzaville, mais suite
aux obstructions et menaces y relatives, Maitres Ambroise Malonga et Gabriel
Hombessa ont accepté, à la demande de la famille de leur client, de la tenir le
9 avril 2012 au domicile du colonel Ntsourou. C’est à cette occasion qu’ils
avaient été arrêtés par les éléments de la police et conduit au Commissariat
central de police puis déféré à la Maison d’Arrêt centrale de Brazzaville le 10
avril 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans leurs analyses, les avocats du colonel Ntsourou ont conclu que son
arrestation était motivée par des considérations politiciennes qui n’ont aucun
lien avec l’explosion des munitions du camp de Mpila. Elle est le fait de
« la volonté manifeste de mettre un terme à l’Etat de droit pour restaurer
au Congo-Brazzaville le monopartisme ». Selon certains proches qui l’on visité,
Maitre Malonga aurait été victime de tortures et autres peines ou traitements
cruels et inhumains. Il est reproché à Maitre Malonga les crimes de
« usurpation de titre et atteinte à la sureté extérieure de l’Etat ». A
Maitre Hombessa, seul le grief d’ « atteinte à la sureté extérieure de
l’Etat » est retenu. Jusqu’alors les éléments preuve matérialisant ces
griefs ne sont pas présentés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il sied de souligner qu’une note du bâtonnier du barreau de Brazzaville
référenciée sous le numéro BB 0258.01/CAB/B/GB/CN datant 18 octobre 2011
atteste que Maitre Malonga a qualité pour exercer ses fonctions d’avocat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes en face d’un cas d’atteinte aux fondamentaux de la démocratie, à
savoir le droit à un procès juste équitable et le respect des droits de la
défense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans tout Etat de droit, les droits de la défense doivent être respectés dès
le stade de l’enquête de police. À ce moment, les principaux droits de la
défense sont le droit de s'expliquer même en présence d'un interprète, de
recevoir la visite d'un médecin, de recevoir la visite de sa famille, et enfin,
de s'entretenir avec son avocat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’OCDH tient à féliciter les avocats du barreau de Brazzaville qui ont
décidé d’observer une grève en suspendant leur participation aux audiences dans
toutes les juridictions du ressort de la cour d’Appel de Brazzaville jusqu’à
nouvel ordre, en signe de protestation contre ces arrestations arbitraires de
leurs confrères.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela étant, l’OCDH craint que cette situation ne tende à faire diversion sur
les causes réelles et les auteurs de l’explosion du dépôt des munitions d’armes
de guerre au camp du régiment blindé à Brazzaville le 4 mars 2012. Les
congolais attendent du gouvernement qu’il les édifie sur les tenants et les
aboutissants de ce sinistre sans précédant. Les auteurs et les responsables de
ce carnage doivent être sanctionnés conformément à la loi. Le gouvernement ne
peut se dérober de l’impératif de vérité et de justice, mais dans le respect
des droits de l'Homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à cette situation, l’OCDH recommande :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux autorités judiciaires :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- D’ordonner la libération sans conditions de Maitres Ambroise Malonga et
Gabriel Hombessa ; - De veiller à la protection de l’intégrité physique et
morale des personnes en état d’arrestation ; - De respecter le délai de
garde à vue prévu par les articles 47, 48, 49 et 50 du code de procédure
pénale ; - De garantir le droit à la présomption d’innocence ; -
D’accorder aux personnes gardées à vue le droit de recevoir la visite de leurs
familles, des médecins et de s’entretenir avec leurs avocats; - De respecter
les droits de la défense conformément au Pacte international relatif aux droits
civils et politiques, à la constitution et à la loi n°026-92 du 20 août 1992
portant organisation de la profession d’avocat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au gouvernement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- De respecter le principe de la séparation des pouvoirs entre le judiciaire
et l’exécutif ; - De mettre en place une commission d’enquête
internationale afin d’identifier la cause exacte de cet incendie ; - De
veiller en toutes circonstances au respect des normes internationales relatives
à la lutte contre la tortures et autres traitements cruels inhumains et
dégradants ; - De veiller en toutes circonstances au respect des normes
nationales et internationales relatives au droit à un procès juste équitable au
respect des droits de la défense.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Explosion du dépôt de munitions de Mpila : Conséquence de la négligence des plus hautes autorités du pays.</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2012/03/07/Explosion-du-d%C3%A9p%C3%B4t-de-munitions-de-Mpila-%3A-Cons%C3%A9quence-de-la-n%C3%A9gligence-des-plus-hautes-autorit%C3%A9s-du-pays.</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:8fbb68981fae9c171af85f5649dd1384</guid>
    <pubDate>Wed, 07 Mar 2012 17:00:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Note de position</category>
        <category>Catastrophe</category><category>Congo Brazzaville</category><category>Dépôt de munitions</category><category>Incendie</category><category>Obus</category><category>Rescapés</category><category>Sinistrés</category><category>Tragédie</category>    
    <description>&lt;p&gt;L’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) vient par la présente
exprimer sa vive préoccupation et son extrême indignation suite aux explosions
du dépôt de munitions d’armes de guerre au camp du régiment blindé au quartier
Mpila à Brazzaville ce 04 mars 2012.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;L’OCDH déplore, par ailleurs, la négligence qu’ont fait montre les autorités
sur la sécurité des populations alors que le pays a déjà connu dans le passé ce
genre d’accidents malheureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Réuni pour la circonstance, le gouvernement a annoncé des décisions en
faveur des familles endeuillées et sinistrées et fait part de l’ouverture d’une
enquête pour déterminer les circonstances du court-circuit ayant occasionné le
départ du grave incendie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quarante-huit heures après la tragédie provoquée par cette explosion,
force était de constater une gestion hasardeuse de cette crise par le
gouvernement. Les paroles rassurantes contrastent avec la persistance des
détonations qui continuaient à terroriser les populations jusqu’à la mi-journée
du 6 mars 2012. Les détonations de moins en moins fortes et à intervalles
irrégulières étaient encore perceptibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est le lieu de se demander pourquoi les plus hautes autorités congolaises
si jalouses de leur propre sécurité n’avaient-elles pas mesuré à sa juste
valeur le danger que représentait ce dépôt d’armes à proximité des zones
habitées. L’existence depuis deux ans, d’un certain projet de retrait de cet
arsenal n’explique pas l’inaction pour sa mise en œuvre urgente au regard du
risque d’explosion à tout instant, comme ce 04 Mars 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous réserve des résultats de l’enquête pour établir d’autres
responsabilités, l’OCDH estime que cette situation est le fait de la négligence
de l’Etat congolais qui n’a pas su tirer les leçons des précédentes explosions
de munitions survenues dans ce même camp du régiment blindé en avril 2009. De
même, l’explosion de la poudrière de Pointe-Noire en 1997 qui avait occasionné
plusieurs dégâts humains et matériels n’est plus qu’un lointain souvenir pour
le gouvernement congolais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’OCDH exprime son scepticisme face à la promesse du gouvernement
d’indemniser les victimes de cette énième catastrophe. En effet, force est de
constater que le gouvernement a pris pour l’habitude d’user de ce saupoudrage
pour ensuite abandonner les victimes sans soutien. L’exemple des suites données
aux accidents ferroviaires de Mvoungouti du 5 septembre 1991 et de Yanga du 22
juin 2010, du crash de l’avion de TAC à Pointe Noire du 21 mars 2011 est
édifiant. La majorité des victimes n’a jamais été indemnisée malgré les
multiples démarches.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard de ce qui précède, l’OCDH recommande :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au gouvernement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- D’éloigner toutes les casernes militaires et autres dépôt de munitions de
toutes les villes et lieux d’habitation de la République du Congo ; - De
procéder au ramassage des obus qui jonchent la ville de Brazzaville ; - De
créer des conditions sanitaires décentes dans les sites des sinistrés ; -
D’apporter une assistance médicale effective aux rescapés ; - D’indemniser
effectivement et équitablement les victimes de cette catastrophe humanitaire y
compris celles des accidents ferroviaires de Mvoungouti et de Yanga et du crash
aérien de Pointe Noire en toute transparence ; - De mettre en place une
commission d’enquête internationale afin d’identifier la cause exacte de cet
incendie ; - De mettre en œuvre d’un programme d’assainissement et de
désinfection des lieux sinistrés en vue de prévenir les épidémies.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Evasion d’un présumé violeur de mineure à la Maison d’Arrêt et de Correction de Brazzaville, silence coupable des ses geôliers.</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2012/02/26/Evasion-d%E2%80%99un-pr%C3%A9sum%C3%A9-violeur-de-mineure-%C3%A0-la-Maison-d%E2%80%99Arr%C3%AAt-et-de-Correction-de-Brazzaville%2C-silence-coupable-des-ses-ge%C3%B4liers.</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4cd08bbe42c63ebe8c187f11ab1188ad</guid>
    <pubDate>Sun, 26 Feb 2012 12:06:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Communiqué de presse</category>
        <category>Congo Brazzaville</category><category>Evasion</category><category>Maison d arrêt et de Correction de Brazzaville</category><category>Viol sur mineure</category>    
    <description>&lt;p&gt;L’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) exprime sa vive
indignation et sa préoccupation face à l’évasion suspecte de monsieur Jean
Claude NKOUBITO de la Maison d’ Arrêt et de Correction de Brazzaville (MACB)
dans la nuit 12 au 13 Décembre 2011.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En effet, Monsieur Jean Claude NKOUBITO, réfugié de nationalité rwandaise
avait été placé à la MACB le 19 Décembre 2011 pour viol sur mineure. La victime
de cet acte ignoble est la fille de la concubine du présumé criminel avec
laquelle il vit sous le même toit. L’OCDH a été surpris de constater que ce
présumé criminel qui a été mis sous main de justice s’est soustrait de la MACB
sans effraction depuis le 2 Février 2012. Ce qui n’exclut pas l’hypothèse d’une
complicité du personnel pénitentiaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’OCDH, saisi de cette évasion, a rencontré le surveillant de la MACB et le
Juge d’Instruction en charge du dossier en date du 13 et 16 février 2012. A
l’issue de ces rencontres, il ressort que les responsables de la maison d’arrêt
et de correction de Brazzaville n’avaient entrepris aucune action pour informer
