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  <title>OBSERVATOIRE CONGOLAIS  DES DROITS DE L'HOMME</title>
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  <description>Actualités et articles sur la situation dans le pays, thèmes d'intérêt, coordonnées de bureaux à Brazzaville et Pointe-Noire, des antennes régionales.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 23 Apr 2010 10:42:34 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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  <item>
    <title>Confirmation de la démission de l'Observatoire congolais des droits de l'Homme (OCDH) à la Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH)</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2010/03/15/Confirmation-de-la-d%C3%A9mission-de-l-Observatoire-congolais-des-droits-de-l-Homme-%28OCDH%29-%C3%A0-la-Commission-Nationale-des-Droits-de-l-Homme-%28CNDH%29</link>
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    <pubDate>Mon, 15 Mar 2010 11:28:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Le Conseil d'administration de l'Observatoire congolais des droits de
l'Homme (OCDH), qui s'est réuni en session ordinaire les 13 et 14 mars 2010, a
délibéré ainsi qu'il suit :&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Harcèlement judiciaire : musèlement de l’opposition,confiscation de la démocratie par le gouvernement</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2010/03/13/Harc%C3%A8lement-judiciaire-%3A-mus%C3%A8lement-de-l%E2%80%99opposition%2Cconfiscation-de-la-d%C3%A9mocratie-par-le-gouvernement</link>
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    <pubDate>Sat, 13 Mar 2010 11:28:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Dans son rôle de promotion, de protection et de défense des droits de
l’Homme, de la démocratie et de l’Etat de droit, l’Observatoire congolais des
droits de l’Homme (Ocdh) vient par la présente exprimer sa vive préoccupation
face au harcèlement judiciaire des leaders des partis politiques de
l’opposition congolaise réunis autour du Front des partis de l’Opposition
Congolaise (FPOC). Il s’agit notamment de messieurs Mathias Dzon, Ange Edouard
Poungui, Gui Romain Kinfoussia, Clément Mierassa, Emmanuel Mgouelondele et
autres.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Depuis l’organisation peu crédible de l’élection présidentielle du 12
juillet 2009 dont le faible taux de participation, les dysfonctionnements, les
fraudes et les nombreuses irrégularités avaient été constatés et dénoncés de
manière unanime par les observateurs électoraux, le gouvernement congolais
s’obstine dans sa logique de traque des leaders de l’opposition, faisant fi des
recommandations formulées par l’OCDH à l’issue du scrutin de juillet 2009 à
savoir : - L’instauration d’un cadre de concertation et de dialogue entre
le pouvoir et l’opposition ; - La refonte du fichier électoral ; - La
mise en place d’une commission électorale indépendante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A travers la présente note de position, l’OCDH qui suit avec une attention
particulière la situation politique en République du Congo interpelle le
gouvernement et prend à témoin la communauté internationale sur le déficit
démocratique qui prévaut en République du Congo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;I- Aperçu sur la situation sociopolitique du Congo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, depuis le 15 juillet 2009, date à laquelle, une marche pacifique
fut organisée par les opposants politiques pour contester les résultats
provisoires du scrutin du 12 juillet, plusieurs leaders de l’opposition ont
fait l’objet de poursuites judiciaires pour « atteinte à la sureté de
l’Etat » ou « détention illégale d’arme de guerre ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis lors, le contexte politique s’est détérioré notamment par
l’interdiction aux opposants de sortir de Brazzaville ou du Congo, leur
interpellation par le juge suivie d’interrogatoires ainsi que les arrestations
des proches et militants des partis politiques de l’opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1) Sur l’interdiction de sortie des opposants politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs membres de l’opposition s’étaient vus limiter leur liberté d’aller
et venir. Il s’agit entre autres de :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur Ange Edouard Poungui, vice président de l’Union Panafricaine pour
la Démocratie Sociale (UPADS), interdit de sortir hors de Brazzaville. Le 14 et
le 16 septembre 2009 alors qu’il voulait se rendre en France pour des raisons
familiales. Les responsables de la police déclarant agir au nom et pour le
compte du Gouvernement congolais lui avaient alors verbalement informé de ce
qu’il lui était interdit de sortir du territoire national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le 4 octobre 2009, alors qu’il se rendait à Dolisie, pour
prendre part à une réunion de son parti politique, il avait été de nouveau
empêché de sortir cette fois-ci de Brazzaville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à cette situation, Ange Edouard Poungui avait déposé le 6 octobre 2009,
une plainte contre le colonel Jean Cyril Ndinga au Tribunal de Grande Instance
de Brazzaville, pour atteinte à sa liberté d’aller et venir, reconnue par la
constitution. Malheureusement, le juge saisi s’était déclaré incompétent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur Emmanuel Ngouelondelé, président du Parti pour l’Alternance
Démocratique (PAD) et membre de l’Alliance pour la République et la démocratie,
a lui aussi été interdit de sortir du territoire national dans les mêmes
conditions que Ange Edouard Poungui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'absence de tout acte écrit émanant d'une autorité investie d'un pouvoir
réglementaire ou judiciaire, l’OCDH ne peut que constater le caractère
arbitraire de cette décision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs autres opposants étaient sous le coup de cette interdiction
verbale, notamment : Mathias Dzon, Paul Marie Mpouele, Guy Romain
Kinfoussia, Bonaventure Mizidy , Clement Mierassa, Marion Ehouangou Mandzimba,
Me Hervé Malonga, Rigobert Gouolali, Bonaventure Mbaya, Pascal Tsaty
Mabiala.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, l’Observatoire congolais des droits de l’Homme constate la
suspension par le gouvernement de cette mesure d’interdiction verbale de sortie
des opposants politiques. Cependant, rien ne garantit qu’elle ne soit de
nouveau appliquée à tout instant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2) Sur les interpellations judiciaires suivies d’interrogatoires par une
commission d’enquête animée par des officiers généraux&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur Ange Edouard Mpoungui était interpellé le 17 septembre 2009, puis
entendu par une commission d’enquête présidée par le général Gilbert Moukoki de
la Gendarmerie Nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la même logique, monsieur Mathias Dzon, président de l’Union
Patriotique pour le Renouveau National (UPRN), parti de l’opposition et membre
d’Alliance pour la République et la Démocratie (ARD) était interpellé puis
entendu par ladite commission d’enquête, avant de recevoir l’ordre de mettre à
la disposition de la Gendarmerie Nationale, le lieutenant Ngalouo Ernest ainsi
que deux autres éléments qui avaient été affectés à sa garde par le Haut
Commandement Militaire eu égard à son statut de candidat à l’élection
présidentielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre le 25 et le 31 janvier 2010, Ange Edouard Mpoungui, Guy Romain
Kinfoussia et Clément Mierassa avaient été convoqués au Tribunal de grande
instance de Brazzaville dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en
rapport avec leurs activités politiques. De même, Paul Marie Mpouele, Clement
Mierassa, Marion Ehouangou Mandzimba, Me Hervé Malonga avaient également été
entendus pour les mêmes faits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les charges retenues à leur encontre sont « Atteinte à la sureté de
l’Etat, complicité de port d’arme et de détention illégale d’armes de guerre ».
Cependant, les opposants soutiennent que cette procédure n’est mise en œuvre
que dans le dessein de les réduire au silence, car, disent-ils, les juges n’ont
aucune preuve de leurs affirmations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce jour, le parquet ne leur a pas notifié l’arrêt de cette procédure, qui
en principe, suit son cours. Ce qui sous-entend que ces leaders politiques ne
sont pas à l’abri d’une éventuelle arrestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De toute évidence, il s’agit là d’une épée de Damoclès qui plane sur la tête
des opposants politiques pour les empêcher de jouer sereinement leur rôle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) Sur les arrestations des proches et militants de l’opposition&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après la marche pacifique du 15 juillet 2009, Monsieur NGALOUO Ernest, chef
de garde de Mr Mathias NDZON, était interpellé puis détenu dans les geôles de
la Gendarmerie, avant d’être libéré soixante dix (70) jours, plus tard, en
violation flagrante des dispositions du Code de procédure pénale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur Mangala Sabin Lucrèce, militant de l’opposition, blessé pendant
ladite marche, avait été interpellé par la police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après sa libération, il avait déposé une plainte avec constitution de partie
civile devant le doyen des juges d’instruction du TGI de Brazzaville contre le
général Jean François Ndengué, Directeur général de la police nationale (DGPN),
le colonel Obourabassi, Directeur de cabinet du DGPN, le colonel Ngampika
Directeur régional de la police judiciaire et le colonel Obara, Directeur
général de la surveillance du territoire, pour séquestration, tentative
d’assassinat et tentatives de corruption.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette plainte est restée sans suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;II- Conclusion et recommandations&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les opposants politiques constituent des animateurs fondamentaux du
contrepouvoir qui concourent à l’édification d’une société démocratique. Et la
démocratie est l’ensemble de pratiques et de normalisation de principes qui ont
pour finalité la consécration de la liberté et l’instauration d’un Etat de
droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce harcèlement judiciaire, ces interrogatoires intempestifs par les services
de renseignements ainsi que ces interdictions d’aller et de venir des opposants
politiques sont autant de preuves d’une volonté manifeste de ne pas voir
l’instauration d’une vraie démocratie dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard de ce qui précède, l’OCDH recommande :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au gouvernement congolais :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- de mettre fin aux poursuites judiciaires engagées contre les leaders de
l’opposition car aucune charge portée contre eux n’a été établie ;&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
 - de cesser toutes formes de menaces et de harcèlement à l’encontre des
    opposants politiques ;
 -  de garantir la sécurité et la protection de l’intégrité physique et morale des
    opposants politiques ;
 -  de respecter la liberté d’opinion et du pluralisme politique ;
 - de veiller au respect de ses engagements internationaux en matière des droits de l’Homme,
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;Aux autorités judiciaires :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-de cesser toutes formes de harcèlement judiciaires à l’encontre des
opposants politiques ; -de veiller au respect de la séparation des
pouvoirs ; -de recevoir et examiner en toute impartialité toutes les
plaintes introduites devant les tribunaux, y compris celles des opposants à
l’encontre des instigateurs de ces menaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la Communauté internationale :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De rappeler au gouvernement congolais ses engagements en matière des droits
de l’Homme, notamment : -le respect de la liberté de circulation ainsi que
d’expression et d’opinion politique ; -le respect du principe de la
séparation des pouvoirs judiciaire, exécutif et législatif ; -le respect
de la gouvernance électorale.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Nous exigeons le respect des droits des femmes en Afrique</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2010/03/08/Nous-exigeons-le-respect-des-droits-des-femmes-en-Afrique</link>
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    <pubDate>Mon, 08 Mar 2010 12:34:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Campage&quot;L'Afrique pour les droits des femmes: ratifier et respecter</category>
        <category>Campagne"L Afrique pour les droits des femmes"</category><category>FIDH</category><category>OCDH</category>    
    <description>&lt;p&gt;A l'occasion de la Journée internationale des femmes et du premier
anniversaire de la campagne « L'Afrique pour les droits des femmes:
ratifier et respecter ! », une centaine d'associations africaines publient
leur &amp;quot;Cahier d'exigences&amp;quot; adressé aux gouvernements du continent.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Depuis un an, les organisations partenaires de la campagne, présentes dans
plus de 40 pays, se sont mobilisées pour appeler leurs gouvernants à mettre un
terme aux graves discriminations dont souffrent encore aujourd'hui les femmes
africaines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La campagne « L'Afrique pour les droits des femmes »1, lancée le 8 mars
2009, a eu un retentissement important, et déjà, quelques progrès ont pu être
observés. Citons par exemple l’adoption d’une loi pour augmenter la
représentation des femmes dans la vie politique du Burkina Faso, la prohibition
des mutilations génitales féminines en Ouganda ou la nomination d’une
représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies sur les
violences sexuelles dans les conflits armés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Mais ces quelques progrès ne doivent pas nous faire oublier que les
femmes souffrent encore d'inacceptables violations de leurs droits les plus
fondamentaux », précise Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.
