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  <title>OBSERVATOIRE CONGOLAIS  DES DROITS DE L'HOMME</title>
  <link>http://blog.ocdh.org/</link>
  <description></description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Mon, 30 Jun 2008 15:34:25 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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  <item>
    <title>Sur fond d’élections truquées, de détenus politiques, 
de pauvreté et de corruption : le Congo célèbre sa fête nationale</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2008/06/16/Sur-fond-delections-truquees-de-detenus-politiques-de-pauvrete-et-de-corruption-%3A-le-Congo-celebre-sa-fete-nationale</link>
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    <pubDate>Mon, 16 Jun 2008 16:43:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;COMMUNIQUE Sur fond d’élections truquées, de détenus politiques, de pauvreté
et de corruption : le Congo célèbre sa fête nationale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Brazzaville, le 14 août 2007. A l’occasion de la célébration du 47ème
anniversaire de l’accession du Congo à la souveraineté nationale,
l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) exprime sa vive
préoccupation au regard de la confiscation de la démocratie et de l’Etat de
droit, se caractérisant par les élections truquées, les détenus politiques, la
paupérisation des citoyens, la corruption et l’impunité généralisées.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La célébration d’un anniversaire étant une occasion pour faire le bilan, les
Congolais n’ont pas eu droit, comme à l’accoutumée, au discours sur l’état de
la nation, présenté à la veille de la célébration, le 15 août, de la fête
nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, le chef de l’Etat congolais vient de manquer à son obligation
coutumière de rendre compte de l’état de la nation au peuple congolais, seul
détenteur de la souveraineté nationale, au sortir de la tenue des élections
législatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’organisation chaotique, les dysfonctionnements et les insuffisances
relevés lors du premier tour des législatives de manière unanime par tous les
observateurs électoraux, ont refait surface au second tour en dépit de
l’engagement des autorités congolaises pour une meilleure organisation du 2ème
tour de ce scrutin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme au premier tour, cette désorganisation volontaire s’est caractérisée
par l’ouverture tardive des bureaux de vote, le retard dans la livraison du
matériel électoral, la manipulation des listes électorales, l’usage de faux
documents administratifs. A cela se sont ajoutés l’ouverture des bureaux de
vote clandestins et le convoyage des électeurs d’une circonscription électorale
à une autre, pour le vote multiple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette répétition du chaos est la manifestation du refus par les autorités
congolaises de tirer les leçons de l’échec du premier tour. Au contraire,
celles – ci se sont déployées pour manipuler le scrutin et truquer les
résultats ; face à une opposition politique instrumentalisée, complaisante
et sans réelle volonté de prendre ses responsabilités pour contribuer à la
consolidation de la démocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’OCDH reste scandalisé par le cafouillage politico – juridique orchestré
par le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation
qui, le 12 août 2007, s’est mué en juge électoral en invalidant les résultats
de la circonscription de Mabombo (département de la Bouenza), sans laisser à la
cour constitutionnelle le droit d’user de ses prérogatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces élections constituent une véritable reculade de la démocratie et un
rendez-vous manqué en vue de la consolidation de la démocratie en république du
Congo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, au moment où 70% de la population congolaise croupit dans la
misère, le président de la République rate une occasion pour se prononcer non
seulement sur la corruption généralisée qui mine l’administration publique,
mais aussi sur les différents scandales financiers et autres démêlés
judiciaires largement médiatisés, liés notamment à la gestion et à la
commercialisation du pétrole congolais ; mettant en cause les responsables
de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) et certains membres de sa
famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en est de même de la détention injustifiée et sans jugement des personnes
civiles et militaires à la Direction centrale des renseignements militaires
depuis mars 2004 et à la prison de Brazzaville depuis le début de l’année
2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce propos, l’OCDH rappelle que le lieutenant-colonel Mpassi Serge André,
le capitaine Dibondo Bartel, le lieutenant Mizingou Louis Marie,
l’adjudant-chef Miyalou Alphonse et le capitaine Pandi-Ngouari Bertin arrêtés
entre janvier et mars 2005 sont toujours détenus à la prison de Brazzaville
sans jugement au détriment de tous les instruments pertinents en matière des
droits de l’Homme librement ratifiés par le Congo. C’est également le cas de
trois ressortissants de la République Démocratique du Congo, en situation de
détention prolongée depuis 2004 à la Direction centrale des renseignements
militaires. Il s’agit du major magistrat Germain Ndabamenya Atikilome, du major
aumônier kimbanguiste Médard Mabwaka Egbonde et du capitaine policier Bosch
Ndala Umba.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci dit, il est difficile de comprendre ce qui se passe au Congo alors que
le chef de l’Etat congolais, durant son mandat à la tête de l’Union africaine