leur hiérarchie de cette évasion. Jusqu’alors aucun avis d’évasion n’est
lancé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les informations qui ont été rapportées à l’OCDH, monsieur Jean Claude
NKOUBITO aurait rejoint son domicile familial après son bref séjour en milieu
carcéral. Ce qui place le bourreau et la fille dans une situation de
cohabitation dangereuse car celui-ci, en représailles, profère des menaces à
l’encontre de la victime et de sa sœur ainée âgée de seize ans. En outre, la
mère de ces filles prenant partie pour son concubin les a menacées et reniées
pour avoir dénoncé cet acte auprès de l’OCDH qui a porté cette affaire devant
les juridictions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traumatisées, les deux mineures ont été contraintes de quitter le domicile
familial, abandonnant leurs études.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Force est de constater que jusqu’à ce jour, ce présumé criminel bénéficie de
l’impunité et circule librement sous le regard indifférent des responsables de
l’administration pénitentiaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard de ce qui précède, l’OCDH recommande :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux autorités de l’administration pénitentiaire et judiciaire :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- De prendre les mesures qui s’imposent afin de reconduire immédiatement
monsieur Jean Claude NKOUBITO en lieu de détention ; - De prendre les
mesures qui s’imposent afin de traduire monsieur Jean Claude NKOUBITO devant
les juridictions compétentes ; - De garantir la protection des victimes de
monsieur Jean Claude NKOUBITO conformément à la loi n°4-2010 du 14 juin 2010
portant protection de l’enfant au Congo ; - D’ouvrir une enquête pour
établir les circonstances de l’évasion de monsieur Jean Claude NKOUBITO et
sanctionner les éventuels complices conformément à la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux autorités gouvernementales :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- De veiller à l’intégrité physique et psychologique des deux filles
mineures victimes de monsieur Jean Claude NKOUBITO ; - De prendre toutes
les mesures pour assurer l’application effective de l’arrêté n°12897 du 15
septembre 2011 fixant les attributions et l’organisation et des maisons
d’arrêt, notamment sur la gestion des évasions ; - De prendre les textes
d’applications de la loi n°4-2010 du 14 juin 2010 portant protection de
l’enfant au Congo ; - De créer des centres de prise en charge des enfants
victimes de traumatismes ; - De garantir les droits de l’enfant
conformément aux normes nationales et internationales auxquelles le Congo est
partie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- De veiller à l’intégrité physique et psychologique des deux filles
mineures victimes de monsieur Jean Claude NKOUBITO ; - D’apporter
l’assistance nécessaire à ces victimes en leur garantissant le droit à
l’éducation, à la santé et au logement conformément à la convention de Genève
de 1951 sur le statut des réfugiés.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Rencontre de Nicolas Sarkozy avec Denis Sassou Nguesso : la France et le Congo doivent faire avancer l’affaire des disparus du Beach de Brazzaville</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2012/02/08/Rencontre-de-Nicolas-Sarkozy-avec-Denis-Sassou-Nguesso-%3A-la-France-et-le-Congo-doivent-faire-avancer-l%E2%80%99affaire-des-disparus-du-Beach-de-Brazzaville</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:3a65c4511bfb0055fb3efe652600081f</guid>
    <pubDate>Wed, 08 Feb 2012 14:49:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Communiqué conjoint</category>
        <category>Affaire des disparus du beach de Brazzaville</category><category>FIDH-LDH-OCDH</category><category>Justice française</category><category>République du Congo</category>    
    <description>&lt;p&gt;Alors que le chef de l’État congolais, M. Denis Sassou Nguesso, doit
rencontrer M. Nicolas Sarkozy le 8 février, en marge de sa présence à Lyon à un
forum organisé par l’Organisation internationale de la francophonie, la FIDH,
l’OCDH et la LDH profitent de cette occasion pour appeler les autorités
françaises et congolaises à mettre en œuvre leurs engagements de faire toute la
lumière et contribuer à une justice effective et impartiale dans l’affaire des
« disparus du Beach de Brazzaville ».&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Cette affaire, instruite au Tribunal de grande instance de Meaux depuis le
dépôt d’une plainte, en décembre 2001, par la FIDH, la LDH, l’OCDH et plusieurs
victimes et toujours ouverte aujourd’hui, vise à établir les responsabilités
pénales individuelles dans la disparition de plus de 350 personnes durant les
premières semaines de mai 1999 au port fluvial du Beach de Brazzaville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos organisations déplorent que les principaux responsables de ces
disparitions n’aient pas encore répondu de leurs actes devant une justice
indépendante et impartiale, en raison notamment du manque de coopération des
autorités congolaises. La FIDH, la LDH et l’OCDH rappellent que la procédure au
Congo Brazzaville avait été initiée en réaction à l’enclenchement par ces mêmes
organisations d’une procédure en France, et avait abouti en août 2005, à la
reconnaissance de la responsabilité de l’État congolais pour les disparitions
forcées mais à l’acquittement pur et simple des 15 accusés, sans faire la
lumière sur les faits et à l’issue d’une instruction bâclée et d’une parodie de
procès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Au regard des résultats du procès de Brazzaville et en raison du fait
que les plaignants ne sont pas les mêmes en France qu’au Congo, la justice
française compétence pour instruire cette affaire et doit avancer résolument
avec la coopération des autorités congolaises et françaises » a déclaré
Patrick Baudouin, président d’honneur de la FIDH.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Faire avancer la procédure française est d’autant plus important que
les victimes, tant en France qu’au Congo, attendent toujours que passe la
justice, plus de 10 ans après les graves violations des droits de l’Homme
perpétrées au port fluvial du Beach de Brazzaville » a déclaré Roch
N’Zobo, directeur exécutif par intérim de l’OCDH.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« La justice française doit avancer pour contribuer à la manifestation
de la vérité dans cette affaire, afin qu’une justice impartiale, indépendante
et équitable puisse passer » a déclaré Pierre Tartakowsky, président de la
LDH. RappelEntre le 5 et le 14 mai 1999, des Congolais (du Congo-Brazzaville)
réfugiés du fait de la guerre civile dans la région du Pool ou en République
démocratique du Congo (RDC), sont revenus vers Brazzaville par le port fluvial,
suite à la signature d’un accord tripartite entre la RDC, la République du
Congo et le Haut Commissariat aux réfugiés, définissant un couloir humanitaire
censé garantir leur sécurité. A leur arrivée à Brazzaville, des centaines de
personnes ont été arrêtées par des agents publics pour interrogatoire et ont
disparu, sans que l’on sache, encore aujourd’hui, ce qui leur est arrivé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour plus de détails sur ces événements et sur les procédures judiciaires
passées et en cours, voir le récapitulatif de l’affaire élaboré par la FIDH
(http://www.fidh.org/Affaire-des-disparus-du-Beach).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paris, le 8 février 2012&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Plus d’un mois de garde à vue au Commissariat de quartier de Diata (Brazzaville), le Procureur de la République et autres restent insensibles</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2012/01/14/Plus-d%E2%80%99un-mois-de-garde-%C3%A0-vue-au-Commissariat-de-quartier-de-Diata-%28Brazzaville%29%2C-le-Procureur-de-la-R%C3%A9publique-et-autres-restent-insensibles</link>
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    <pubDate>Sat, 14 Jan 2012 13:24:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Communiqué de presse</category>
        <category>Arrestation arbitraire</category><category>Congo Brazzaville</category><category>Justice</category><category>OCDH</category><category>Poste de police</category><category>Procureur de la Republique</category>    
    <description>&lt;p&gt;L'Observatoire congolais des droits de l'homme (OCDH) exprime sa vive
préoccupation et dénonce le dépassement de délai de garde à vue de M. Bojancy
Borel SAMBA au commissariat de Diata, situé dans l’arrondissement I Makélékélé
de Brazzaville, en République du Congo.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En effet, selon les informations recueillies, ce dernier, arrêté le 24
novembre 2011, se trouve toujours en garde-à-vue à ce jour, ce bien au-delà de
la prescription légale en matière de garde-à-vue qui est de soixante-douze (72)
heures, conformément à l'article 107 du Code de procédure pénale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. SAMBA Bojancy Borel est accusé d'avoir volé un sac appartenant à un
lieutenant des forces armées congolaises, aide de camp du ministre du
Développement durable, de l'Economie forestière et de l'Environnement. Le sac
contiendrait un revolver, deux passeports, des actes de naissance, des
diplômes, 45 000 FCFA, des vêtements et des chaussures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon les informations qui nous sont parvenues, ce sac aurait plutôt été
volé par un ami de M. SAMBA Bojancy Borel dénommé Gauthier. Après avoir commis
son forfait Gauthier aurait confié des vêtements et des chaussures à M. SAMBA
Bojancy Borel. C'est alors que des habitants du quartier, reconnaissant les
affaires du lieutenant, sont allés chercher celui-ci et que M. SAMBA Bojancy
Borel a été conduit au poste de police de Diata.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le père de M. SAMBA Bojancy Borel, M. SAMBA Aimé, informé, s'est rendu au
poste de police début décembre et a expliqué les faits aux policiers. Il leur a
même indiqué une adresse à laquelle ils pouvaient trouver Ghautier. L'agent
enquêteur a préféré obliger le père de M. SAMBA à se rendre à ladite adresse
afin d'obtenir des informations. Celui-ci s'est exécuté et s'y est rendu à
plusieurs reprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la suite, M. SAMBA Aimé, se rendant compte qu'il mettait sa sécurité en
péril en effectuant ces visites afin de retrouver l'arme, a refusé de continuer
à mener l'enquête à la place des policiers. Une dispute s'en est alors suivie
avec un des agents de garde. Depuis cette altercation, il lui a été interdit de
visiter son fils audit commissariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, Gauthier a été appréhendé par la police et déféré à la Maison
d'arrêt centrale de Brazzaville. Bien que le présumé auteur du délit ait été
déféré à la maison d'arrêt, M.SAMBA Bojancy Borel se trouve toujours en
détention à ce jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a effectué cinquante deux (52) jours de garde-à-vue, souffre d'un
paludisme, ne reçoit pas de traitement approprié et n'a pas pris un seul bain
depuis son arrestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'OCDH, saisi de l’affaire, a adressé un courrier au procureur de la
République en date du 3 janvier 2012, lui demandant le respect de la procédure.