« Inégalités devant la loi concernant l'autorité familiale ou l'accès à
l'héritage, violences sexuelles commises en toute impunité, difficultés d'accès
à l'éducation... la persistance de telles discriminations montre le chemin qui
reste à parcourir pour que les femmes d'Afrique puissent accéder à une égalité
de droit », a-t-elle poursuivi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fruit des enquêtes menées par les organisations de la campagne dans leurs
pays respectifs, le Cahier d'exigences témoigne de la situation des droits des
femmes dans trente et un pays africains, et formule des revendications clés
pour éliminer les discriminations et les violences à leur égard, telles que
l'abrogation de lois consacrant le statut inférieur de la femme dans la famille
ou l'empêchant d'accéder à la propriété; la criminalisation des violences
sexuelles et la poursuite des auteurs; ainsi que la ratification des
instruments internationaux et régionaux de protection des droits des
femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces « exigences » s'adressent aux autorités gouvernementales de
chaque pays, car renforcer le respect des droits des femmes est avant tout une
question de volonté politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Par ce présent Cahier d'exigences, tous les acteurs de la campagne
« L'Afrique pour les droits des femmes! » appellent les gouvernements
africains à des gestes concrets et immédiats pour garantir le respect des
droits des femmes, notamment à RATIFIER les instruments de protection des
droits des femmes et à les RESPECTER dans leur intégralité », a conclu le
Comité de pilotage de la campagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette campagne a été initié par la FIDH en collaboration avec 5
organisations régionales : Femmes Africa Solidarités (FAS), Women in Law
in Southern Africa (WLSA), African Center for Democracy and Human Rights
Studies (ACDHRS), Women in Law and Development in Africa (WILDAF) et Women's
aid Collective (WACOL)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La campagne a le soutien de : Desmond Tutu, Prix Nobel de la paix,
1984; Shirin Ebadi, Prix Nobel de la paix, 2003; Wolé Soyinka, Prix Nobel de
littérature, 1986; Nadine Gordimer, Prix Nobel de littérature, 1991; Youssou
N'Dour, Artiste; Tiken Jah Fakoly, Artiste ; Angélique Kidjo, Artiste;
Salif Keita, Artiste; Maryse Condé, écrivaine; Rachid Taha, Artiste; Jane
Birkin, Artiste; Bafing Kul, Artste. La campagne est également soutenu par
Soyata Maiga, Rapporteur Spécial sur les droits des femmes, Commission
Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples, Yakin Ertürk, Ancien Rapporteur
Spécial des Nations Unies sur les violences faites aux femmes, Pramila Patten,
Expert des Nations unies, Comité sur l'élimination de toutes les formes de
discrimination à l'égard des femmes (CEDAW) et Angela de Melo, Vice-Presidente,
Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Blog de la campagne : www.africa4womensrights.org&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>NOTE DE POSITION : Les populations du département du Pool livrées aux miliciens Ninjas, Mindouli 1 manque de représentant à l’Assemblée nationale.</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2010/01/30/NOTE-DE-POSITION-%3A-Les-populations-du-d%C3%A9partement-du-Pool-livr%C3%A9es-aux-miliciens-Ninjas%2C-Mindouli-1-manque-de-repr%C3%A9sentant-%C3%A0-l%E2%80%99Assembl%C3%A9e-nationale.</link>
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    <pubDate>Sat, 30 Jan 2010 16:55:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Département du Pool</category>
        <category>Assemblée nationale</category><category>Chemin de fer Congo Océan</category><category>Département du Pool</category><category>Impunité</category><category>Insécurité</category><category>OCDH</category><category>République du Congo</category>    
    <description>&lt;p&gt;Cette note de position permet à l’Observatoire congolais des droits de
l’Homme (OCDH) de donner son point de vue sur la situation qui prévaut dans le
département du Pool après l’arrivée du Pasteur Ntumi à Brazzaville en décembre
dernier. Elle a trois objectifs spécifiques. Il s’agit d’exiger au
Gouvernement :&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Premièrement, de garantir la sécurité des biens et des personnes dans le
département du Pool et de mettre fin à l’impunité dont jouissent les miliciens
Ninjas, auteurs et commanditaires d’actes de torture, de viols et
d’assassinats ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxièmement, de mettre en œuvre un programme conséquent de désarmement,
démobilisation et réinsertion des ex-combattants du Pool et subséquemment,
redéployer les services de l’Etat dans toutes les localités tenues par les
chefs de bandes Ninjas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisièmement, de prendre les dispositions qui s’imposent pour que la
circonscription de Mindouli 1 ait un représentant qui siège à l’assemblée
nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contexte&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis plus d’une décennie, les populations du département du Pool Sud
vivent le martyr avec des exactions commises pendant la guerre de 1998 à 2003
qui opposait, d’une part par les forces armées congolaises et leurs supplétifs
cobras, intheramwe rwandais et ex soldats zaïrois (des Forces armées zaïroises
et ceux de la division spéciale présidentielle – DSP du président
Mobutu) ; et d’autre part, par les miliciens Ninjas et Nsiloulou sous les
ordres de monsieur Frédéric Bitsangou alias Révérend Pasteur Ntumi,
actuellement Délégué général auprès de la présidence chargé de la promotion des
valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la suite de plusieurs accords de paix, plus ou moins respectés, la guerre
a pratiquement pris fin dans ce département. Le Pasteur Ntumi a été nommé en
mai 2007, à ces nouvelles fonctions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgré une nette évolution de la situation sécuritaire, la question du
désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion de quelque 30.000
ex-combattants Ninjas reste entière. Les multiples appuis de la communauté
internationale pour résoudre ce problème, n’ont pas atteint leur objectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation de ni guerre, ni paix n’avait pas permis aux populations du
Pool d’avoir tous leurs représentants au parlement. C’est seulement à la suite
des élections législatives, organisées dans un chaos total en 2007, que toutes
les circonscriptions du Pool ont pu élire leur représentant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dès le début de cette année 2010, le Pool est oublié. Les populations sont
toujours les laisser pour compte des solutions politiques : les exactions
se poursuivent et la circonscription de Mindouli 1 n’a plus de représentant à
l’Assemblée nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce début d’année, coïncide avec la période de la cueillette des safous. Les
propriétaires des plantations de ce fruit tropical, doivent d’abord demander
l’autorisation aux chefs de bandes Ninjas pour prétendre les cueillir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs localités sont sous le joug des miliciens Ninjas qui vivent sur le
dos des populations martyrisées qui ne savent pas à quel saint se vouer. Il
s’agit de Goma Tsétsé, Madzia, Kibouénde, Loulombo, Missafou, Kinkembo, etc.
pour la plupart longeant le chemin de fer Congo Océan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la situation sécuritaire dans le Pool :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’OCDH prend acte de l’arrivée à Brazzaville, courant décembre 2009, de
monsieur Frédéric Bitsangou alias Pasteur Ntumi et dénonce vigoureusement le
meurtre de Jacques Loubassou Matondo, et quatre autres personnes par les
miliciens Ninjas, au début de ce mois de janvier 2010 à Kibouendé dans la sous
– préfecture de Kinkala, dans le département du Pool.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Loubassou Matondo, 45 ans et père de 10 enfants était originaire de
la localité voisine de Madzia. Il vivait depuis 2001 à Kibouendé où il gérait
les biens familiaux jusqu’à la nuit du 1er au 2 janvier 2010 lorsqu’il trouve
la mort. En effet, ses assassins ont d’abord enlevé et violé la belle mère de
la victime avant de l’obliger de frapper à la porte de M. Jacques Loubassou
Matondo. Son épouse ouvrant la porte découvre sa mère dans un état pénible
après son viol. Elle décide alors de l’emmener se réfugier loin de sa maison
conjugale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après avoir mis sa mère à l’abri, l’épouse de Jacques Loubassou Matondo
revient à la maison pour constater la disparition de son mari enlevé par ces
assaillants qui sont en réalité des miliciens Ninjas. Apeurée, par les cris et
les coups de feu, elle est restée terrée à domicile surtout qu’il pleuvait
toute la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est finalement le matin que le corps de Jacques Loubassou Matondo a été
découvert criblé de trois balles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le même jour de la découverte du corps, le 2 janvier 2010, une autre bande
de Ninjas du chef de gang « Ramses », non autrement identifié, organise
des représailles au domicile de l’oncle d’un des auteurs de crime crapuleux,
surnommé « Mwana Mama », identifié par la belle mère violée juste avant ce
meurtre et appartenant à la bande adverse ayant pour chef de gang « Capi
Djedra » rentré à Brazzaville dans les suites du Pasteur Ntumi. Bilan de
ces représailles : deux morts et l’oncle de « Mwana Mama »
grièvement blessé. Il est hospitalisé à Kinkala.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite à ces représailles, la localité a été sous le choc et les populations
avaient fui dans la forêt jusqu’au 6 janvier car les deux bandes de Ninjas se
livraient à un échange de tirs avec des armes de guerres. C’est ainsi que Ntumi
va envoyer ces éléments dans la localité pour calmer les Ninjas des deux bandes
et appeler les populations à regagner leurs domiciles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, ce fameux « Mwana Mama » dans sa cavale est
rattrapé à la gare de PK Mfilou au sud de Brazzaville et présenté à la police
ferroviaire. Il est conduit un jour après au poste de police de la gare
centrale où il a été libéré alors que la gendarmerie de Kinkala qui enquête sur
cette affaire demandait son déferrement. Il doit être rattrapé afin qu’il
réponde de ces actes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l’absence d’un député de la circonscription de Mindouli 1 à l’Assemblée
nationale :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi n° 021 du 24 novembre 2001, portant loi électorale en république du
Congo en son article 58 sur les incompatibilités interdit à un membre du
gouvernement de siéger à l’hémicycle. L’article 59 donne les dispositions à
prendre en cas d’incompatibilité et enfin l’article 60 permet dans tous les cas
le siège du suppléant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la situation de la circonscription de Mindouli 1, Mlle. Adélaïde
Moungani, député titulaire est membre du gouvernement au sein duquel, elle
assume les fonctions de ministre des petites, moyennes entreprises et de
l’artisanat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A sa place, siégeait monsieur Mpassi Mouba, son suppléant qui
malheureusement est décédé en décembre 2009, laissant vacant le siège de
Mindouli 1 à l’Assemblée nationale. Et Mlle. Adelaïde Moungani reste toujours
ministre au détriment des populations de ce district du Pool.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux cas de figure sont envisageables : Soit Mlle. Adelaïde Moungani
démissionne du gouvernement et regagne noblement son fauteuil d’élue de sa
contrée ; soit elle démissionne de son mandat de député, ce qui permettra
d’organiser une élection partielle dans cette localité. Dans ce dernier cas, sa
chambre peut également prononcer sa démission sur requête du bureau de
l’Assemblée nationale.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Sommet des chefs d’Etat de la CEMAC : allégations de détournement de fonds, violations des droits des travailleurs de la BDEAC doivent guider l’esprit des travaux.</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2010/01/15/Sommet-des-chefs-d%E2%80%99Etat-de-la-CEMAC-%3A-all%C3%A9gations-de-d%C3%A9tournement-de-fonds%2C-violations-des-droits-des-travailleurs-de-la-BDEAC-doivent-guider-l%E2%80%99esprit-des-travaux.</link>
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    <pubDate>Fri, 15 Jan 2010 12:35:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>BDEAC</category><category>CEMAC</category><category>Droit des travailleurs</category><category>Immunité diplomatique</category><category>OCDH</category>    
    <description>&lt;p&gt;Brazzaville, le 15 janvier 2010. Au moment où les chefs d’Etat de la
Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale à partir de ce 15 janvier
2010, à Bangui en République Centrafricaine, l’Observatoire congolais des
droits de l’Homme (OCDH) se félicite de l’ouverture, courant septembre 2009,
d’une enquête judiciaire par les autorités congolaises en vue de connaître des
allégations de détournement de 11 milliards de francs CFA par monsieur Anicet
Georges Dologuele, président de la Banque de développement des Etats d’Afrique
centrale (BDEAC).&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Par ailleurs, l’OCDH est préoccupé par le harcèlement et la persécution de
plusieurs cadres de la BDEAC qui ont mis à nu cette malversation. Des cas de
menaces, de harcèlement judiciaire, de licenciement abusifs ou déguisés et
autres démissions forcées sont, en effet, reprochés au président de la BDEAC.