en 2006 – 2007, a prôné et exhorté les Etats africains au respect des valeurs
démocratiques et des droits de l’Homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard de ce qui précède, l’OCDH recommande au président de la
république :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- De mettre en place de manière consensuelle, une structure permanente et
indépendante d’organisation des élections. Cette structure doit être composée
des représentants du gouvernement, des partis politiques et de la société
civile, aux différents niveaux national et départemental ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- D’organiser le recensement spécial de la population en vue d’en extraire
un corps électoral fiable ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- De diligenter le processus de mise en œuvre de la loi votée par le
parlement en juin 2007, instituant un observatoire national de lutte contre la
corruption, et lui accorder une réelle indépendance d’action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- D’ordonner la libération immédiate et sans conditions de tous les
prisonniers politiques, détenus sans jugement depuis plusieurs
années ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- De respecter en toutes circonstances les engagements internationaux du
Congo relatifs aux droits de l’Homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contacts téléphoniques : +242 551 34 50 // 553 15 73&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Disparus du Beach Compilation TV</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2008/06/16/La-Cour-de-cassation-donne-le-feu-vert-a-la-poursuite-de-linstruction</link>
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    <pubDate>Mon, 16 Jun 2008 15:01:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Affaire du beach</category><category>Compétence universelle</category><category>Congo Brazzaville</category><category>FIDH</category><category>Justice</category><category>UNHCR</category>    
    <description>    &lt;div class=&quot;external-media&quot; style=&quot;margin: 1em auto; text-align: center;&quot;&gt;
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      </item>
    
  <item>
    <title>La Cour de cassation donne le feu vert à la poursuite de l’instruction</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2008/04/23/La-Cour-de-cassation-donne-le-feu-vert-a-la-poursuite-de-linstruction</link>
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    <pubDate>Wed, 23 Apr 2008 10:24:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Compétence universelle</category><category>Justice</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.ocdh.org/public/Photos/.photo_2reduit_m.jpg&quot; alt=&quot;photo_2reduit.JPG&quot; /&gt;
Affaire des &amp;quot;disparus du Beach&amp;quot; de Brazzaville&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.fidh.org/IMG/pdf/ArretCCBeach9avril08_exp.pdf&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Arrêt de la Cour de cassation dans l’affaire des disparus du Beach de
Brazzaville - 9 avril 2008&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et ses
ligues membres en France, la Ligue française des droit de l’Homme et du citoyen
(LDH), et en République du Congo, l’Observatoire congolais des droits de
l’Homme (OCDH), se félicitent de voir l’instruction dans l’affaire des
« disparus du Beach » de Brazzaville se poursuivre devant les
juridictions françaises, suite à l’arrêt de la Cour de cassation rendu le 9
avril 2008.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;La FIDH, la LDH et l’OCDH relèvent d’abord avec satisfaction le rejet par la
Cour de cassation du pourvoi formé par les avocats de la défense des personnes
poursuivies, dont le général Norbert Dabira. La Cour motive sa décision par la
prise en compte de trois éléments importants :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;l’application de la Convention contre la torture et autres peines ou
traitements cruels, inhumains ou dégradants adoptée le 10 décembre 1984,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;l’application du code de procédure pénale français, en particulier de son
article 689-1, permettant de poursuivre toute personne soupçonnée d’actes de
torture si elle se trouve sur le territoire français,&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;et la validité du réquisitoire introductif du Parquet ayant permis
l’ouverture de l’information judiciaire.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Nos organisations relèvent aussi que la Cour de cassation n’a pas pris en
compte pour l’instant le moyen tiré de l’autorité de la chose jugée. Il s’agit
d’un argument soulevé par la défense, faisant valoir que les personnes visées
par la procédure en France, ont déjà été jugées et acquittées à l’issue d’un
procès tenu à Brazzaville à l’été 2005, ne respectant nullement les normes du
procès équitable, et considéré de façon quasi unanime comme étant une véritable
mascarade &lt;a href=&quot;http://blog.ocdh.org/post/2008/04/23/1&quot; title=&quot;1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La FIDH, la LDH et l’OCDH notent, en outre, que la Cour de cassation, si
elle a confirmé l’annulation des actes concernant Jean-François Ndengue,
directeur de la police nationale, à l’occasion de sa venue en France, a retenu
des motifs purement formels de vice de procédure sans pour autant admettre
l’immunité alléguée de M. Ndengue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« La Cour de cassation confirme ainsi que la justice française est
compétente pour poursuivre les auteurs de crimes commis qui ont conduit au
massacre de plus de 350 personnes au Beach de Brazzaville en avril et mai 1999.