Les copies de cette lettre avaient été transmises à Son Excellence monsieur le
Président de la République, au Garde des sceaux, Ministre de la justice et des
droits humains, au Ministre de l’intérieur et de la décentralisation ainsi
qu’au Directeur général de la police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce courrier étant resté sans réponse à ce jour, les agents de l'OCDH sont
retournés au commissariat de Diata demander des explications au commissaire
quant à la durée de la garde-à-vue de M. SAMBA Bojancy Borel. Le commissaire
s'est justifié par le fait qu'il attendrait les ordres du ministre afin de le
déférer. « Etant donné que l’affaire concerne une arme appartenant à
l’aide de Camp d’un ministre, j’attends les instructions de ce dernier avant de
présenter monsieur M. Bojancy Borel SAMBA devant un juge » a-t-il dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'OCDH tient à rappeler qu'il appartient aux agents des forces de l'ordre de
mener les enquêtes et non pas aux familles des parties en conflit ; qu’un
commissaire de police ne peut se prévaloir du fait qu’un ministre est impliqué
dans un litige porté à sa connaissance pour prolonger ainsi une garde-à-vue et
que ce genre de pratiques sont souvent à l’origine de cas de décès dans les
locaux disciplinaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard de ce qui précède, l’OCDH recommande le respect des lois par les
responsables de leur application qui, dans le cas d'espèce, doivent prononcer
la mise en liberté immédiate de M. Bojancy Borel SAMBA ou le présenter à un
juge d'instruction, conformément à la législation en vigueur.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>LES PEUPLES AUTOCHTONES DE LA REPUBLIQUE DU CONGO : DISCRIMINATION ET ESCLAVAGE</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2011/11/12/LES-PEUPLES-AUTOCHTONES-DE-LA-REPUBLIQUE-DU-CONGO-%3A-DISCRIMINATION-ET-ESCLAVAGE</link>
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    <pubDate>Sat, 12 Nov 2011 17:02:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Rapport</category>
        <category>Discrimination et Exclavage</category><category>OCDH</category><category>Peuples autochtones</category><category>République du Congo</category>    
    <description>&lt;p&gt;novembre 2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le présent rapport, publié grâce à l’appui financier de l’Union européenne,
est le résultat des recherches entreprises par l’Observatoire congolais des
droits de l’Homme (OCDH) dans le cadre de ses activités quotidiennes de
promotion et protection des droits de l’Homme.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;A partir des témoignages recueillis, cette étude montre que les
manifestations d’esclavage existent bel et bien au Congo parmi les peuples
autochtones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La discrimination et l’exploitation dont des populations autochtones
minoritaires par les bantous majoritaires souffrent sont encore profondes et
troublantes de nos jours. Et leur survie en tant que peuple distinct ayant
droit au respect de leurs droits humains individuels et collectifs en
dépend.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’étude indique, qu’en se basant sur des préjugés à l’encontre des peuples
autochtones, les bantous affichent un complexe de supériorité et les
considèrent comme un peuple primitif car leur mode de vie est resté inchangé
depuis la nuit des temps. Or, les bantous, qui les maintiennent dans une
relation d’exploitation, ne comprennent pas que le fait de pratiquer un mode de
vie distinct est un choix des peuples autochtones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l’origine, cette relation, socialement acceptable, s’est transformée en
une relation de « maître-esclave » au fil des temps. Aujourd’hui
encore, dans certains départements du Congo, des notables bantous sont
« propriétaires » des autochtones, renforçant ainsi le
conditionnement social qui s’est opéré durant des années.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pratique la plus répandue est celle du travail forcé : la personne
est astreinte à travailler contre son gré, sous la menace de violence ou toute
autre forme de punition ou contrainte. Elle subit des restrictions au niveau de
sa liberté et un degré de pouvoir que confère le droit de propriété est ainsi
exercé sur sa personne. Même si elle est payée pour sa prestation de service,
elle ne peut refuser et les rémunérations sont bien inférieures aux taux qui
devraient être pratiqués.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’étude révèle également que le travail pour dettes, situation selon
laquelle des individus offrent leur labeur en échange d’un prêt et par la suite
perdent tout contrôle sur leurs conditions de travail et leurs rémunérations,
est aussi présent. Le remboursement de la dette, qui peut s’avérer dérisoire,
est souvent majoré à la hausse par des taux d’intérêts excessifs. Souvent, ils
s’endettent auprès de plusieurs bantous et les dettes se perpétuent ainsi à
travers un cycle vicieux auquel ils ne peuvent s’échapper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation perdure, essentiellement, du fait de la non application des
lois existantes et d’une culture d’impunité totale dont jouissent les
responsables présumés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Congo est partie à plusieurs instruments juridiques internationaux qui
condamnent la discrimination et toute forme d’esclavage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Constitution du 20 janvier 2002 est encore plus sévère lorsqu’en ses
articles 24, 25 et 26, elle garantit le droit au travail et interdit le travail
forcé et l’esclavage. L’article 26 dispose : « Nul ne peut être
astreint à un travail forcé, sauf dans le cas d’une peine privative de liberté
prononcée par une juridiction légalement établie. Nul ne peut être soumis à
l’esclavage »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la protection spécifique des peuples autochtones contre le
travail forcé et contre toutes les formes d’esclavage est consacrée dans la loi
n°5-2011 du 25 février 2011 portant promotion et protection des droits des
populations autochtones en République du Congo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, le Président de la république du Congo a promulgué cette loi à
l’issue d’un processus participatif qui a duré près de huit ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette loi garantit la non-discrimination des peuples autochtones dans la
jouissance et/ou l’exercice de leurs droits basés sur leur qualité de peuple
autochtone. L’accès à la justice et une assistance judiciaire, en tant que
besoin, sont garantis. Quant aux droits relatifs au travail, la loi réitère que
toute discrimination, que ce soit directe ou indirecte, est interdite dans
l’accès à l’emploi, les conditions de travail, la formation professionnelle, la
rémunération et la sécurité sociale. La loi garantit la protection particulière
des peuples autochtones contre l’astreinte au travail forcé, l’esclavage sous
quelque forme que ce soit, y compris la servitude pour dette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette loi qui est une première en Afrique vient à point nommé pour faire
face à ce fléau. Il est évident qu’elle est le fruit du dynamisme de la société
civile et de la volonté du gouvernement congolais de garantir les droits des
populations autochtones. Cependant, un défi demeure pour son effectivité :
la sensibilisation de tous les acteurs, principalement les responsables de
l’application des lois et les autochtones. Ceux-ci doivent s’en approprier pour
prétendre s’en prévaloir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En définitive, l’esclavage, les pratiques analogues à celui-ci, tel que le
travail forcé et le travail pour dettes sont présentées à travers des
témoignages dans ce rapport comme une manifestation de la gravité des
conditions dans lesquelles vivent les peuples autochtones en république du
Congo. Vu la gravité de la situation, l’OCDH a formulé plusieurs
recommandations afin d’éviter la pérennisation de ce système de discrimination
et d’exploitation d’un peuple par un autre, transmis de génération en
génération, qui n’est pas moins qu’un outrage à la dignité humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux autorités congolaises :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Prendre les textes d’application de la loi 5-2011 du 11 février 2011
portant promotion et protection des populations autochtones, notamment ses
dispositions contre l’esclavage, les pratiques analogues à l’esclavage, au
travail forcé et au travail pour dettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Mener une campagne de sensibilisation sur la loi 5-2011 du 11 février 2011
portant promotion et protection des populations autochtones, notamment à
l’endroit des populations autochtones et des responsables de l’application des
lois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Élaborer et mettre en œuvre un programme national de lutte contre la
problématique de l’esclavage, des pratiques analogues à l’esclavage, y compris
le travail forcé et le travail pour dettes à l’encontre des populations
autochtones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Prendre sans délais les mesures pour ratifier la Convention n° 169 de
l’OIT relative aux peuples indigènes et tribaux de 1989.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Assurer la représentation des peuples autochtones dans les instances de