Ces victimes qui se sont constitués en un collectif, affirment que monsieur
Dologuele a mis en place une stratégie visant à museler tous les cadres
susceptibles de fournir des informations sur cette affaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas le plus typique a été l’arrestation, l’incarcération et le
licenciement abusif de l’ancien Directeur du département des financements des
projets, monsieur Paul Gilles Nanda courant septembre 2009. Ce licenciement lui
avait été notifié par monsieur Dologuele alors qu’il était détenu à la Maison
d’arrêt centrale de Brazzaville au mépris de son immunité diplomatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est à noter que, monsieur Dologuele a effectué un placement dans les
fonds Primeo à la Bank Austria AG, en violation des statuts de la BDEAC. Cette
somme s’est volatilisée. Les fonds Primeo sont des « Hedge funds »
autrement dit des fonds non traditionnels hautement spéculatifs et qui prennent
de gros risques. Ces risques sont clairement définis dans le document
contractuel relatif à ce placement, qui avait été signé par le président Anicet
Georges Dologuele.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au regard de ce qui précède, l’OCDH recommande aux chefs d’Etat des pays
membres de la CEMAC :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- de démettre monsieur Anicet Georges Dologuele de ses fonctions de
président de la BDEAC pour qu’il se mette à la disposition de la justice et
surtout, pour perte de crédit et d’autorité morale, au moment où la banque est
pratiquement en cessation de paiement ; - d’examiner les plaintes
relatives aux violations des droits des travailleurs de la BDEAC afin de
pourvoir à la réparation des préjudices qu’ils ont subis, et ce, conformément
aux statuts de la banque et aux normes nationales et internationales relatives
au droit du travail ; - de réviser les statuts et changer le mode de
fonctionnement de la Banque en prenant des dispositions qui renforcent ses
mécanismes internes de suivi et de contrôle en vue d’en garantir la bonne
gouvernance ; - de respecter en toutes circonstances les statuts de la
Banque, ainsi que les normes nationales et internationales relatives aux droits
de l’Homme.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Abus de pouvoir et tentative d’instrumentalisation de la justice : Anicet Georges Dologuele, président de la BDEAC envoie Gilles Nanda en prison, au mépris de son immunité diplomatique.</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2009/09/30/Abus-de-pouvoir-et-tentative-d%E2%80%99instrumentalisation-de-la-justice-%3A-Anicet-Georges-Dologuele%2C-pr%C3%A9sident-de-la-BDEAC-envoie-Gilles-Nanda-en-prison%2C-au-m%C3%A9pris-de-son-immunit%C3%A9-diplomatique.</link>
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    <pubDate>Wed, 30 Sep 2009 17:50:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Congo Brazzaville</category><category>OCDH</category>    
    <description>&lt;p&gt;Brazzaville, le 30 septembre 2009 : L’Observatoire congolais des droits
de l’Homme (OCDH) exprime sa vive indignation suite à l’arrestation et la
détention arbitraire, du 18 au 24 septembre 2009, de M. Gilles Nanda, délégué
du personnel et président de la Commission mixte de la BDEAC , à l’instigation
du président de la banque, M. Anicet Georges Dologuele par le biais de
mademoiselle Bertille Bienvenue Yoka, son assistante dont le recrutement est
contesté par certains agents de la banque.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Libéré d’office, le 24 septembre 2009 à l’issue de l’audience de la 3e
Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Brazzaville, M. Nanda
s’est vu notifier son licenciement en violation des procédures établies à
travers une lettre signée de M. Dologuele, alors qu’il était en détention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Victime d’un harcèlement judiciaire malgré son statut de diplomate, Gilles
Nanda est l’objet d’un règlement de comptes de la part du président de la
banque, en réaction au mécontentement des agents et cadres de la BDEAC qui
depuis plus d’un an, dénoncent la mauvaise gestion et le détournement des fonds
de cette institution bancaire par son président.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, en sa qualité de délégué du personnel, M. Gilles Nanda avait écrit
un document interne à la banque intitulée « Mémoire en défense ». Ce
document avait été remis à monsieur Dologuele pour transmission aux ministres
des Finances et aux chefs d’Etat des pays de la CEMAC , membres de l’Assemblé
générale des actionnaires de la BDEAC. Ce mémoire a été confisqué par le
président de la banque et son assistante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, il a reproché à M. Anicet Georges Dologuele de procéder à des
recrutements en violation des mécanismes de la BDEAC. A titre d’exemple, son
assistante, Bienvenue Bertille Yoka aurait bénéficié de ces largesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Profitant de cette allégation, M. Dologuele s’est servi de mademoiselle
Bertille Bienvenue Yoka pour assigner M. Gilles Nanda en justice pour
&amp;quot;dénonciations calomnieuses et diffamation&amp;quot;. Apostrophé le 18 septembre 2009
par des gendarmes, M. Nanda a été conduit devant M. Noël Mafouta, substitut du
procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Brazzaville,
qui l’a mis en dépôt à la prison de Brazzaville, au mépris de son immunité
diplomatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’OCDH se félicite de la décision de la 3ème Chambre correctionnelle du
Tribunal de grande instance de Brazzaville qui redore le blason de la justice
terni par les agissements du substitut du procureur de la République monsieur
Noël Mafouta, qui n’a pas respecté les normes diplomatiques ; et
recommande :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux chefs d’Etat des pays membres de la CEMAC :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- De prendre les mesures qui s’imposent pour rétablir M. Nanda dans ses
droits à travers la réparation du préjudice qu’il a subi ; - D’ouvrir une
enquête indépendante sur les allégations de détournements et de démettre
monsieur Anicet Georges Dologuele de ses fonctions de président de la BDEAC
pour perte de crédit et d’autorité morale, comme cela a été le cas dans
l’affaire Wolfowitz, ancien président de la Banque mondiale pour une affaire de
corruption. Au Conseil supérieur de la magistrature du Congo : - De
prendre des sanctions disciplinaires à l’encontre de monsieur Noël Mafouta,
substitut du procureur de la République près le Tribunal de grande instance de
Brazzaville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Gouvernement congolais :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- De veiller au respect des conventions internationales et des accords de
siège régissant le statut du personnel diplomatique ; - De respecter en
toutes circonstances les engagements pris par le Congo en matière de droits de
l’Homme, notamment en ce qui concerne l’arrestation et la détention. __&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BDEAC: Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale, créée en
1975 et regroupant les pays membres de la CEMAC. Elle a son siège à
Brazzaville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CEMAC: Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale regroupant
les six pays ayant en partage le franc CFA (XAF) : Congo, RCA, Tchad,
Gabon, Cameroun et Guinée équatoriale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En rappel, il est reproché à M. Anicet Georges Dologuélé un détournement de
11 milliards de francs CFA. C’est le quotidien autrichien Oberösterreichische
Nachrichten qui avait révélé en août 2009 que la BDEAC avait perdu 16 millions
d’euros dans l’affaire Madoff. Ces fonds avaient été placés auprès de l’agence
parisienne de la Bank Ausria, filiale du groupe italien Unicredit et
actionnaire de la Banque Medici. Selon le journal, la BDEAC aurait investi les
avoirs sans prévenir son client par l’intermédiaire de la Banque Medici.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>CONGO : Cartographier les ressources pour assurer la survie</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2009/09/24/CONGO-%3A-Cartographier-les-ressources-pour-assurer-la-survie</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:fb0a5b5e5e4fdcabdeeac4d9543f1829</guid>
    <pubDate>Thu, 24 Sep 2009 13:01:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Peuples Autochtones</category>
        <category>Bassin du Congo</category><category>Changement climatique</category><category>Congo</category><category>Environnement</category><category>IRIN</category><category>OCDH</category><category>Peuples autochtones</category><category>RFUK</category>    
    <description>&lt;p&gt;BRAZZAVILLE, 24 septembre 2009 : Dans le nord du Congo, dans la région
des Plateaux, des villageois ont commencé à cartographier les ressources
forestières, une initiative qui devrait les aider, selon des responsables, à
protéger leurs intérêts.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;« Nous avons commencé à faire des cartes sur lesquelles sont
représentées là &lt;a href=&quot;http://blog.ocdh.org/post/2009/09/24/o%C3%B9&quot; title=&quot;où&quot;&gt;où&lt;/a&gt; nous cultivons, faisons la
chasse, la pêche, la cueillette, bref tout ce qui nous permet de vivre
quotidiennement», a dit Denis Bongo, secrétaire général du village d’Assengue,
dans le district d’Ollombo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Avec l’exploitation qui arrive, nous avons là un outil de discussion
pour préserver ce que nous avons de plus précieux pour nous, nos enfants ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’initiative a démarré durant le premier semestre de cette année dans les
villages d’Assengue, Ibangui, Epounou et Inga, dans le district d’Ollombo, avec
pour objectif la protection de leurs moyens de subsistance face à la
déforestation galopante et aux activités forestières.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mis en place par l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) avec
la Rainforest Foundation britannique (RFUK), le projet veut promouvoir les
droits des communautés de la forêt à avoir accès, à contrôler et utiliser les
forêts en accord avec les lois congolaises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet a également été implanté dans deux autres pays du Bassin du Congo,
le Gabon et la République centrafricaine. Le financement est venu du
Département britannique pour le développement international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Son objectif, c’est que les agents des pouvoirs publics et les
organisations de la société civile dans chacun des trois pays aient la capacité
et les ressources de cartographier avec précision l’occupation et l’usage des
forêts et de se servir des données ainsi obtenues pour éclairer les décisions
relatives aux forêts et aux communautés forestières », a dit Georges Thierry
Handja, coordonnateur du projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cartes montrent des zones où les habitants pratiquent la culture
vivrière, la pêche, la cueillette des baies et d’autres ressources
alimentaires, et les zones où ils chassent. Elles seront utilisées en tant
qu’outil lors des négociations avec les compagnies forestières et les
autorités.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Ce qui fait un plus : les populations adhèrent au projet et font
elles-mêmes les cartes et saisissent son intérêt », a dit Joseph Moumbouilou,
chef des études et des projets au ministère de l’Economie forestière.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Dans les processus d’aménagement des unités forestières
d’exploitations, nous tiendrons désormais compte de ces données, qui permettent
la prise en compte des intérêts des communautés locales et autochtones ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2008, un projet identique dans la République démocratique du Congo
voisine a formé des « Maîtres cartographes » afin d’aider plus de 500
villageois à utiliser la technologie du GPS pour cartographier leurs forêts.