Il faut maintenant continuer le combat pour permettre aux victimes d’obtenir
enfin justice », a déclaré Patrick Baudouin, président d’honneur de la FIDH et
avocat des parties civiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour plus d’information, voir le texte de l’arrêt de la Cour de cassation du
9 avril 2008.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.ocdh.org/post/2008/04/23/La-Cour-de-cassation-donne-le-feu-vert-a-la-poursuite-de-linstruction#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>La république du Congo extrade un réfugié vers son pays d’origine en marchant sur ses engagements internationaux</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2008/04/23/La-republique-du-Congo-extrade-un-refugie-vers-son-pays-dorigine-en-marchant-sur-ses-engagements-internationaux</link>
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    <pubDate>Mon, 10 Mar 2008 11:16:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Réfugiés</category><category>UNHCR</category>    
    <description>&lt;p&gt;L’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) proteste
vigoureusement contre l’extradition au risque de sa vie, le 06 mars 2008, vers
son pays d’origine, la république démocratique du Congo (RDC), de monsieur
Albert Muya Illunga, réfugié congolais (RDC) sous protection des Nations unies.
Interpellé le 03 mars 2008 par les agents de la Direction générale de la
surveillance du territoire (DSGT), Albert Muya Illunga a été détenu dans les
geôles de ce service jusqu’à son extradition trois jours plus tard. Accueilli à
Kinshasa le même jour de son extradition, il a été interrogé de 13 heures à 19
heures sur place au beach Ngobila (port) par les services spéciaux de la RDC.
Il a été ensuite transféré dans les services spéciaux de la police de Kinshasa
(Kin Mazière) où il est gardé à ce jour.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Ce n’est pas la première fois que la république du Congo extrade les
réfugiés vivants à Brazzaville. En effet, au mois d’avril 2001, onze personnes
fuyant la chasse aux sorcières organisée à Kinshasa à la suite à l’assassinat
du président Laurent Désiré Kabila, ont été rapatriées au vu et au su de toutes
les autorités protectrices de ces personnes persécutées. Aujourd’hui ces
personnes croupissent en prison à Kinshasa. De même, tout le monde a encore, en
mémoire, l’extradition de Pierre Moulele pendant les années 70. Ce dernier a
été exécuté par les autorités de Kinshasa.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’OCDH, qui craint beaucoup pour l’intégrité physique et morale de Muya
Illunga, rend responsable les autorités de Brazzaville s’il était victime
d’atteinte à ses droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette extradition est contraire aux engagements internationaux en matière
des droits de l’Homme librement consentis par le gouvernement congolais de
Brazzaville, en particulier les dispositions de la convention de 1951 sur le
statut des réfugiés et celles de la convention de l’OUA de 1969 sur les aspects
spécifiques des réfugiés africains. Ces instruments juridiques font obligation
aux Etats d’accueil de ne pas refouler un réfugié vers un Etat où son intégrité
corporelle et sa liberté seraient menacées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, l’OCDH demande au Haut commissariat des Nations unies pour les
réfugiés de prendre incessamment des mesures appropriées pour mettre monsieur
Albert Muya Illunga dans des conditions optimales de sécurité, en dehors de son
pays d’origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contacts téléphoniques&lt;/strong&gt; : +242 551 34 50 // 553 15
73&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.ocdh.org/post/2008/04/23/La-republique-du-Congo-extrade-un-refugie-vers-son-pays-dorigine-en-marchant-sur-ses-engagements-internationaux#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Procès des « disparus du Beach » de Brazzaville : des crimes sans auteurs !</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2008/03/07/Proces-des-disparus-du-Beach-de-Brazzaville-%3A-des-crimes-sans-auteurs</link>
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    <pubDate>Fri, 07 Mar 2008 12:10:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>FIDH</dc:creator>
        <category>Compétence universelle</category><category>Justice</category>    
    <description>&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’arrêt de la Cour, qui reconnaît que la vérité sur les circonstances de la
disparition de ces personnes n’a pas pu être établie, conclut un simulacre de
procès et signe la violation flagrante du droit fondamental des victimes à un
recours effectif devant une juridiction indépendante et impartiale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.fidh.org/IMG/arton2630.jpg&quot; alt=&quot;C&quot; /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Malgré plus de trois semaines de procès à Brazzaville, précédées d’une
instruction bâclée, la lumière n’a pas été faite sur la disparition en 1999 au
port fluvial du Beach de plus de 350 réfugiés congolais. La Fédération
internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et l’Observatoire
congolais des droits de l’Homme (OCDH) dénoncent le verdict de la Cour
criminelle de Brazzaville qui acquitte purement et simplement les quinze