prise de décisions politiques, au niveau local, régional et national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux instances internationales :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Les mécanismes juridiques mis en place par les différents traités
internationaux doivent s’intéresser à la problématique présentée dans ce
rapport et demander des comptes aux autorités congolaises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- L’OIT doit apporter son appui aux autorités congolaises dans de but
d’effectuer une étude sur la problématique mise en exergue dans le présent
rapport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Les agences onusiennes doivent donner leur appui au gouvernement dans
toutes les politiques d’accompagnement en faveur des peuples autochtones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le Rapporteur Spécial sur la situation des droits humains et des libertés
fondamentales des peuples autochtones de l’ONU doit veiller au respect par le
Congo, des normes relatives à la protection des populations autochtones contre
les dispositions contre l’esclavage, les pratiques analogues à l’esclavage, au
travail forcé et au travail pour dettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le Groupe de travail de la Commission africaine sur les peuples
autochtones devrait entreprendre une mission de suivie au Congo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la Société Civile :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Dénoncer la problématique traitée dans ce rapport afin que les pratiques
décriées ne passent plus sous silence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Rechercher des partenariats avec plusieurs acteurs dans la dénonciation de
la problématique et dans le plaidoyer pour l’amélioration des conditions de vie
précaires dans lesquelles vivent les populations autochtones au Congo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Aider au renforcement des capacités au sein des organisations regroupant
les peuples autochtones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Encourager la population autochtone à s’organiser afin de pouvoir faire
face à leur situation à partir d’une position de force.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Atteintes à la démocratie : le gouvernement congolais étouffe les manifestations syndicales et politiques des opposants</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2011/08/10/Atteintes-%C3%A0-la-d%C3%A9mocratie-%3A-le-gouvernement-congolais-%C3%A9touffe-les-manifestations-syndicales-et-politiques-des-opposants</link>
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    <pubDate>Wed, 10 Aug 2011 16:15:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Communiqué de presse</category>
        <category>Atteintes a la democratie</category><category>Detention</category><category>République du Congo</category>    
    <description>&lt;p&gt;Brazzaville, le 10 août 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) est très préoccupé par
les atteintes répétées à la démocratie et dénonce vigoureusement les multiples
arrestations et détentions de personnes voulant exprimer leurs opinions ainsi
que l’interdiction de réunions politiques des opposants.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En effet, monsieur Amedé Loemba Delho, congolais âgé de 31 ans, croupit en
détention depuis le 02 mars 2011, après son arrestation à Pointe – Noire,
capitale économique du Congo, par les services spéciaux. Il avait voulu mettre
en œuvre, à Pointe – Noire, un plan de manifestations pacifiques incluant une
grève des transporteurs et une marche pacifique suivie d’un sit in de la
jeunesse pour protester contre, entre autres, le mauvais état des routes, les
multiples inondations et la présence massive des ordures dans la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Transféré à Brazzaville, il a été séquestré à la Direction générale de la
surveillance du territoire (DGST) qui l’accuse curieusement
« d’organisateur de coup d’Etat contre le président Sassou Nguesso ».
Après 54 jours dans les geôles de la DGST, il est présenté devant le Procureur
de la république près le Tribunal de grande instance de Brazzaville qui confie
son dossier au 2ème cabinet d’instruction. Celui-ci, confirmant le chef
d’accusation, le jette à la Maison d’arrêt centrale de Brazzaville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, en date du 30 juillet 2011, un meeting du Rassemblement des
jeunes patriotes, association politique de l’opposition congolaise, présidée
par M. Paul Marie Mpouelé, a été interdit par le Préfet de Brazzaville. Cette
association avait régulièrement demandé l’autorisation de tenir son meeting à
l’esplanade du stade Alphonse Massamba Debat à Brazzaville. Le jour du meeting,
les militants de cette association se sont retrouvés avec les policiers qui
avaient déjà investi les lieux la veille de la manifestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Préfet n’a pas formellement répondu aux organisateurs. Toutefois, les
responsables de la police, répondant aux interrogations des organisateurs ont
présenté une note signée du Préfet interdisant ladite manifestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, depuis le 7 août 2011, trois personnes, dont M. Isidore Merlin
Gomo, chauffeur transporteur, sont détenues au Commissariat de police de
Lumumba, premier arrondissement de Pointe – Noire. Il leur est reproché d’avoir
voulu organiser une grève des transporteurs en réaction au rétablissement
unilatéral des taxes liés au transport routier, alors que le problème ayant
occasionné, depuis quelques années, la suspension du paiement de celles-ci
reste entier : le mauvais état des routes dans la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le même jour, 7 août 2011, M. Eric Patrick Mampouya, blogueur très critique
face au déficit démocratique au Congo, a été interpelé par la DGST à l’aéroport
international de Maya-Maya, lors de son arrivée à Brazzaville en provenance de
Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant dix heures de garde à vue, passeport confisqué, il a été soumis à un
interrogatoire avant d’être relaxé avec de sévères mises en garde de la part
des officiers des services spéciaux, notamment l’obligation d’observer le
« respect strict de la loi » ( ?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à ce climat délétère du fait du tout sécuritaire, l’OCDH
recommande :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Au gouvernement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- de libérer sans condition MM. Amedé Loemba Delho et Isidore Merlin Gomo
ainsi que tous les autres détenus d’opinion ; - de veiller à l’intégrité
physique et morale de M. Eric Patrick Mampouya durant son séjour en république
du Congo ; - de s’abstenir d’interdire, sous quelque forme que ce soit,
les activités et autres manifestions des syndicalistes et des opposants
politiques ; - de respecter les libertés fondamentales, notamment la
liberté d’expression et d’opinion, la liberté de manifestation pacifique et les
libertés syndicales ; - de respecter, en toutes circonstances, les
engagements pris par la république du Congo, récemment membre du Conseil des
droits de l’homme des Nations unies, en matière de droits de l’Homme.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Accord de partenariat entre le gouvernement congolais et African Park Network (APN)</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2011/08/01/Accord-de-partenariat-entre-le-gouvernement-congolais-et-African-Park-Network-%28APN%29</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:dbedee2ecf514c7a2647c33f91d13299</guid>
    <pubDate>Mon, 01 Aug 2011 16:40:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Note de position</category>
        <category>African Network Park</category><category>Gouvernement congolais</category><category>PNOK</category><category>République du Congo</category>    
    <description>&lt;p&gt;Le décret n° 221 du 10 mai 2001 a créé le Parc national d’Odzala-Kokoua
(PNOK) qui s’étend aujourd’hui sur une superficie de 1.354.600 hectares. Il
compte, dans ses abords, 39 villages et plusieurs centres urbains (Mbomo,
Etoumbi, Makoua, Sembé et Mokéko) correspondant à plus de 60.000 habitants.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En 2010, le programme ECOFAC a fait valider le plan d’aménagement du parc au
niveau local. Ce plan d’aménagement garantissait la participation des
communautés, sans condition, aux bénéfices générés par les activités de
conservation et leur implication dans les organes de gouvernance du parc. Par
ailleurs, l’approche des missions du parc telle que prônée dans ce plan
d’aménagement appréhendait le PNOK comme un parc national au sens de l’article
5 de la loi n° 37-2008 sur la faune et les aires protégées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin du programme ECOFAC, le gouvernement a engagé des discussions en
vue de nouer d’autres partenariats pour la gestion du PNOK.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les 18 février et 14 novembre 2010, le gouvernement congolais et
African Network Park (ANP) ont signé respectivement un Protocole d’accord et un
Accord de partenariat portant sur la gestion et le financement du PNOK.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ressort de ces conventions que les recettes du parc ne pourront être
redistribuées aux communautés que si elles sont supérieures au besoin de
fonctionnement du parc. Par ailleurs, ce surplus sera affecté en priorité à la
provision des dépenses futures et ne pourra être reversé aux communautés que