Participation du village&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« On nous parle de l’exploitation forestière, qu’allons-nous gagner
exactement ? », a demandé Parfait Ngianga, un villageois. « Mais nous
savons ce que nous gagnerons toujours si nos forêts sont préservées ; déjà
que ces forêts ne sont pas très giboyeuses et des rivières pas &lt;a href=&quot;http://blog.ocdh.org/post/2009/09/24/aussi&quot; title=&quot;aussi&quot;&gt;aussi&lt;/a&gt; poissonneuses &lt;a href=&quot;http://blog.ocdh.org/post/2009/09/24/que&quot; title=&quot;que&quot;&gt;que&lt;/a&gt; par le
passé ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme de nombreux autres villageois dans le district d’Ollombo, les
habitants d’Assengue trouvent la plus grande partie de leur nourriture dans la
forêt, y compris le manioc, la viande et le poisson. Les feuilles de manioc
sont également importantes, car elles sont vendues sur les marchés à Ollombo et
à Brazaville, la capitale du pays, fournissant un revenu qui est essentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Il y a une ruée vers les arbres », a dit René Ngongo, membre d’une
organisation non-gouvernementale locale, l’Organisation Concertée des
Ecologistes et Amis de la Nature, qui a travaillé avec le RFUK.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Ce qui est en jeu est énorme », a-t-il ajouté. « Les deux tiers
des habitants du Congo dépendent de la forêt pour leur fournir la nourriture,
les remèdes médicinaux et les matériaux de construction. C’est critique pour la
survie des gens et des animaux ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon des données officielles, les forêts du Congo couvrent 22,5 millions
d’hectares, soit 65 pour cent du territoire national. Dans les années 1970,
l’exploitation forestière représentait la principale ressource économique du
pays, avant d’être dépassée par le pétrole.&lt;/p&gt;</description>
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Election présidentielle du 12 juillet 2009 :Très faible taux de participation et vote peu crédible</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2009/07/13/Election-presidentielle-du-12-juillet-2009-%3ATres-faible-taux-de-participation-et-vote-peu-credible</link>
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    <pubDate>Mon, 13 Jul 2009 15:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Congo Brazzaville</category><category>Election présidentielle</category><category>OCDH</category>    
    <description>&lt;p&gt;En conséquence, l’Observatoire congolais des droits de l’Homme dénonce le
harcèlement des journalistes étrangers venus à Brazzaville couvrir cette
élection et la confiscation du processus par le gouvernement qui une fois de
plus vient de confirmer à l’opinion publique nationale et internationale son
manque de volonté d’instaurer une véritable démocratie dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette élection présidentielle, vu le très faible taux de participation, les
fraudes et irrégularités constatées, n’a été ni juste, ni transparente et
équitable ; et n’a pas exprimé la volonté du peuple congolais.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Les Congolais viennent, au terme d’un processus électoral qui a commencé aux
législatives de 2007, s’est poursuivi aux locales et municipales de 2008, de se
prononcer sur l’élection du président de la république, ce 12 juillet 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cette dernière élection, l’Observatoire congolais des droits de l’Homme
(OCDH), grâce à l’appui financier de la Fondation nationale pour la démocratie
(FND), a organisé une mission d’observation électorale. Cette mission a été
accréditée par le Comité de suivi pour la convention pour la paix et la
reconstruction du Congo par Décision N°001/ONEL/CN/ST du 4 juillet 2009 portant
nomination des observateurs nationaux de l’élection présidentielle, scrutin du
12 juillet 2009. Elle a permis, sous, la supervision d’une coordination
nationale à Brazzaville, le déploiement de 47 observateurs dont 10 répartis
dans différents départements (Impfondo, Ouesso, Owando, Gamboma, Nkayi, Dolisie
et Pointe – Noire) et les autres à Brazzaville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La coordination, qui a circulé dans les 7 arrondissements où étaient
déployés les observateurs, a effectué de manière ponctuelle des vacations
téléphoniques le matin à 8h00, dans la mi-journée à 12h00 et en fin d’après
midi à partir de 17h30, avant de suivre le dépouillement un peu plus tard dans
la soirée. Outre cette ronde et ce relais téléphonique, les observateurs
déployés faisaient la navette des centres de vote du ressort de leur
circonscription. Ils ont pu, par ailleurs, réagir directement aux constats de
divers cas d’irrégularités.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les observateurs déployés ont rencontré et discuté informellement avec
d’autres observateurs, notamment ceux de la Conférence Internationale sur la
Région des Grands Lacs, de l’Activisme pour la supervision des élections en
Afrique centrale (ASEAC). Il y a eu aussi des observateurs de la Communauté
économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), de l’Organisation
internationale de la Francophonie (OIF).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au terme de cette mission d’observation électorale, et en attendant le
rapport général, l’OCDH a fait les constats suivants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Sur l’effectivité du vote sur toute l’étendue du territoire nationale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vote a été effectif sur toute l’étendue du territoire national en dehors
de quelques localités dans le département du Pool où le vote n’a pu se dérouler
suite à des incidents. Les localités suivantes n’ont pas connu de
vote :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Dans le district de Vindza : Malela Bombé et Mountonta ; • Dans
le district de Kindamba : Loukouo ; • Dans le district de Kinkala
(chef lieu du Pool) : Kibossi, Madzia et Kibouendé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le District de Mindouli, le 10 juillet 2009, des agents électoraux ont
été chassés par des individus non autrement identifiés et des listes
électorales ont été déchirées. On ignore pour l’instant si le vote a pu avoir
lieu dans les localités suivantes : Loulombo, Kingoyi et Kinkembo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Sur le taux de participation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les électeurs ne se sont pas déplacés en grand nombre pour accomplir leur
devoir civique. Le taux de participation a été très faible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’une manière générale, les forces de sécurité ont assuré la sécurité sur
l’ensemble du territoire national. Ceci a permis le déroulement paisible du
scrutin et les électeurs ont pu voter dans la quiétude. Il est néanmoins
nécessaire de souligner, qu’à la veille du scrutin, les autorités policières et
militaires sont sorties de leur réserve, neutralité et impartialité, pour
attirer vigoureusement l’attention de « potentiels fauteurs de
troubles » contribuant ainsi à la psychose au sein de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, les incidents survenus dans certaines localités du Pool posent à
nouveau la question de la sécurité et de la paix pendant la période électorale
dans ce département, base de la milice privée de monsieur Frédéric Bitsangou,
alias Pasteur Ntumi. Ces incidents ont pu être gérés par l’armée qui a
intervenu avec en plus deux hélicoptères militaires, partis de Brazzaville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces incidents font suite à l’interdiction d’aller voter faite par le Pasteur
Ntumi aux populations du Pool. Des altercations entre les Ninjas et les
militaires n’ont pas permis aux populations d’aller voter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Sur le déroulement du scrutin&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Bureaux de vote : la composition et l’installation des bureaux n’ont
pas été toujours conformes à la loi. En effet, tous les membres n’étaient pas
au complet, certains très inexpérimentés. Il y a eu des bureaux installés dans
des bâtiments à étage rendant inaccessible le vote des personnes âgées ou dans
les maisons des particuliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des bureaux de vote ont été jumelés souvent pour insuffisance du matériel,
sinon pour insuffisance des membres. D’autres ont été créés et d’autres encore
supprimés ( ?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Sécurité des lieux de vote : les agents de direction de la
Surveillance du territoire étaient déployés dans les centres de vote notamment
dans les grandes villes, cependant, certains se sont substitués aux membres des
bureaux de vote et d’autres ont purement et simplement brûlé les bulletins
utilisés avant leur transfert à la CONEL. On a pu noter, à Brazzaville, que
certains agents de la DGST étaient à la recherche des « caméléons »
parmi les membres des bureaux. C’est – à – dire des ceux qui n’étaient pas
acquis à la « cause ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Matériel électoral : faute de matériel lampant adéquat, le
dépouillement s’est déroulé dans plusieurs centres de vote dans une
quasi-obscurité. On a noté la rupture des enveloppes, isoloirs non conformes ça
et là, encre pas indélébile dans certains bureaux pas d’encre du tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Démarrage des opérations de vote : D’une manière générale, les
opérations de vote ont commencé avec retard, au-delà de 8h00 pour cause
d’impréparation et du matériel insuffisant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Liberté des électeurs et de vote : en général, la liberté de vote a
été observée (si l’on considère le faible taux de participation). Pourtant, on
a pu noter à grande échelle des votes orientés des personnes âgées, des votes
moyennant argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Documents de vote : en dépit des instructions contenues dans l’Arrêté
ministériel fixant les documents de vote, on a pu observer des votes multiples
et irréguliers sur des listes additives, sans une seule pièce d’identité et
surtout des personnes non inscrites sur une seule liste électorale. Des
personnes ont voté avec le récépissé de demande de la carte d’identité surtout
à Brazzaville où l’opération de délivrance de cette pièce d’identité n’a pas
connu un succès. Dans certaines villes, on a noté le vote des mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Observateurs des candidats : la moyenne des représentants des
candidats présents est de trois (3), soit ceux des candidats suivants Denis
Sassou Nguesso, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou et Nicéphore Fylla de Saint
Eudes. Cependant, on peut relever que les délégués des deux derniers candidats
n’étaient pas tous, en réalité des personnes choisies par leurs candidats
respectifs tant leur méconnaissance du candidat était patente. Les vrais
représentants des candidats ont été refoulés sous le prétexte que leurs notes
de nomination n’ont pas été contresignées par les maires d’arrondissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Dépouillement : il s’est déroulé sans incident sauf le manque
d’électricité dans plusieurs centres de vote, ce qui a rendu l’opération peu
fiable. Les lampes tempête n’ayant pas de pétrole et les lampes torches sans
piles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs cas de bourrage des urnes pour la plupart des centres non scellées
et de gonflement du nombre de votants ont pu être constatés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conséquence, l’Observatoire congolais des droits de l’Homme dénonce le
harcèlement des journalistes étrangers venus à Brazzaville couvrir cette
élection et la confiscation du processus par le gouvernement qui une fois de
plus vient de confirmer à l’opinion publique nationale et internationale son
manque de volonté d’instaurer une véritable démocratie dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette élection présidentielle, vu le très faible taux de participation, les
fraudes et irrégularités constatées, n’a été ni juste, ni transparente et
équitable ; et n’a pas exprimé la volonté du peuple congolais.&lt;/p&gt;</description>
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>NOTE  DE  POSITION : Processus électoral : statu quo, confiscation du processus par le gouvernement</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2009/07/11/NOTE-DE-POSITION-%3A-Processus-electoral-%3A-statu-quo-confiscation-du-processus-par-le-gouvernement</link>
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    <pubDate>Sat, 11 Jul 2009 10:06:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Congo Brazzaville</category><category>Election présidentielle</category><category>OCDH</category>    
    <description>&lt;p&gt;Dans son rôle de promotion, de protection et de défense des droits de
l’Homme, de la démocratie et de l’Etat de droit, l’Observatoire congolais des
droits de l’Homme (Ocdh) publie cette note pour prendre position et dénoncer la
confiscation du processus électoral par le gouvernement qui s’impose juge et
partie de ce scrutin présidentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette note de position, l’Ocdh donne un aperçu général du Congo et
présente le contexte de cette élection présidentielle. Il est également fait
mention des faits saillants de ce processus électoral depuis les élections
législatives de 2007. Cette note se termine par des recommandations.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;1. Aperçu sur la situation sociopolitique du Congo&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pays producteur de pétrole au cœur de l’Afrique centrale, la république du
Congo a connu un boom en 2007 et 2008 grâce aux prix de l’or noir dépassant les
prévisions budgétaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette embellie ne s’est pas accompagnée de l’amélioration des
conditions de vie des populations dont plus de la moitié vit en dessous du
seuil de pauvreté. Ces mêmes populations, à la fin du septennat de Denis Sassou
Nguesso, peinent à accéder aux droits les plus élémentaires : eau,
électricité, soins de santé primaires, emploi durable, etc. Le Congo importe
quasiment tout ce que consomment ses habitants et n’envoie que 50% de ses
enfants à l’école.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cette précarité, s’ajoute la mauvaise gouvernance politique et économique.