accusés. L’arrêt de la Cour, qui reconnaît que la vérité sur les circonstances
de la disparition de ces personnes n’a pas pu être établie, conclut un
simulacre de procès et signe la violation flagrante du droit fondamental des
victimes à un recours effectif devant une juridiction indépendante et
impartiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Cour criminelle de Brazzaville a décidé, par son verdict du mercredi 17
août, d’acquitter les quinze accusés dans l’affaire des disparus du Beach, tout
en reconnaissant la disparition de plus de 85 personnes lors des événements de
1999. Alors qu’il s’agissait de juger des responsabilités pénales
individuelles, non seulement la justice congolaise n’a pas pu ni voulu
s’acquitter de son obligation ; mais cela ne l’a pas empêché de statuer
sur la responsabilité civile de l’Etat, en reconnaissant celui-ci responsable
de ces disparitions, le condamnant à payer 10 millions de francs CFA (15 000
euros) à chaque famille de victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette décision confirme l’analyse de la FIDH et de l’OCDH sur l’instruction
et le déroulement de ce procès en trompe l’oeil dont l’issue ne constitue
certes pas une surprise, puisque ce simulacre de justice n’avait pas pour objet
de condamner les responsables mais au contraire de tenter de les disculper en
acquittant ceux d’entre eux qui étaient poursuivis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le dossier d’instruction était vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chambre d’accusation relevait elle-même que « l’information ouverte
depuis 2000 n’a pas permis au juge d’instruction de relever des éléments
probants sur l’effectivité des faits reprochés aux inculpés ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, les commissions rogatoires n’ont pas été exécutées, le juge n’a pu
se rendre au Beach pour reconstituer les faits et les principaux documents ne
figuraient pas dans le dossier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- Le procès n’a pu permettre l’établissement de la vérité dans des
conditions impartiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La FIDH et l’OCDH ont pu constater durant le procès un évident déséquilibre
entre les droits des accusés et ceux des parties civiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, la FIDH et l’OCDH dénoncent le fait que durant les premiers jours
du procès les familles n’aient pas pu avoir accès à la salle d’audience, dans
laquelle des hommes en civil armés se trouvaient debout derrière les
magistrats. Difficile dans ces conditions d’imaginer que « de ce procès
&lt;a href=&quot;http://blog.ocdh.org/post/2008/03/07/jaillira&quot; title=&quot;jaillira&quot;&gt;jaillira&lt;/a&gt; toute la lumière, toute la
vérité, toute la justice », comme l’a déclaré le Président de la République
congolaise Denis Sassou Nguesso lors de son message à la Nation du 8 août
2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, seuls deux jours ont été consacrés à l’audition des parties
civiles, souvent interrompues par le Président de la cour, ce qui a rendu
impossible le témoignage des 75 parties civiles citées. Seules 13 familles de
victimes ont pu témoigner à la barre, et ce dans un climat délétère et
d’intimidation. Chaque prise de parole des familles ou de leurs avocats était
ponctuée de cris venant du « fan club » des accusés, à tel point
qu’il a fallut que le Président intervienne pour que cette hostilité cesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les accusés, quant à eux, comparaissaient libres malgré la gravité des faits
reprochés et l’ordonnance de prise de corps rendue pas la chambre
d’accusation ; ils ont été entendus avec patience et pour certains à
plusieurs reprises. Les avocats de la défense ont, en outre, pu plaider pendant
quatre journées - ce dont on ne peut que se féliciter, ce procès s’étant au
moins caractérisé par un respect scrupuleux des droits de la défense. A cet
égard, s’agissant d’un procès présenté par ses organisateurs comme celui d’une
« justice africaine » par opposition à la justice française dite
« néo-coloniale », on ne manquera pas de relever que la défense a été
coordonnée avec talent par des avocats français recrutés par les autorités
publiques congolaises elles-mêmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- La FIDH et l’OCDH rappellent que cette affaire est pendante devant
d’autres juridictions et soulignent qu’elles continueront à se battre aux côtés
des victimes pour que justice se fasse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La FIDH et l’OCDH soulignent, en effet, que l’affaire est pendante devant la
juridiction française. Elles rappellent que lorsque les conditions d’un procès
juste et indépendant sont réunies, l’organisation d’un procès dans le pays où
les crimes ont été commis doit être privilégiée et soutenue. C’est l’absence
des droits fondamentaux des victimes à un recours effectif devant une
juridiction indépendante et impartiale qui a conduit des rescapés congolais à
saisir la juridiction française en décembre 2001, après avoir pendant plusieurs
années essuyé un refus de poursuite de la part des autorités congolaises.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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