s’il y a un excédent après cette provision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet accord dispose aussi que l’organe de gestion du parc est responsable de
la vente du carbone stocké dans le parc. Il percevra tout revenu émanant des
paiements relatifs aux services éco systémiques, y compris le carbone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En sus, plusieurs énonciations de cet accord sont contraires à plusieurs
stipulations du Plan d’aménagement telles que le partage du bénéfice ainsi que
les missions et objectifs du parc. A titre d’illustration, le plan
d’aménagement validé prévoit trois places pour les communautés locales dans le
Conseil d’administration alors que l’Accord de partenariat crée un Conseil
d’administration dans lequel les communautés locales ne sont pas
représentées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces dispositions violent la législation nationale sur les aires protégées et
anticipent, sinon tranchent, les discussions nationales relatives au statut du
carbone et les transactions y relatives. En effet, l’article 22 de loi n°
37-2008 sur la faune et les aires protégées dispose clairement que les
populations riveraines bénéficient des revenus générés par les activités qui
s’exercent dans le parc. Il est vrai que les textes d’application sur cette
matière ne sont pas encore disponibles mais il est tout autant vrai que la
double condition pour que les fonds arrivent jusqu’aux communautés rend quasi
impossible ce partage de bénéfices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le R-PP Congo, qui est en cours d’adoption au Fonds de partenariat pour le
carbone forestier (Banque mondiale), n’a pas encore donné de réponses sur les
questions relatives au statut du carbone, notamment à qui appartient le
carbone ? Comment celui-ci sera vendu? Qui le vendra et percevra les
revenus issus de cette vente? Quels sont les droits des communautés qui doivent
être respectés ? Quels sont les organes qui assurent la régulation du
carbone ? Autant de questions qui n’ont pas encore trouvé de réponses
officielles. Donc, dans ce contexte de vide juridique et institutionnel, les
dispositions qui octroient à l’entité légale du parc le droit de vendre le
carbone et d’en percevoir les fruits posent de réels problèmes de droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conséquence l’OCDH demande au gouvernement congolais de :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• constater l’illégalité de cet accord. En effet, la nature de celui-ci
n’est pas en conformité avec la loi sur la faune et les aires
protégées ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• respecter la volonté des communautés exprimée dans le plan d’aménagement
du parc validé en 2010 par le programme ECOFAC ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• recueillir le consentement libre et préalable des communautés en cas de
révision du plan d’aménagement qui garantit leur implication et leur
participation sans condition aux bénéfices générés par les activités de
conservation ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• s’abstenir de prendre des engagements relatifs au marché du carbone en
dehors du processus national d’élaboration du mécanisme mis en œuvre par le
comité national REDD.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Les organisations de la société civile du bassin du Congo préoccupées par rapport au sommet des trois bassins forestiers tropicaux</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2011/05/27/Les-organisations-de-la-soci%C3%A9t%C3%A9-civile-du-bassin-du-Congo-pr%C3%A9occup%C3%A9es-par-rapport-au-sommet-des-trois-bassins-forestiers-tropicaux</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:ea02de86af3272af6b923aedccf1c6df</guid>
    <pubDate>Fri, 27 May 2011 15:51:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Note de position</category>
        <category>Bassin du Congo</category><category>Congo Brazzaville</category><category>OCDH</category><category>République du Congo</category>    
    <description>&lt;p&gt;Brazzaville, le 27 mai 2011. Les organisations de la société civile du
bassin du Congo viennent par la présente exprimer leurs vives préoccupations au
regard de la non implication des communautés locales et des populations
autochtones dans les discussions du sommet des trois bassins tropicaux qui sera
organisé à Brazzaville du 31 mai au 6 juin 2011.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;De même, nous venons par la présente manifester notre vif regret face à la
sous-information et la marginalisation de la société civile du bassin du Congo
dans l’organisation dudit sommet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, les projets de déclaration et d’accord de coopération du
sommet des trois bassins ne définissent pas de manière explicite le rôle qui
sera imparti à la société civile dans le processus de mise en œuvre des
recommandations dudit sommet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Étant donné que les conclusions de ce sommet seront déterminantes pour la
position commune des trois bassins dans les négociations internationales sur la
lutte contre les changements climatiques, nos organisations attirent
l’attention des Chefs d’Etat de ne pas accorder la priorité au commerce du
carbone par rapport au financement du processus REDD+. A ce propos, nos
organisations interpellent les Chefs d’Etat des trois bassins sur les risques
et inconvénients de ce mécanisme du marché du carbone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, le recours au mécanisme du marché encouragera les pays développés
à ne pas réduire leurs émissions en faisant la compensation dans les pays qui
séquestrent le carbone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, les solutions basées sur le marché, qui permettent d’augmenter les
émissions dans le nord, n’aboutiront pas aux réformes fondamentales requises
pour protéger le développement et les forêts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard de ce qui précède, les organisations de la société civile du
bassin du Congo formulent les recommandations suivantes aux Chefs d’Etat des
trois bassins forestiers :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Approfondir la réflexion sur le mécanisme du commerce du carbone et saisir
l’opportunité de l’option des fonds qui a l’avantage d’offrir les garanties
d’une protection forestière crédible sur le plan environnemental et de
réduction en permanence des émissions dans les nations forestières et dans les
pays industrialisés ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Établir des sauvegardes communes visant à garantir les droits des
communautés forestières y compris les populations autochtones susceptibles
d’être affectées par les politiques, mesures et actions envisagées dans le
cadre de la lutte contre les changements climatiques ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Prendre des mesures pour faciliter l’implication et la prise en compte des
préoccupations de la société civile dans les conclusions du sommet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour plus d’informations, contacter : Roch Euloge N’ZOBO, Chargé de la
communication de la Plateforme congolaise pour la gestion durable des Forêts.
Tel : +242 05 553 15 73, Email : renzobo@yahoo.fr Brazzaville,
République du Congo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les organisations signataires :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Centre pour l’Environnement et le développement (CED), Samuel Nguiffo,
Secrétaire général, Email : snguiffo@cedcameroun.org, Tel 00237 99 95 28
49/ République du Cameroun ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Réseau Ressources Naturelles, (RRN-RDC). Joseph BOBIA, Coordonateur
Email : rrnrdc@rrnrdc.org, rrncoordination@yahoo.com Tél. +243818148539 /
+243998182145 Kinshasa, République Démocratique du Congo) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- ONG Brainforest, Marc ONA ESSANGUI, Secretaire Exécutif (Email :
ona_essangui@yahoo.com, essono.ondopj@gmail.com; Tél. : +241 07 41 99 22/
+241 07 29 41 40 ; Libreville, Gabon) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Maison de l’Enfant et de la Femme Pygmée(MEFP). Saint Jérome SITAMON,
Cordonnateur adjoint Tel: +236 75 04 13 76 BP 150 E-mail:
sitamon_jerome@yahoo.fr , mefpcontact@yahoo.fr Bangui, République
Centrafricaine ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Groupe de Travail Climat REDD (GTCR). Roger MUCHUBA BUHEREKO,
Coordonnateur National Tel +243998676477, E-mail rogermuchuba @yahoo.fr
Kinshasa, République démocratique du Congo ; - RCEN, Nene MAINZANA MAPOKO
Coordinatrice, E-mail:aiglenene@yahoo.fr Téléphone:+ 243 8151 90 535 Kinshasa,
République Démocratique du Congo;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- ONG OCEAN, Cyrille ADEBU LIGINDA, Coordonnateur, Téléphone: +243998539142
/ +243813083652 Email : adebucylle@yahoo.fr, Kisangani, République
démocratique du Congo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH). Roger BOUKA OWKO,
Directeur exécutif Email : renzobo@yahoo.fr, rboukaowoko@yahoo.com. Tel.
+242 05 551 34 50/ +242 05 553 15 73. Brazzaville, République du
Congo ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Association pour la défense des droits des populations autochtones
(ADPPA). Jean NGANGA, Président ; Email : adppa.congo@yahoo.fr Tél.
+242 05 765 74 41. Brazzaville, République du Congo ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Forum pour la gouvernance et les droits de l’Homme (FGDH). Maixent
HANIMBAT, Président. Email : fgdh_congo@yahoo.fr Tél. +242 05 576 42 79).