Corruption et impunité sont devenues des fléaux nationaux. Les auteurs de
détournements de deniers publics ne sont pas poursuivis en justice. La justice
elle – même, est l’une des administrations publiques les plus corrompues.
L’indice de perception de la corruption élaboré par Transparency International,
confirme pour l’année 2008 les mauvaises performances du Congo qui occupe la
151ème place sur 180 pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2007, la Cour des comptes et de discipline budgétaire n’a toujours
pas validé les comptes des budgets de l’Etat qui s’appuie toujours sur une
économie de rente extravertie et faiblement diversifiée, basée sur
l’exploitation du pétrole et du bois, qui représente 65% du PIB et 98% des
exportations .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan institutionnel, prévue par la constitution de 2002 et taillée
sur mesure, la Commission nationale des droits de l’Homme ne fonctionne
toujours pas. Par ailleurs, le Conseil supérieur de la magistrature a attendu
six ans pour organiser sa première session.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La république du Congo vit au rythme des élections depuis 3 ans : les
législatives en 2007, locales et municipales en 2008. Enfin, ce processus
électoral s’achève cette année avec le scrutin présidentiel. Si l’organisation
de ces précédentes élections a été qualifiée de chaotique par l’ensemble des
acteurs de la société civile ayant observé le scrutin, l’OCDH a dénoncé le
déficit de culture démocratique avant de conclure à la confiscation de ce
processus électoral aux conséquences néfastes pour la démocratie congolaise et
les libertés fondamentales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Congo est à la croisée des chemins : soit organiser un scrutin
libre, transparent et équitable ; soit se contenter du statu quo. Le
gouvernement est mis au défi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Des partis et acteurs politiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est difficile de donner le nombre exact de partis politiques que compte
le Congo actuellement. Alors que la majorité au pouvoir se regroupe autour du
Rassemblement de la majorité présidentielle (RMP), l’opposition s’illustre par
la déconfiture, la trahison, l’hésitation, etc., et va à cette élection en
rangs dispersés facilitant la tâche du gouvernement qui a régulièrement
appliqué la politique de diviser pour mieux régner. L’objectif a été atteint
notamment au sein de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS),
parti majoritaire lors des élections générales de 1992.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte avec une opposition timorée, le gouvernement n’a pas jugé
utile de mettre en œuvre les principales recommandations formulées par les
observateurs électoraux tant nationaux qu’internationaux après le chaos
électoral de 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les engagements du gouvernement non tenus jusqu’à ce jour, sont perçus comme
une volonté claire de frauder pour maintenir Denis Sassou Nguesso au
pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Du refus de la participation de l’opposition au dialogue L’opposition a
continuellement exigé la tenue d’un dialogue citoyen pour aplanir les
divergences afin d’organiser de manière consensuelle un processus apaisé.
Aussi, le gouvernement a-t-il été contraint d’organiser du 14 au 17 avril 2009,
une « concertation citoyenne », taillée sur mesure. La partie la plus
crédible de l’opposition, a refusé de participer, à juste titre, à cette pseudo
rencontre dont elle n’avait aucun levier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, cette concertation politique était sensée regrouper tous les
acteurs du jeu démocratique : partis politiques de la mouvance
présidentielle, opposition et société civile congolaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle avait pour but, de créer les conditions d’apaisement du climat
politique, en vue d’une élection présidentielle organisée de façon
démocratique. Après plusieurs séances de travail du comité d’organisation du
dialogue composé des membres du gouvernement et des partis politiques de toute
tendances confondues, un ordre du jour a été retenu de façon consensuelle et se
présentait comme suit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. L’instauration des principes de parité et d’égalité dans la composition
de tous les organes de la Commission nationale des élections (CONEL) de la base
au sommet (des bureaux de vote aux commissions locales, départementales, au
comité de suivi et de contrôle, au comité technique et à la
coordination) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. L’égal accès de toutes les sensibilités politiques aux media de
l’Etat ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. La libre circulation des acteurs politiques sur tout le territoire
national et le libre exercice des activités des partis politiques ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. La neutralité de la force publique ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. La nécessité d’impliquer toutes les forces vives dans le processus
électoral pour la vérification des listes électorales et la distribution des
cartes d’électeurs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. La prise en charge par l’Etat des délégués de l’administration, de la
majorité, de l’opposition, des partis du centre, et les représentants de la
société civile, dans toutes les structures de la CONEL, notamment dans les
bureaux de vote sur l’ensemble du territoire national ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. Le financement des partis politique par l’Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement, à la veille de l’ouverture des travaux de la concertation, des
partis de l’opposition ont constaté la disparition des documents officiels
retenus par le comité d’organisation. Il s’agissait notamment de l’ordre du
jour et du règlement intérieur. Ainsi s’était engagé le débat sur la
personnalité qui devait représenter l’opposition au poste du vice président du
présidium du fameux dialogue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, les discussions, avant la tenue de cette concertation ont
achoppé particulièrement sur le refus du gouvernement de voir madame Aimée
Mambou Gnali, de l’opposition, au poste de vice président du présidium de cette
rencontre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, le manque de consensus entre les partis de la mouvance
présidentielle et les partis de l’opposition a obligé ces derniers à se retirer
et à boycotter les travaux de la concertation. L’espoir de voir la question de
la refonte du fichier électoral et la mise en place d’une instance indépendante
chargée d’effectuer toutes les opérations électorales a volé en éclats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Du corps électoral&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la veille de ce scrutin majeur, force est de constater que la principale
pierre d’achoppement qui va à coup sur discréditer cette élection, est
incontestablement le fichier électoral volontairement gonflé. En effet, la
population congolaise était estimée en 2000 à 2.854.600 habitants avec un taux
moyen annuel de croissance démographique est de 2,8%. En plus, la structure
démographique de cette population est très jeune (environ 45% de la population
a moins de 15 ans ). Conformément à ces données, la population est estimée
aujourd’hui à un peu plus de 3.500.000 habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce nombre, si on enlève les 45% de jeunes de moins de 15 ans, il reste
1.925.000 habitants. On peut aussi extraire de ce nombre des personnes qui ont
moins de 18 ans et les non inscrits sur les listes électorales. Nous devrions
ainsi arriver à un corps électoral autour de 1.600.000 habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le corps électoral du gouvernement qui atteint 2.220.000 électeurs est
grotesque et disqualifie la Direction générale des affaires électorale (DGAE)
dans l’organisation des opérations électorales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est pourquoi, pour garantir cette crédibilité tant recherchée, la refonte
du fichier électoral est un impératif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. De la CONEL Il est clair que la CONEL, sans autonomie et indépendance
réelle, se retrouve comme un simple surveillant électoral sans réel pouvoir
d’action. Toutes les opérations électorales sont réalisées par la Direction
générale des affaires électorales (DGAE).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation est
juge et partie et ne garantie pas la transparence et la crédibilité du scrutin.
L’administration publique n’est pas neutre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La configuration des instances des CONEL départementales indiquée dans
l’arrêté du ministre de l’Administration du territoire est la
suivante :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1- Président : Maire ou Sous – Préfet ; 2- 1er Vice –
Président : Représentant de la Majorité présidentielle ; 3- 2ème Vice
– Président : Représentant de l’opposition ; 4- 3ème Vice –
Président : Représentant de la société civile ; 5- Secrétaire
rapporteur ; 6- Trésorier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est évidant que l’administration publique, qui a battu campagne pour le
candidat Denis Sassou Nguesso, est juge et partie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6. Des libertés et autres droits&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Dans la nuit du 28 au 29 janvier 2009, le siège de campagne électorale de
l’Alliance pour la république et la démocratie (ARD) a été l’objet d’une
tentative d’incendie criminelle, perpétrée par des individus non encore
identifiés. Bien qu’il ait pu être maîtrisé à temps, aucune enquête n’a été
ouverte par le gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Malgré l’autorisation légalement obtenue du préfet de Pointe-Noire, les
partis politiques de d’opposition, réunis autour de l’Alliance pour la
république et la démocratie, de l’Alliance pour la nouvelle république (ANR),
et du Parti pour l’alternance démocratique (PAD) ont été empêchés de tenir leur
meeting le 25 avril 2009, au stade Papa Louboko à Tié-Tié dans le 3ème
arrondissement de Pointe - Noire. Le meeting avait pour objet d’expliquer à la
population de Pointe noire, les raisons du boycott de la concertation politique
du mois d’avril. Le commissaire central de police de la ville de Pointe-Noire,
avait occupé le stade au moment où le meeting devait se tenir, au motif qu’un
député de la majorité présidentielle, Gaëtan Nkodia, allait organiser un match
de football. Pour éviter une confrontation qui aurait pu tourner au carnage,
les responsables de l’opposition avaient demandé aux milliers de sympathisants
de se disperser. Les responsables de l’ARD, se sont plaints de ce que leurs
cadres et militants ont été victimes d’intimidation à Pointe-Noire, Dolisie,
Owando et au Palais du parlement le jour de l’intronisation de leur leader.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• La chaîne de Télévision Canal Bénédiction Plus (CB+) a été censurée par la
Direction générale de la surveillance du territoire (DGST). Cette interdiction
d’émettre illégale a été confirmée, contre toute attente, par Jacques
Banangadzala, président du Conseil supérieur de la liberté de communication.