Brazzaville, République du Congo - Cercle d’Appui à la gestion Durable des
Forêts (CAGDF) Lambert MABIALA, Secrétaire général, Email :
nkodiaalfred@yahoo.fr Tel : +242.06.615.16.79/05.729.66.26 Brazzaville,
République du Congo ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Organisation pour le Développement et les Droits de Humains au CONGO
(ODDHC) Mlle Sylvie Nadège M’Foutou Banga, Présidente. Email :
mf_banga@hotmail.com Tél. +242 05 524 19 56. Brazzaville, République du
Congo&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Denis Sassou Nguesso promulgue la loi portant promotion et protection des droits des populations autochtones du Congo.</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2011/03/11/Denis-Sassou-Nguesso-promulgue-la-loi-portant-promotion-et-protection-des-droits-des-populations-autochtones-du-Congo</link>
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    <pubDate>Fri, 11 Mar 2011 12:23:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Communiqué de presse</category>
        <category>Loi n°5-2011 du 25 février 2011</category><category>OCDH</category><category>Peuples autochtones</category><category>République du Congo</category>    
    <description>&lt;p&gt;L’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) salut la promulgation,
par le président de la république du Congo, Denis Sassou Nguesso, de la loi n°
5 - 2011 du 25 février 2011 portant promotion et protection des droits des
populations autochtones en république du Congo ; et par la même occasion
exprime sa reconnaissance au gouvernement, aux agences des Nations unies et aux
organisations de défense des droits humains de la sous-région pour leur
accompagnement.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En effet, adopté par les deux chambres du parlement en décembre 2010, cet
instrument juridique vient renforcer la protection légale de cette catégorie de
la population, objet de marginalisation, de discriminations et d’exclusion. Cet
aboutissement est le résultat d’un long processus participatif initié depuis
août 2004 par le ministère de la justice et des droits humains avec l’appui de
la société civile nationale et internationale, plus particulièrement à travers
le projet mis en œuvre par l’OCDH en partenariat avec la Rainforest Foundation
du Royaume Uni.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la faveur de ce projet, les communautés autochtones ont été impliquées à
chaque étape du processus d’élaboration de cette loi : information et
consultation préalables, collecte de données, élaboration des provisions pour
la loi, plaidoyer pour son adoption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette loi s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Déclaration des
Nations unies sur les droits des peuples autochtones adoptée le 13 septembre
2007, qui dispose, notamment, en son article 38 : « Les États
prennent, en consultation et en coopération avec les peuples autochtones, les
mesures appropriées, y compris législatives, pour atteindre les buts de la
présente Déclaration ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au plan national, la Charte de l’unité nationale, adoptée le 29 mai 1991 et
qui fait partie intégrante de la Constitution, énonce clairement en son article
4 alinéa 6 : « l’Etat a le devoir d’assurer la protection et la
défense des minorités ethniques».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgré la consécration du principe constitutionnel d’égalité et de non
discrimination reconnu à tous les citoyens par l’article 8 de la Constitution
congolaise, les populations autochtones subissent des violations graves de
leurs droits. Elles sont victimes de la discrimination et de la marginalisation
qui menacent gravement leur personnalité juridique, leur mode de vie et leur
culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La promulgation de cette loi permettra d’apporter une protection spécifique
des droits de cette catégorie vulnérable et élève la république du Congo au
rang de pionnier en la matière en Afrique. Elle vient régler définitivement la
question de la prise en compte des droits des populations autochtones dans les
programmes de gestion de la forêt, à l’instar du processus REDD et de
l’APV/FLEGT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Congo vient de faire un pas important dans la lutte contre les mauvais
traitements à l’endroit des populations autochtones, mais le chemin reste
encore long pour que cette protection soit réelle sur le terrain, car il faut
travailler maintenant pour la prise des textes d’application et à la
vulgarisation de cette loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, l’OCDH recommande :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Au gouvernement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- De prendre toutes les mesures qui s’imposent pour l’élaboration des textes
d’application de cette loi avec l’implication de toutes les parties
prenantes ; 2. Aux institutions internationales et autres partenaires du
gouvernement : - D’apporter un appui multiforme au gouvernement du Congo
et à la société civile pour la vulgarisation et l’applicabilité de cette
loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. A la société civile :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- De concevoir et mener des actions en vue de la vulgarisation et
l’applicabilité de cette loi.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>L'Observatoire Congolais des Droits de l'Homme (OCDH), l’Association pour les droits de l’Homme et l’Univers carcéral (ADHUC) et le Forum pour la gouvernance et les droits de l’Homme (FGDH)  déposent plainte</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2010/12/23/L-Observatoire-Congolais-des-Droits-de-l-Homme-%28OCDH%29%2C-l%E2%80%99Association-pour-les-droits-de-l%E2%80%99Homme-et-l%E2%80%99Univers-carc%C3%A9ral-%28ADHUC%29-et-le-Forum-pour-la-gouvernance-et-les-droits-de-l%E2%80%99Homme-%28FGDH%29-d%C3%A9posent-plainte</link>
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    <pubDate>Thu, 23 Dec 2010 12:48:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Brazzaville, le 23 décembre 2010. L'Observatoire Congolais des Droits de
l'Homme (OCDH), l’Association pour les droits de l’Homme et l’Univers carcéral
(ADHUC) et le Forum pour la gouvernance et les droits de l’Homme (FGDH)
viennent par la présente informer l’opinion nationale et internationale qu’ils
ont décidé de déposer plainte au tribunal de grande instance de Brazzaville
contre monsieur Yvon OTSOU, régisseur de la maison d’arrêt et de correction de
Brazzaville ; monsieur MAMPOUYA, chauffeur à la Maison d’arrêt, ainsi que
le Capitaine MOUKOURI, gendarme en service à la Maison d’arrêt et de correction
de Brazzaville du 08 au 09 septembre 2010 et autres.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Cette plainte est déposée pour coups et blessures volontaires, non
assistance à personne en danger, homicide volontaire, meurtre et complicité de
meurtre, dissimulation du cadavre, abus d’autorité et acte de torture, et
traitement cruel, inhumain et dégradant sur la personne de Ferdinand
MBOURANGON.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A titre de rappel, Monsieur Ferdinand MBOURANGON, 35 ans, lieutenant des
Forces Armées Congolaises (FAC) en service à la zone autonome de Brazzaville
(ZAB) était incarcéré à la maison d’arrêt et de correction de Brazzaville dans
le cadre de l’opération de contrôle des salaires des agents de la fonction
publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 08 septembre 2010, un autre détenu nommé ADAMO avait été informé du décès
de son enfant. Ce dernier, tenant à être aux cotés de sa famille pour les
obsèques, avait sollicité une autorisation de sortie auprès du régisseur de la
Maison d’arrêt. Cette permission ne lui avait pas été accordée pour des
questions de procédure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mecontents de ce refus et par solidarité, les codétenus de l’infortuné,
parmi lesquels Ferdinand BOURANGON, avaient manifesté leur désapprobation. Ce
qui avait abouti à une altercation entre les agents de l’administration
pénitentiaire appuyés par les gendarmes en faction et les détenus
mecontents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après avoir repris le contrôle de la situation, le régisseur de la Maison
d’arrêt avait intimé l’ordre de punir les meneurs de cette révolte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, une dizaine de personne y compris Ferdinand BOURANGON, avaient été
conduite dans la cellule dite « disciplinaire » pour un passage à
tabac par les gendarmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces détenus ont été victimes d’actes de torture et de traitement cruel,
inhumain et dégradant de la part des gendarmes en service à la Maison d’arrêt,
appuyés par une unité d’intervention mobile dirigée par le capitaine
MOUKOURI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain, le 09 septembre 2010, ayant constaté l’état piteux de ces
victimes, leurs tortionnaires les avaient emmenés à l’hôpital central des
armées pour les soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à la gravité des blessures, le médecin avait requit l’internement des
blessés, notamment de Ferdinand BOURANGON pour un meilleur suivi. Cette demande
a été refusée par le responsable de la Maison d’arrêt qui avait reconduit
Ferdinand BOURANGON en cellule de détention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est ainsi qu’il décédera à la Maison d’arrêt le 09 septembre 2010 à 14
heures des suites de ces blessures, sans avoir reçu les soins adéquats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le corps sans vie de monsieur Ferdinand BOURANGON avait été ensuite déposé à
la morgue municipale de Brazzaville par le chauffeur de la Maison d’arrêt,
monsieur MAMPOUYA, à l’insu de sa famille et sans constat de police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’autopsie du corps qui a été réalisée le 17 septembre 2010, a conclu que
Monsieur BOURANGON Ferdinand est décédé le 09/09/2010 des suites des coups et
blessures volontaires. Le coup fatal a été porté au thorax et entrainé un
traumatisme cardiaque sévère provoquant une embolie pulmonaire massive cause du
décès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du point de vue du droit, ces actes constituent de crimes et délits de coups
et blessures volontaires, non assistance à personne en danger, homicide
volontaire, meurtre et complicité de meurtre, dissimulation du cadavre, abus
d’autorité et acte de torture, et traitement cruel, inhumain et dégradant
prévus et punis aux articles 59, 60, 186, 295, 303, 304, 309, 310, 319, 359, du
code pénal ; les articles 7, 9 et 10 de la constitution congolaise ;
l’article 60 du code de procédure pénale et constitutif de la violation des
articles 3, 5, 7 et 8 de la déclaration universelle des droits de l’homme de
l’article 2 de la convention contre la torture et autres peines ou traitement
inhumain, cruel et dégradant ratifiée par l’Etat congolais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dès lors, la responsabilité pénale de monsieur Yvon OTSOU, régisseur de la
maison d’arrêt et correction de Brazzaville ; de monsieur MAMPOUYA,
chauffeur à la Maison d’arrêt, du Capitaine MOUKOURI ainsi que des autres
gendarmes en service à la Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville du 08
au 09 septembre 2010 est indubitablement engagée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En raison du préjudice éminemment important dont on a souffert en tant
qu’Organisations non gouvernementales ayant entre autres mandats, celui de la
lutte contre l'impunité avons décidé de porter plainte.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Atelier d’analyse et de validation des contributions de la société civile au R-PP Congo</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2010/10/24/Atelier-d%E2%80%99analyse-et-de-validation-des-contributions-de-la-soci%C3%A9t%C3%A9-civile-au-R-PP-Congo</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:0e32ee57a880d0e3a4f00cfb768e6e2e</guid>
    <pubDate>Sun, 24 Oct 2010 18:30:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Bassin du Congo</category><category>Congo Brazzaville</category><category>Gestion durable des forêts</category><category>Plate forme</category><category>R-PP Congo</category><category>REDD</category>    
    <description>&lt;p&gt;La Plateforme des organisations de la société civile pour la gestion durable
des forêts a organisé un atelier de validation des contributions de la société
civile au R-PP Congo, avec l’appui financier de Bank International Center et de
FERN. Le RPP est la proposition de la République du Congo pour sa préparation à
la REDD+, C'est-à-dire à la réduction des émissions dues à la déforestation et
à la dégradation forestière.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La République du Congo a été sélectionnée depuis janvier 2010 par le Fonds
de Partenariat pour le Carbonne forestier de la Banque Mondiale, pour la mise
en œuvre du programme REDD. Une quarantaine de membres des organisations non
gouvernementales venant de Dolisie, Owando, Djambala, Pointe-Noire et
Brazzaville ont participé à cet atelier qui s’est déroulé dans la salle de
conférences de l’ASUHD. L’objectif de cet atelier était de formuler des
propositions en vue de la prise en compte des droits des communautés locales et
des populations autochtones, ainsi que des normes de la gestion durable des
forêts, dans le R-PP Congo. Au regard des enjeux que soulève la thématique du
mécanisme REDD, la Plateforme fait sienne les principes adoptés par la société
civile lors de la Conférence d’Accra du 18 au 20 août 2008, l’atelier de Douala
du 27 au 30 septembre 2010 et de la conférence de Tianjin du 04 au 09 octobre
2010. Après analyse du R-PP, les participants ont apporté plusieurs
contributions formulées sous forme de recommandations principalement centrés
autour des points suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- La République du Congo ne devrait pas soutenir les arguments qui
consistent à incriminer les communautés locales et les populations autochtones
comme étant les principaux auteurs de la déforestation et de la dégradation des
écosystèmes forestiers ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- La REDD ne devrait pas constituer une nouvelle menace de dépossession de
leurs terres ancestrales pour les communautés locales, c’est-à-dire que tout
processus de prise en compte du carbone dans la gestion des forêts devrait
nécessairement assurer la reconnaissance et la sécurisation préalables des
droits des communautés locales et autochtones sur les terres et les ressources
à travers les mesures de sauvegarde clairement énoncées dans la R-PP ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le consentement libre, informé et préalable des communautés locales et des
populations autochtones devrait être recueilli avant l’élaboration et la mise
en œuvre de tout projet susceptible de les affecter dans leur mode de vie,
leurs droits à la terre et aux ressources de la forêt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le financement de la contribution de la forêt à la régulation du climat
mondial ne doit pas être considéré comme un prétexte, mieux une autorisation
pour les pays pollueurs à éviter la réduction de manière sensible de leurs
émissions de gaz à effet de serre, moins encore comme un mécanisme de transfert
par eux de la dette des PTTE comme forme de paiement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en se félicitant de la disponibilité du gouvernement à travers la
participation du Coordonateur national REDD, monsieur Georges Claver BOUDZANGA,
à cet atelier, la Plateforme s’engage à apporter sa contribution à ce processus
en appuyant les pouvoirs publics dans leur action afin que ce changement qui
s’avère nécessaire pour la survie de la planète, ne porte atteinte au mode de
vie, à la culture, ni surtout aux droits de ces communautés à l’accès à la
terre et aux ressources de la forêt.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Meurtre à la Maison d’arrêt de Brazzaville</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2010/09/20/Meurtre-%C3%A0-la-Maison-d%E2%80%99arr%C3%AAt-de-Brazzaville</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b8d2bc44142a9a9f375c6689b597fcb7</guid>
    <pubDate>Mon, 20 Sep 2010 18:08:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Congo Brazzaville</category><category>Gendarmes</category><category>Meurtre</category>    
    <description>&lt;p&gt;L’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) et l’Association pour
les droits de l’Homme et l’univers carcéral (ADHUC) expriment leur vive
préoccupation et condamnent le meurtre, commis le 09 septembre 2010, à la
Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville sur la personne de Ferdinand
Mbourangon, par des gendarmes en dérive.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Selon les informations parvenues à nos organisations, M. Ferdinand
Mbourangon a succombé à la suite des actes de torture qui ont laissé des
stigmates sur son corps. Ces actes de torture lui ont été infligés, le 08
septembre 2010, par les gendarmes en service à la Maison d’arrêt et de
correction de Brazzaville, visiblement appuyés par une intervention de
l’escadron mobile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, M. Ferdinand Mbourangon, 35 ans environ, lieutenant des Forces
armées congolaises (FAC), en service à la Zone autonome de Brazzaville (ZAB)
était incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville dans le
cadre de l’opération de contrôle des salaires des agents de la fonction
publique. Actuellement, plusieurs dizaines de militaires, pour la plupart des
sous-officiers, sont détenus à la Maison d’arrêt de Brazzaville suite à ce
contrôle initié par le gouvernement depuis février 2010.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 08 septembre 2010, un autre détenu, un certain Adamo, a été informé du
décès de son enfant. Ce dernier tenant à être aux côtés de sa famille pour le
deuil, a sollicité une autorisation de sortie auprès du Régisseur de la Maison
d’arrêt. Cette permission ne lui avait pas été accordée pour des questions de
procédures. Mécontents de ce refus, et par solidarité, les codétenus de
l’infortuné, parmi lesquels Ferdinand Mbourangon, vont manifester leur
désapprobation. Ce qui a abouti à de longues minutes d’altercation entre les
agents de l’administration pénitentiaire appuyés par la dizaine de gendarmes de
faction et les détenus mécontents, pour la plupart des militaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation perdurant, le Régisseur de la Maison d’arrêt intime l’ordre
de punir les meneurs de ce qui a été qualifié de mutinerie. Une dizaine de
personnes, y compris Ferdinand Mbourangon, a alors été trainée dans la cellule
dite « disciplinaire » pour un passage à tabac par les gendarmes sous
la direction d’un capitaine. Ces gendarmes, complètement dans la dérive, se
sont alors livrés aux actes barbares de torture sur ces détenus sans
défense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain, ayant constaté l’état piteux de ces victimes, les responsables
de la Maison d’arrêt les ont emmené à l’hôpital central des armées pour des
soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à la gravité des blessures, le médecin avait requis l’internement des
blessés, notamment de Ferdinand Mbourangon, pour un meilleur suivi. Comme à
l’accoutumée, cette demande a, une fois de plus, été refusée. Ramené à la
Maison d’arrêt, Ferdinand Mbourangon décède, le 09 septembre 2010 aux environs
de 14h, sans avoir reçu des soins adéquats. Il laisse deux enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le corps sans vie de M. Mbourangon a été déposé à la morgue municipale de
Brazzaville par le chauffeur de la Maison d’arrêt à l’insu de sa famille et
sans constat de police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il sied de rappeler que cette battue aurait causé de nombreux blessés dont
deux graves parmi lesquels Yoka Koumou. A ce jour, aucune enquête n’a été
officiellement ouverte par le Parquet du tribunal de grande instance de
Brazzaville qui pourtant a demandé l’autopsie du corps de Ferdinand Mbourangon.
Cette autopsie a eu lieu le 18 septembre 2010, en présence des membres de la
famille de la victime. A l’œil nu, cette opération a dévoilé des impacts
importants surtout dans la cage thoracique où le médecin a constaté une
hémorragie interne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce meurtre perpétré dans la Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville
ne fait que confirmer deux réalités : celle de l’univers carcéral
congolais et pose le problème du non respect par le Congo des engagements
internationaux relatifs à la dignité de la personne humaine en général et celle
des personnes privées de liberté en particulier qui sont souvent victimes des
actes de torture, de traitements cruels, inhumains et dégradants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’autre réalité est un constat de routine : la brutalité et les
multiples dérapages des gendarmes. Les gendarmes qui à travers leurs
comportements barbares et immoraux contrastant avec les formations qu’ils
subissent, ont perdu leur crédibilité aux yeux de la population. Leur devise
« honneur et patrie » est devenue un slogan pieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, nos organisations sont consternées par le mutisme et l’indifférence
des autorités judiciaires, notamment le comportement du Régisseur de la Maison
d’arrêt qui non seulement n’informe pas les membres de la famille de Ferdinand
Mbourangon (inhumé ce 21 septembre 2010), mais aussi et surtout le refus de
prendre en charge tous les frais inhérents aux obsèques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville est une vieille bâtisse
construite pendant l’époque coloniale pour emprisonner une centaine
d’indigènes. Elle ne répond plus aux normes modernes en matière de détention.
Au 20 septembre 2010, cet établissement détenait environ 570 personnes dont 21
mineurs. Il y a plus de prévenus que de condamnés. Gardée par une dizaine de
gendarmes appuyant le personnel pénitentiaire, on y retrouve des prévenus qui
sont là, depuis une année, sans jugement pour des délits mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par conséquent, l’OCDH et l’ADHUC recommandent :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux autorités judiciaires :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- d’ouvrir une enquête afin d’établir les circonstances de ce décès et les
responsabilités pour engager des poursuites judiciaires à l’endroit des auteurs
de ce crime ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- de libérer toutes les personnes en dépassement de délais de détention
préventive à la Maison d’arrêt de Brazzaville et plus généralement, de veiller
aux atteintes à l’intégrité physique et morale de toutes les personnes privées
de liberté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Maison d’arrêt et de correction de Brazzaville est une vieille bâtisse
construite pendant l’époque coloniale pour emprisonner une centaine
d’indigènes. Elle ne répond plus aux normes modernes en matière de détention.