Courant février 2009, M. Edith Ebourefe, directeur de la chaîne de télévision
CB+, était interpellé par le colonel Anga de la Direction départementale de la
surveillance du territoire (DDST) et entendu sur procès verbal, de 10h à 17h
dans les locaux de la Direction de la sûreté intérieure. Il lui a été reproché
la diffusion des images de la Conférence nationale souveraine tenue à
Brazzaville en 1991. Ce dernier a été par ailleurs accusé d’être proche des
partis politiques de l’opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Courant janvier 2009, Adrien Wayi a été relevé de ses fonctions de
directeur des informations de la radio nationale pour avoir permis la diffusion
du meeting d’acte de candidature de Mathias Dzon, opposant politique, à
l’élection présidentielle. Il a d’ailleurs été interdit, par la DDST, de sortir
du territoire national quelques jours après, alors qu’ il voulait se rendre à
Kinshasa pour s’approvisionner en matériel pour son journal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;•Une mission de la Fédération internationale des ligues des droits de
l’Homme (FIDH) a été refusée par les services d’immigration au motif que le
contexte ne le permettait pas. En effet, la Direction départementale de la
surveillance du territoire a refusé de donner l’agrément pour le visa d’un
chargé de mission de la FIDH, proposant que la mission vienne après le scrutin
présidentiel. Cette mission devait arriver le 21 juin 2009 à Brazzaville pour
faire le suivi de la situation des droits de l’Homme dans le pays. L’OCDH
attend toujours la notification officielle de ce refus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;•De même, le 27 juin 2009, Floribert Chebeya, président de la Voix des sans
voix pour les droits de l’Homme (VSV), une organisation de défense des droits
de l’Homme, basée à Kinshasa en république démocratique du Congo a été refoulé
au Beach alors qu’il venait à Brazzaville pour le suivi de certains dossiers de
demandeurs d’asile. Raison évoquée INDESIRABILITE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces harcèlements, ces interrogatoires intempestifs par les services de
renseignements, ces actes d’intimidation, l’interdiction de meetings des partis
de l’opposition ainsi que ces refoulements sans fondement pendant cette période
précédant le scrutin sont autant de preuves d’une volonté manifeste de ne pas
voir l’instauration d’une vraie démocratie dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le processus est confisqué par le gouvernement qui sera tenu pour seul
responsable de tout ce qui adviendra si le pays connaît des conflits
post-électoraux. Car ce comportement a créé des frustrations au sein de la
population et de la classe politique de l’opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette élection, qui révèle dors et déjà son absence de transparence, de
crédibilité et d’équité, n’entrera pas dans les annales de la jeune démocratie
congolaise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Recommandation :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autorités compétentes doivent impérativement interdire le vote aux
électeurs munis uniquement des documents suivants : acte de naissance,
carte scolaire, carte d’étudiant. Ces documents ne sont pas crédibles.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>L’Ocdh s’engage dans la campagne africaine de ratification des instruments juridiques sur les droits de la femme</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2009/05/11/LOcdh-sengage-dans-la-campagne-africaine-de-ratification-des-instruments-juridiques-sur-les-droits-de-la-femme</link>
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    <pubDate>Mon, 11 May 2009 19:12:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Congo Brazzaville</category><category>FIDH</category><category>OCDH</category>    
    <description>&lt;p&gt;Dans le cadre de la célébration le 8 mars, de la journée de la femme et du
mois de mars considéré désormais comme mois de la femme, la Fédération
internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) a lancé la campagne de
ratification des instruments juridiques internationaux et régionaux de
protection des droits des femmes. Au-delà, cette campagne invite les Etats
africains à assurer la mise en œuvre des instruments ratifiés.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;L’Ocdh n’est pas resté en marge de cette manifestation. Il s’est inscrit
dans le lancement de cette campagne avec l’envoi de 17 lettres aux autorités
politiques, administratives demandant non seulement la ratification des
instruments juridiques, mais aussi la mise en œuvre effective de ceux déjà
ratifiés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre temps fort de l’implication de l’Ocdh dans la campagne a été la
participation à l’émission « Dites-le au téléphone » de la Télé -
Congo, la télévision nationale. Cette émission animée par Christine Nathalie
Foundou a eu pour thème &amp;quot;Différentes violences faites à la femme et à la jeune
fille au Congo&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre les deux participantes de l’Ocdh, Cécile Rousselle et Deolinda N’tonta
Canales, l’émission a connu la participation de Colombe Boussa du Comité
national des femmes pour la paix (Cnfp).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après les présentations d’usage, l’animatrice de l’émission a orienté le
débat sur les différentes formes de violences faites à la femme et à la jeune
fille congolaise, notamment les violences conjugales, sexuelles et
physiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’autre aspect de l’émission a été justement la question de l’impunité des
auteurs, qui ne sont pas toujours des hommes et de l’appui des organisations de
défense des droits humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est à juste titre que les participantes à l’émission ont demandé la
ratification et la mise en œuvre des instruments juridiques relatifs à la
protection des droits de la femme existants et ceux déjà ratifiés pour un
respect effectif de ces droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mieux gérer et accepter cette situation, les invitées de l’émission ont
exhorté leurs consœurs à ne pas avoir honte et peur de parler de ces violences
si elles en sont victimes. Ainsi, elles peuvent aussi aider d’autres
victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’émission a été décorée de l’affiche de la campagne. D’autres supports ont
été mis à la disposition des associations féminines et du public pour la
vulgarisation de celle-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette campagne a été lancée avec la participation de : La Fédération
internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Femmes Africa
Solidarité (FAS), The African Centre for Democracy and Human Rights Studies
(ACDHRS), Women’s Aid Collective (WACOL), Women in Law and Development in
Africa (WILDAF) et Women and Lawin in Southern Africa (WLSA).&lt;/p&gt;</description>
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Visite du président français, Nicolas Sarkozy, au Congo Brazzaville : Les élections présidentielles doivent être libres et transparentes.</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2009/03/25/Visite-du-president-francais-Nicolas-Sarkozy-au-Congo-Brazzaville-%3A-Les-elections-presidentielles-doivent-etre-libres-et-transparentes</link>
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    <pubDate>Wed, 25 Mar 2009 17:29:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Congo Brazzaville</category><category>FIDH</category><category>LDH</category><category>OCDH</category>    
    <description>&lt;p&gt;Paris, Brazzaville, le 24 mars 2009 - La FIDH et ses organisations membres
au Congo Brazzaville et en France, l'Observatoire congolais des droits de
l'Homme (OCDH) et la Ligue française des droits de l'Homme (LDH) demandent au
président français Nicolas Sarkozy de profiter de sa visite au Congo
Brazzaville pour insister sur l'importance du travail des défenseurs des droits
de l'Homme, sur la nécessité de garantir leur protection et sur l'importance du
respect des principes démocratiques garantis par l'Acte constitutif de l'Union
africaine, dans la perspective de l'élection présidentielle prévue en juillet
2009.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Nos organisations rappellent que les dernières élections organisées dans ce
pays ont été entachées d'importantes irrégularités. Ainsi, le 29 juin 2008 ont
eu lieu les élections locales et municipales, initialement prévues le 20
janvier 2008, officiellement afin d’éviter les dysfonctionnements
organisationnels et techniques constatés lors du scrutin législatif de juin et
août 2007&lt;a href=&quot;http://blog.ocdh.org/post/2009/03/25/1&quot; title=&quot;1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;. Selon les ONG indépendantes congolaises,
le processus a pourtant connu des dysfonctionnements majeurs : listes
électorales incomplètes, défaillances dans l’affectation du matériel électoral
aux différents bureaux de vote d’arrondissements ; insuffisance, voire
inexistence des bulletins de certains candidats ; détention par certains
électeurs de plusieurs cartes ; erreurs sur les identités des électeurs,
inscriptions multiples, etc. Nos organisations dénoncent également les menaces
proférées par des représentants des autorités nationales à l'encontre des
défenseurs qui ont dénoncé ces irrégularités.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussi, nos organisations appellent le président français à insister auprès
de son homologue congolais, Denis Sassou Nguesso, sur l'impérieuse nécessité de
l'organisation d'élections libres et transparentes pour ancrer le pays sur des
principes démocratiques et d'Etat de droit. Ceci passe par la mise en place
d'une commission électorale véritablement indépendante chargée de
l'organisation des élections; l'établissement d'un recensement administratif
spécial pour enrôler les électeurs; le respect de la liberté de la presse et de
l'égalité d'accès aux médias publics des opposants politiques ; le respect
du droit de manifestation ; le respect des droits des défenseurs des
droits humains. Tout ceci ne peut se faire que dans le cadre d’un dialogue
politique incluant l’ opposition et la société civile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La FIDH, l'OCDH et la LDH rappellent en outre, que la promotion des
principes et des institutions démocratiques, la participation populaire et la
bonne gouvernance font partie des objectifs de l'Union africaine inscrits à
l'article 3 de son Acte constitutif et sont garantis par l'article 13 de la
Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples et l'article 25 du Pacte
international relatif aux droits civils et politiques ratifiés par la
République du Congo. Nos organisations appellent également les autorités
congolaises à ratifier la Charte africaine sur la démocratie, les élections et
la gouvernance et à respecter la Déclaration sur la protection des défenseurs
des droits de l'Homme adoptée en 1998 par l'Assemblée générale des Nations
unies.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Scandale judiciaire à la cour d’appel de Brazzaville : Nicolas Okandzi soustrait à la justice et disculpé de son crime</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2009/03/23/Scandale-judiciaire-a-la-cour-dappel-de-Brazzaville-%3A-Nicolas-Okandzi-soustrait-a-la-justice-et-disculpe-de-son-crime</link>
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    <pubDate>Mon, 23 Mar 2009 12:22:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Congo Brazzaville</category><category>Justice</category><category>Meurtre</category><category>OCDH</category>    
    <description>&lt;p&gt;Brazzaville, le 19 mars 2009. L’Observatoire congolais des droits de l’Homme
(OCDH) dénonce vivement la parodie de procès organisée du 10 au 12 mars 2009
devant la chambre criminelle de la Cour d’appel de Brazzaville pour soustraire
Nicolas Okandzi, directeur général du budget, à la justice et le disculper du
meurtre de Jean Bambelo, son agent domestique. Le directeur général du budget
a, dans son domicile, séquestré et torturé son agent, depuis le 19 décembre,
avant de l’exécuter au petit matin du 23 décembre 2008. Nicolas Okandzi
l’accusait du vol d’une somme d’argent de 65.000.000 francs CFA. Une
information judiciaire a été ouverte.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Contre toute attente, durant le procès et suivant l’acte d’accusation,
Nicolas Okandzi n’a été cité en audience qu’en qualité de témoin et par
conséquent épargné de toutes poursuites judiciaires. L’instruction ayant
curieusement trouvé un accusé principal : Victor Balou, un agent de la
police nationale à la garde de ce directeur général. Il a été condamné à
« 15 ans de travaux forcés et de dégradation civique ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce verdict de la Cour criminelle de Brazzaville révolte la conscience
citoyenne et constitue un acte honteux pour la justice congolaise, qui,
incapable de dire le droit, s’enlise dans des scandales insupportables qui la
discréditent davantage. En fin de compte, c’est dans le but de soustraire des
poursuites judiciaires, le directeur général du budget, l’un des barons du
régime de Brazzaville, et de le disculper du meurtre de Jean Bambelo que
l’action publique avait été déclenchée à l’encontre du personnel de maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est inconcevable que Nicolas Okandzi, propriétaire des fonds volés et
ordonnateur de la séquestration de la victime, ne comparaisse qu’en qualité de
témoin du moment où la séquestration lorsqu’elle est suivie de meurtre, fait
subir à son auteur la peine la plus lourde conformément aux articles 341 et 344
al. 2 du Code pénal congolais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre Victor Balou, parmi les six autres accusés de ce procès, deux ont été
condamnés pour « non dénonciation de criminel à 12 et 18 mois de prison,
assortie d’amande ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette affaire qui est sans rappeler le tristement célèbre procès en trompe
œil sur « l’affaire des disparus du beach » pose à nouveau le
problème de l’instrumentalisation de la justice et de l’impunité des auteurs
des violations des droits de l’Homme au Congo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, l’OCDH prend à témoin l’opinion nationale et internationale
sur une autre affaire dont l’auteur, Gomez de Makanda, ancien maire de Bacongo,
2ème arrondissement de Brazzaville qui avait blessé par balle mademoiselle
Nuptia Manangu, au marché de Bacongo, n’a jamais été poursuivi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, le mercredi 14 janvier 2009, aux environs de 17 heures, alors que
la circulation était difficile à hauteur du marché Total à Bacongo monsieur
Gomez de Makanda, se montrant impatient et voulant décongestionner la voie,
avait fait usage d’une arme à feu appartenant à son garde du corps blessant
mademoiselle Nuptia Managu, la vingtaine révolue, qui traversait la
chaussée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, l’OCDH recommande :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Aux autorités judiciaires de :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Casser l’arrêt de la Cour d’appel de Brazzaville et renvoyer l’affaire
devant une autre cour criminelle pour l’ouverture d’une information judiciaire
sur la mort de monsieur Jean Bambelo et mettre immédiatement aux arrêts Nicolas
Okandzi, pour torture et séquestration suivie de meurtre ; • Ouvrir une
information judiciaire contre Gomez de Makanda pour tentative de meurtre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Au gouvernement de :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Exiger la démission de Nicolas Okandzi de ses fonctions afin de le mettre
à la disposition de la justice ; • Tout mettre en œuvre pour harmoniser
les textes juridiques nationaux avec les conventions internationales librement
ratifiées par le gouvernement congolais ; • Respecter, en toute
circonstance, les engagements pris par le Congo en matière des droits de
l’Homme, notamment en ce qui concerne le respect du droit à la vie et de
l’intégrité physique et morale.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Note de position : Processus de négociation des APV/FLEGT Congo - UE : La société civile demande le report de la session de négociations</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2009/02/11/Note-de-position%3AProcessus-de-negociation-des-APV/FLEGT-Congo-UE-%3A-La-societe-civile-demande-le-report-de-la-session-de-negociations</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:2e338d91d20f30aa83b3da8d3743ba90</guid>
    <pubDate>Wed, 11 Feb 2009 15:55:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>bassin du Congo</category><category>Congo Brazzaville</category><category>gestion durable</category><category>OCDH</category>    
    <description>&lt;p&gt;Brazzaville, le 11 février 2009 : Les organisations membres de la
Plateforme des organisations de la société civile pour la gestion durable des
forêts en République du Congo.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Brazzaville, le 11 février 2009 : Les organisations membres de la
Plateforme des organisations de la société civile pour la gestion durable des
forêts&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Processus de négociation des APV/FLEGT Congo - UE : La société civile
demande le report de la session de négociations&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La présente note donne la position des organisations de la société civile
dans le processus de négociations des APV/FLEGT .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles demandent le report de la session de négociations de ces accords
prévue du 16 au 19 février 2009, à Bruxelles en Belgique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, dans le cadre du processus d’élaboration des Accords de
partenariat volontaire entre la république du Congo et l’Union européenne, la
procédure initialement définie et impliquant les organisations de la société
civile congolaise a prévu un mécanisme de validation de tous les documents à
retenir dans ce processus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mécanismes internes n’ont pas été respectés : les documents n’ont
pas été validés par le Groupe consultatif national et les préoccupations de la
société civile n’ont pas été prises en compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Entraves à la validation des documents de l’Accord:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis novembre 2008, les réunions du Groupe consultatif national permettant
l’examen et la validation des documents de l’accord au sein de la partie
congolaise ont été supprimées unilatéralement par le gouvernement sans en
informer la plateforme. Les documents produits par le secrétariat technique et
les groupes de travail ont été transmis directement à l’Union européenne pour
négociation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Groupe consultatif national qui sert d’assemblée plénière pour valider la
position de la partie congolaise ne s’est pas réunit ; ce qui n’a pas
permis à la société civile de s’exprimer conformément aux procédures élaborées
par le gouvernement ni de valider les documents de l’accord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, les débats sur la grille de légalité et le système de
traçabilité n’ont pas été épuisés et n’ont pas permis une position consensuelle
de la partie congolaise sur ces questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, certains membres de la société civile font même partie de la
délégation congolaise, alors qu’ils n’ont pas reçu un mandat formel pour
représenter la plateforme à Bruxelles. Leur point de vue n’engage nullement nos
différentes organisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Non prise en compte des droits des communautés locales et des populations
autochtones:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les discussions autour de la légalité qui s’appuie sur la loi en vigueur au
Congo n’ont permis aucune amélioration en ce qui concerne les droits des
communautés locales et des populations autochtones ainsi que leur participation
au processus de décision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le flou législatif demeure, laissant les communautés locales et les
populations autochtones sans droit ni sur la propriété de leurs ressources
naturelles, ni sur leur usage. C’est contraire aux principes du FLEGT qui se
donne pour but d’améliorer la gouvernance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En rappel, certaines organisations de la société civile, membres de la
plateforme avaient adressé au Point focal dans les négociations des APV/FLEGT,
le 20 septembre 2008, une lettre portant leurs revendications relatives à la
nécessité de l’adoption de la loi sur les peuples autochtones et à
l’élaboration des textes d’application manquants du Code forestier afin de
contribuer effectivement à la gestion concertée et participative de la forêt.
En réponse à cette préoccupation, le gouvernement a élaboré une liste de textes
incomplète, car ne prenant pas en compte les suggestions que la société civile
comptait mettre en examen au sein du Groupe consultatif national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est dans cette perspective que la plateforme a tenu une réunion de travail
le 10 février 2009 à l’issue de laquelle des propositions ci-jointes, ont été
formulées relatives aux différentes annexes de l’accord. Celles –ci devaient
être présentées à la réunion du Groupe consultatif national prévue formellement
pour le 11 février 2009. Malheureusement, cette réunion a été annulée par le
gouvernement, écartant définitivement toute possibilité de débattre des
propositions de la société civile et surtout de valider les documents de la
partie congolaise avant la session de négociation à Bruxelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les signataires :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Association de défense et de promotion des droits des peuples autochtones
(ADDPA) Contact : Jean NGANGA Email : adppa.congo@yahoo.fr
Tél. : +242 765 74 41&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) Contact: Roger BOUKA
OWOKO. Email: rboukaowoko@yahoo.com Tél. : +242 551 34 50&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comptoir juridique junior (CJJ) Contact: Lambert MABIALA Email :
lambertmabiala@yahoo.fr Tél. : +242 559 23 29&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Organisation pour le développement et les droits humains au Congo (ODDHC)
Contact : Sylvie Nadège M’FOUTOU BANGA. Email : oddhc@yahoo.fr
Tél. : +242 524 19 56&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Forum pour la gouvernance et les droits de l’Homme (FGDH) Contact :
Maixent Fortunin HANIMBA. Email : maixentfort@yahoo.fr : Tél. :
+242 772 57 64&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Nicolas Okandzi, directeur général du budget, exécute son employé : la police lui assure l’impunité de son crime</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/1970/01/01/Nicolas-Okandzi-directeur-general-du-budget-execute-son-employe-%3A-la-police-lui-assure-limpunite-de-son-crime</link>
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    <pubDate>Wed, 24 Dec 2008 20:08:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Congo Brazzaville</category><category>Meurtre</category><category>OCDH</category>    
    <description>&lt;p&gt;Brazzaville, le 24 décembre 2008. L’Observatoire congolais des droits de
l’Homme (OCDH), exprime sa vive indignation suite au meurtre de monsieur Jean
Bambelo, la trentaine révolue, le 23 décembre 2008 à 2 heures du matin, par
Nicolas Okandzi alias FRAGO, le directeur général du budget dans son domicile
de la rue Equateur à Talangaï dans le 6e arrondissement de Brazzaville. En
effet, monsieur Jean Bambelo, plus connu sous son pseudonyme Balela,
travaillait depuis plusieurs années en qualité d’homme de ménage au domicile de
monsieur Nicolas Okandzi.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Cependant et durant près d’une semaine, monsieur Jean Bambelo, père de trois
enfants, a été accusé par son employeur du vol d’une somme de 65 millions de
francs CFA (environ 100.000 euros) dont il avait constaté la disparition dans
sa maison. Face aux dénégations, monsieur Nicolas Okandzi l’a séquestré et
torturé dans son domicile depuis le 19 décembre, avant de l’abattre froidement
par balles, au petit matin du 23 décembre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son corps couvert de stigmates, a été déposé à la morgue municipale de
Brazzaville à trois heures du matin par un officier de la police judiciaire,
alors que le suspect n° 1 dans ce meurtre, Nicolas Okandzi demeure impuni, son
domicile, du reste, protégé par les services de police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’OCDH constate, comme à l’accoutumée et avec émoi, que ce crime crapuleux,
conséquence de l’abus de pouvoir et de la détention illégale des armes de
guerre, demeure une fois de plus impuni car l’auteur est un dignitaire civil du
régime de Brazzaville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation qui se produit sous le regard indifférent du Procureur de la
république, voisin de quartier du présumé criminel, est d’autant plus
scandaleuse que les plus hautes autorités de la police nationale s’étaient
déportées sur le lieu du crime pour constater les faits et … pour renforcer la
sécurité du présumé criminel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec ce crime, il se pose, en outre, la question de l’origine de cette
prétendue somme importante d’argent que Nicolas Okandzi, directeur général du
budget cachait, subrepticement, dans sa maison et celle de la détention des
armes de guerre par des tiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, l’OCDH recommande :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Aux autorités judiciaires de :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• Ouvrir, sans délai, une information judiciaire sur la mort de monsieur
Jean Bambelo et mettre immédiatement aux arrêts monsieur Nicolas Okandzi,
présumé auteur du crime suivant la procédure du flagrant délit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Au gouvernement de :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;• demander la démission de Nicolas Okandzi au poste de directeur général du
budget afin de lutter réellement contre l’impunité des auteurs des violations
des droits de l’Homme ; • ouvrir une enquête sur l’origine des fonds au
moment où le gouvernement lance avec les partenaires internationaux, une
campagne de lutte contre la corruption, la fraude et la concussion ; •
respecter, en toute circonstance, les engagements pris par le Congo en matière
des droits de l’Homme, notamment en ce qui concerne le respect du droit à la
vie et de l’intégrité physique et morale.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Libération des 35 détenus de Pointe-Noire : motus sur le sort de Nsonguissa Moulangou et des trois détenus de la Direction centrale des renseignements militaires.</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2009/01/13/Liberation-des-35-detenus-de-Pointe-Noire-%3A-motus-sur-le-sort-de-Nsonguissa-Moulangou-et-des-trois-detenus-de-la-Direction-centrale-des-renseignements-militaires</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:f7e87995a6f5ed1227b7edc16fee78c7</guid>
    <pubDate>Thu, 18 Dec 2008 18:53:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>Congo Brazzaville</category><category>Justice</category><category>OCDH</category>    