Au 20 septembre 2010, cet établissement détenait environ 570 personnes dont 21
mineurs. Il y a plus de prévenus que de condamnés. Gardée par une dizaine de
gendarmes appuyant le personnel pénitentiaire, on y retrouve des prévenus qui
sont là, depuis une année, sans jugement pour des délits mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Gouvernement :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- de démettre le Régisseur de la Maison d’arrêt et de correction de
Brazzaville de ses fonctions et le mettre à la disposition de la justice pour
ce crime ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- de créer un véritable corps des agents de l’administration pénitentiaires
qui doivent assurer l’ordre et la sécurité dans les établissements
pénitentiaires en lieu et place des gendarmes, militaires et policiers qui se
caractérisent par les violations massives et systématiques des droits de
l’Homme des personnes privées de liberté ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- de rembourser entièrement les frais inhérents aux obsèques de Ferdinand
Mbourangon, de dédommager sa famille, et de prendre en charge les soins
médicaux des autres blessés ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- de permettre, sans condition, aux défenseurs des droits de l’Homme de
visiter régulièrement la Maison d’arrêt de Brazzaville ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- de prendre des mesures efficaces pour lutter contre l’impunité des auteurs
de violations des droits de l’homme et de veiller, en toute circonstance, au
strict respect des engagements internationaux du Congo en matière de respect
des droits de l’homme, notamment la Convention contre la torture et les autres
peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants librement ratifiée par le
Congo en 2003.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Les populations du département du Pool livrées aux miliciens Ninjas, Mindouli 1 manque de représentant à l’Assemblée nationale.</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2010/12/13/Les-populations-du-d%C3%A9partement-du-Pool-livr%C3%A9es-aux-miliciens-Ninjas%2C-Mindouli-1-manque-de-repr%C3%A9sentant-%C3%A0-l%E2%80%99Assembl%C3%A9e-nationale.</link>
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    <pubDate>Sun, 13 Jun 2010 17:37:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Département du Pool</category>
        <category>Département du Pool</category><category>OCDH</category><category>République du Congo</category>    
    <description>&lt;p&gt;Cette note de position permet à l’Observatoire congolais des droits de
l’Homme (OCDH) de donner son point de vue sur la situation qui prévaut dans le
département du Pool après l’arrivée du Pasteur Ntumi à Brazzaville en décembre
dernier. Elle a trois objectifs spécifiques. Il s’agit d’exiger au
Gouvernement&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Premièrement, de garantir la sécurité des biens et des personnes dans le
département du Pool et de mettre fin à l’impunité dont jouissent les miliciens
Ninjas, auteurs et commanditaires d’actes de torture, de viols et
d’assassinats ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxièmement, de mettre en œuvre un programme conséquent de désarmement,
démobilisation et réinsertion des ex-combattants du Pool et subséquemment,
redéployer les services de l’Etat dans toutes les localités tenues par les
chefs de bandes Ninjas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisièmement, de prendre les dispositions qui s’imposent pour que la
circonscription de Mindouli 1 ait un représentant qui siège à l’assemblée
nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contexte&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis plus d’une décennie, les populations du département du Pool Sud
vivent le martyr avec des exactions commises pendant la guerre de 1998 à 2003
qui opposait, d’une part par les forces armées congolaises et leurs supplétifs
cobras, intheramwe rwandais et ex soldats zaïrois (des Forces armées zaïroises
et ceux de la division spéciale présidentielle – DSP du président
Mobutu) ; et d’autre part, par les miliciens Ninjas et Nsiloulou sous les
ordres de monsieur Frédéric Bitsangou alias Révérend Pasteur Ntumi,
actuellement Délégué général auprès de la présidence chargé de la promotion des
valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la suite de plusieurs accords de paix, plus ou moins respectés, la guerre
a pratiquement pris fin dans ce département. Le Pasteur Ntumi a été nommé en
mai 2007, à ces nouvelles fonctions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgré une nette évolution de la situation sécuritaire, la question du
désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion de quelque 30.000
ex-combattants Ninjas reste entière. Les multiples appuis de la communauté
internationale pour résoudre ce problème, n’ont pas atteint leur objectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation de ni guerre, ni paix n’avait pas permis aux populations du
Pool d’avoir tous leurs représentants au parlement. C’est seulement à la suite
des élections législatives, organisées dans un chaos total en 2007, que toutes
les circonscriptions du Pool ont pu élire leur représentant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dès le début de cette année 2010, le Pool est oublié. Les populations sont
toujours les laisser pour compte des solutions politiques : les exactions
se poursuivent et la circonscription de Mindouli 1 n’a plus de représentant à
l’Assemblée nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce début d’année, coïncide avec la période de la cueillette des safous. Les
propriétaires des plantations de ce fruit tropical, doivent d’abord demander
l’autorisation aux chefs de bandes Ninjas pour prétendre les cueillir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs localités sont sous le joug des miliciens Ninjas qui vivent sur le
dos des populations martyrisées qui ne savent pas à quel saint se vouer. Il
s’agit de Goma Tsétsé, Madzia, Kibouénde, Loulombo, Missafou, Kinkembo, etc.
pour la plupart longeant le chemin de fer Congo Océan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la situation sécuritaire dans le Pool :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’OCDH prend acte de l’arrivée à Brazzaville, courant décembre 2009, de
monsieur Frédéric Bitsangou alias Pasteur Ntumi et dénonce vigoureusement le
meurtre de Jacques Loubassou Matondo, et quatre autres personnes par les
miliciens Ninjas, au début de ce mois de janvier 2010 à Kibouendé dans la sous
– préfecture de Kinkala, dans le département du Pool.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Loubassou Matondo, 45 ans et père de 10 enfants était originaire de
la localité voisine de Madzia. Il vivait depuis 2001 à Kibouendé où il gérait
les biens familiaux jusqu’à la nuit du 1er au 2 janvier 2010 lorsqu’il trouve
la mort. En effet, ses assassins ont d’abord enlevé et violé la belle mère de
la victime avant de l’obliger de frapper à la porte de M. Jacques Loubassou
Matondo. Son épouse ouvrant la porte découvre sa mère dans un état pénible
après son viol. Elle décide alors de l’emmener se réfugier loin de sa maison
conjugale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après avoir mis sa mère à l’abri, l’épouse de Jacques Loubassou Matondo
revient à la maison pour constater la disparition de son mari enlevé par ces
assaillants qui sont en réalité des miliciens Ninjas. Apeurée, par les cris et
les coups de feu, elle est restée terrée à domicile surtout qu’il pleuvait
toute la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est finalement le matin que le corps de Jacques Loubassou Matondo a été
découvert criblé de trois balles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le même jour de la découverte du corps, le 2 janvier 2010, une autre bande
de Ninjas du chef de gang « Ramses », non autrement identifié, organise
des représailles au domicile de l’oncle d’un des auteurs de crime crapuleux,
surnommé « Mwana Mama », identifié par la belle mère violée juste avant ce
meurtre et appartenant à la bande adverse ayant pour chef de gang « Capi
Djedra » rentré à Brazzaville dans les suites du Pasteur Ntumi. Bilan de
ces représailles : deux morts et l’oncle de « Mwana Mama »
grièvement blessé. Il est hospitalisé à Kinkala.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite à ces représailles, la localité a été sous le choc et les populations
avaient fui dans la forêt jusqu’au 6 janvier car les deux bandes de Ninjas se
livraient à un échange de tirs avec des armes de guerres. C’est ainsi que Ntumi
va envoyer ces éléments dans la localité pour calmer les Ninjas des deux bandes
et appeler les populations à regagner leurs domiciles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, ce fameux « Mwana Mama » dans sa cavale est
rattrapé à la gare de PK Mfilou au sud de Brazzaville et présenté à la police
ferroviaire. Il est conduit un jour après au poste de police de la gare
centrale où il a été libéré alors que la gendarmerie de Kinkala qui enquête sur
cette affaire demandait son déferrement. Il doit être rattrapé afin qu’il
réponde de ces actes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l’absence d’un député de la circonscription de Mindouli 1 à l’Assemblée
nationale :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi n° 021 du 24 novembre 2001, portant loi électorale en république du
Congo en son article 58 sur les incompatibilités interdit à un membre du
gouvernement de siéger à l’hémicycle. L’article 59 donne les dispositions à
prendre en cas d’incompatibilité et enfin l’article 60 permet dans tous les cas
le siège du suppléant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la situation de la circonscription de Mindouli 1, Mlle. Adélaïde
Moungani, député titulaire est membre du gouvernement au sein duquel, elle
assume les fonctions de ministre des petites, moyennes entreprises et de
l’artisanat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A sa place, siégeait monsieur Mpassi Mouba, son suppléant qui
malheureusement est décédé en décembre 2009, laissant vacant le siège de
Mindouli 1 à l’Assemblée nationale. Et Mlle. Adelaïde Moungani reste toujours
ministre au détriment des populations de ce district du Pool.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux cas de figure sont envisageables : Soit Mlle. Adelaïde Moungani
démissionne du gouvernement et regagne noblement son fauteuil d’élue de sa
contrée ; soit elle démissionne de son mandat de député, ce qui permettra
d’organiser une élection partielle dans cette localité. Dans ce dernier cas, sa
chambre peut également prononcer sa démission sur requête du bureau de
l’Assemblée nationale.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Confirmation de la démission de l'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH) à la Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH)</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2010/03/15/Confirmation-de-la-d%C3%A9mission-de-l-Observatoire-congolais-des-droits-de-l-Homme-%28OCDH%29-%C3%A0-la-Commission-Nationale-des-Droits-de-l-Homme-%28CNDH%29</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:2351a76ee9defcfffc7bb852010e7114</guid>
    <pubDate>Mon, 15 Mar 2010 11:28:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Le Conseil d'administration de l'Observatoire congolais des droits de
l'Homme (OCDH), qui s'est réuni en session ordinaire les 13 et 14 mars 2010, a
délibéré ainsi qu'il suit :&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
</channel>
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