    <description>&lt;p&gt;Brazzaville, le 18 décembre 2008. L’OCDH se félicite de l’abandon des
poursuites et de la mise en liberté, ce 18 décembre 2008, par le gouvernement,
des 35 personnes qui avaient été arrêtées et détenues à la maison d’arrêt de
Pointe-Noire durant cinq mois, suite aux manifestations et troubles survenus en
juillet 2008 lors des obsèques de Jean Pierre Thystère Tchicaya, ancien
président de l’Assemblée nationale et président du Rassemblement pour le
développement et le progrès social (RDPS).&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Dans son rapport publié au mois de novembre dernier intitulé :
« Arrestations arbitraires, présomption de culpabilité : une
trentaine de personnes privées de liberté », l’OCDH avait souligné que ces
dizaines d’arrestations avaient été effectuées par les services de police, au
mépris des dispositions du code de procédure pénale. Les personnes arrêtées
n’ont été prises ni en flagrant délit, ni en possession du butin du pillage. En
réalité, ces arrestations ont été motivées par la nécessité de trouver des
boucs émissaires aux troubles de Pointe-Noire afin de masquer la défaillance
des services sensés assurer la sécurité des officiels présents y compris le
couple présidentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’une des victimes de cette rafle, Guy Poaty était mort en détention des
suites des actes de torture qu’il avait subis au Commissariat central.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, Sita Ndombet, originaire de la République Démocratique du Congo
(RDC) est porté disparu après quelques jours de détention à la maison
d’arrêt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cet élan, l’OCDH appelle à la libération sans conditions de tous les
prisonniers politiques dont Gilbert Nsonguissa Moulangou, membre du Conseil
national de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), parti
politique de l’ancien chef de l’Etat congolais Pascal Lissouba, qui demeure
toujours détenu à la prison de Brazzaville pour des motifs politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est également le cas de trois demandeurs d’asile originaires de la RDC, en
situation de séquestration depuis mars 2004 à la Direction centrale des
renseignements militaires. Il s’agit du major magistrat Germain Ndabamenya
Atikilome, du major aumônier kimbanguiste Médard Mabwaka Egbonde et du
capitaine policier Bosch Ndala Umba.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, l’OCDH recommande au gouvernement de : •Ouvrir une
information judiciaire sur la mort de Guy Poaty et sur la disparition forcée de
Sita NDombet afin d’identifier et de condamner les auteurs de ce crime
conformément aux lois en vigueur ; •Respecter en toutes circonstances les
engagements pris par le Congo en matière de droits de l’Homme, notamment en ce
qui concerne le pluralisme démocratique et le respect de l’intégrité physique
et morale des défenseurs des droits de l’Homme.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Instrumentalisation de la justice et atteinte aux libertés d’expression et d’opinion politique : un opposant politique a été incarcéré</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2008/12/18/Instrumentalisation-de-la-justice-et-atteinte-aux-libertes-dexpression-et-dopinion-politique-%3A-un-opposant-politique-a-ete-incarcere</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:a5709fa43def7b09cd60c1ae716a13b4</guid>
    <pubDate>Wed, 10 Dec 2008 18:21:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Brazzaville le 10 décembre 2008. L’Observatoire congolais des droits de
l’Homme (OCDH) est vivement préoccupé par l’arrestation et la détention à la
Maison d’Arrêt centrale de Brazzaville, de monsieur Gilbert TSONGUISSA
MOULANGOU, membre du conseil national de l’Union Panafricaine pour la
Démocratie Sociale (UPADS), pour avoir diffusé des informations relatives à son
parti politique. L’UPADS est le parti politique de l’ancien président Pascal
LISSOUBA actuellement en exil en France.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En effet, Ancien conseiller de MOUNGOUNGA NGUILA NKOMBO, l’ex-ministre des
finances sous le régime de Pascal LISSOUBA, monsieur TSONGUISSA MOULANGOU qui a
acquis la nationalité française, est venu à Brazzaville dans la perspective de
l’organisation de l’UPADS, en proie à des querelles intestines, en vue des
élections présidentielles prévues en juillet 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, il a apporté un message audiovisuel de MOUNGOUNGA NGUILA NKOMBO
également en exil, et condamné par contumace par la haute Cour de justice en
décembre 2001, à 20 ans de travaux forcés pour détournement de deniers publics
à l’issue d’un procès contestable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce message vidéo, MOUNGOUNGA NGUILA NKOMBO dénonce les différentes
tendances de l’UPADS qui, selon lui, seraient au service du pouvoir
actuel : « Au mépris de toute considération morale et éthique, ils
(les dirigeants de l’UPADS) se servent du nom du président LISSOUBA comme fonds
de commerce politicien, pour abuser les militants les plus fragiles à les
accompagner dans leur dérive de positionnement personnel à tout prix &lt;a href=&quot;http://blog.ocdh.org/post/2008/12/18/%E2%80%A6&quot; title=&quot;…&quot;&gt;…&lt;/a&gt; » dit-il. En conséquence, MOUNGOUNGA NGUILA
NKOMBO appelle au rassemblement des militants afin qu’ils s’approprient le
parti et mettent en place une direction qui soit acceptée par tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, dans cet élément vidéo de 15mn, il critique la gestion chaotique du
patrimoine de l’Etat et la confiscation des libertés publiques par le
gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soulignons en outre que, ce message de MOUNGOUNGA NGUILA NKOMBO rediffusé
lors de la conférence de presse organisée par monsieur Gilbert TSONGUISSA
MOULANGOU le 18 novembre 2008 à l’hôtel Saphir à Brazzaville, avait déjà fait
l’objet d’une large diffusion par la presse écrite nationale depuis août
2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après cette activité, Monsieur Gilbert TSONGUISSA MOULANGOU qui envisageait
d’organiser des rencontres avec les militants dans les différents quartiers de
Brazzaville, sera malheureusement appréhendé par les éléments de la Compagnie
d’Intervention de la Police nationale le 29 novembre 2008 au cours d’un meeting
politique au Bar dancing « Balcon Bleu » à Makazou dans le 7ème
arrondissement de Brazzaville, puis livré à la Direction Générale de la
Surveillance du Territoire (DGST).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après son interrogatoire à la DGST, où il lui a été reproché de faire
« l’apologie d’un condamné et de diffuser de fausses nouvelles », monsieur
Gilbert TSONGUISSA MOULANGOU sera présenté au Parquet de Grande Instance de
Brazzaville le 1er décembre 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Relaxé aux environs de 16h, pour défauts de preuve, l’intéressé sera rappelé
le lendemain, soit le 2 décembre 2008, par le dit procureur pour entretien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de cet entretien, le Procureur adjoint qui pourtant reconnaît, en
présence de l’intéressé, le caractère vide du dossier, déclare cependant
« être dans l’obligation de le mettre aux arrêts » et décerne
aussitôt un mandat de dépôt qui conduira la victime dans les cellules de la
Maison d’arrêt de Brazzaville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 3 décembre 2008, le juge d’instruction Alain Michel OPO en charge de ce
dossier, lui a notifié les charges retenues à son encontre à savoir :
Atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, et propagation de fausses
nouvelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l’accusation, le principal élément de preuve retenu serait la bande
vidéo dans laquelle sont enregistrés les propos de monsieur MOUNGOUNGA NGUILA
NKOMBO.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, et malgré les démarches entreprises par la défense, le juge OPO
se déclare incapable d’instruire ce dossier car ne pouvant visionner ladite
bande vidéo, faute d’électricité au Tribunal de grande instance de
Brazzaville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation qui pose à nouveau le problème de l’instrumentalisation de
la Justice et celui de l’arrestation des opposants politiques, illustre la
problématique récurrente des atteintes aux libertés d’opinion, d’expression et
d’associations pacifiques en République du Congo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, l’OCDH recommande :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au gouvernement de la République du Congo de : • Libérer sans condition
monsieur Gilbert TSONGUISSA MOULANGOU ; • Respecter l’indépendance de la
justice conformément à la Constitution ; • Garantir le pluralisme
démocratique, la liberté d’expression et l’accès libre aux médias à tous les
courants politiques ; • Faire cesser les menaces et autres intimidations à
l’endroit des opposants politiques ; • Respecter en toutes circonstances
les engagements pris par le Congo en matière de droits de l’Homme. Au
gouvernement français : • de veiller à l’intégrité physique et morale de
monsieur Gilbert TSONGUISSA MOULANGOU et au respect de ses droits et libertés
conformément aux textes relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la
France.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Rapport de situation: arrestations arbitraires, présomption de culpabilité: une trentaine de personnes privées de liberté</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2008/12/18/Rapport-de-situation%3A-arrestations-arbitraires-presomption-de-culpabilite%3A-une-trentaine-de-personnes-privees-de-liberte</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:97bfe7feb1bb60a4e6a9ea2f0f594fb7</guid>
    <pubDate>Sat, 29 Nov 2008 18:04:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Novembre 2008: L’OCDH est vivement préoccupé par la situation des 35
personnes encore détenues à la maison d’arrêt de Pointe-Noire suite aux
troubles survenus en juillet 2008 lors des obsèques de Jean Pierre THYSTERE
TCHICAYA et au climat de répression dont sont victimes les journalistes et les
opposants politiques en république du Congo.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Monsieur Jean Pierre THYSTERE TCHICAYA, ancien président de l’Assemblée
nationale était président d'un parti politique dénommé : Rassemblement
pour le développement et le progrès social (RDPS).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les obsèques de THYSTERE TCHICAYA se sont déroulées dans un climat de grande
tension, que les funérailles officielles n’ont pas réussi à apaiser. En effet,
les partisans du défunt se sont sentis dépossédés du droit d’organiser les
obsèques de l’ancien président de l’Assemblée nationale dans le fief de la
famille TCHICAYA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’inhumation précipitée et sans la présence des partisans de THYSTERE a
ravivé la rumeur selon laquelle le décès aurait été provoqué par la sorcellerie
ou par un empoisonnement et que la dépouille mortelle ne serait pas celle du
défunt. Des jeunes présumés être des « jeunes de Mvoumvou », fief du RDPS,
ont tenté d’exhumer le cercueil pour vérifier l’authenticité du corps. La
population a rapidement alerté la police, la gendarmerie et l’armée. C’est à ce
moment que certains jeunes ont commencé à jeter des pierres ou casser les
pare-brises des voitures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En réaction à ces actes de vandalisme, la gendarmerie, la police et même
l’armée ont procédé à des dizaines d’arrestations d’individus au hasard, les
prenant dans les rues, à l’intérieur des maisons et des parcelles au mépris du
code de procédure pénale. Les personnes arrêtées n’ont été prises ni en
flagrant délit, ni en possession du butin du pillage.&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
Il apparaît que ces arrestations ont été motivée par la nécessité de trouver des boucs émissaires aux troubles de Pointe-Noire afin de masquer la défaillance des services sensés assurer la sécurité des officiels présents et du couple présidentiel.
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;Sur la soixantaine de personnes arrêtées lors des obsèques de Jean Pierre
THYSTERE TCHICAYA, 35 sont toujours détenues sans preuve de leur culpabilité
pour les faits qui leur sont reprochés. Les personnes précitées ont été
arrêtées pour les motifs de destruction de biens publics, pillages, profanation
de tombe et offense au chef de l’Etat. Ces griefs leur ont été formellement
signifiés dans des avis d’ordonnance qu’ils ont été obligés de signer sous la
contrainte à la maison d’arrêt. Leur arrestation est un coup de force musclé de
la force publique et ne repose pas sur des preuves avérées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’une des victimes de cette rafle, Guy POATY est mort en détention, dans la
maison d’arrêt de Pointe-Noire des suites de ces actes de torture qu’il avait
subi au Commissariat central.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, Sita NDOMBET, originaire de la RDC est porté disparu après
quelques jours de détention dans ladite maison d’arrêt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une commission d’enquête a été mise en place pour faire la lumière sur les
responsabilités de chacun dans les émeutes de Pointe Noire. Christian PERRIN,
le directeur des informations de la chaîne de télévision privée Télé Pour Tous
(TPT) qui avait diffusé des images des obsèques de THYSTERE et avait permis aux
opposants politiques de s’exprimer sur le bilan du septennat du chef de l’Etat,
a longuement été interrogé par la commission. On lui reprochait le fait que TPT
«en faisait un peu trop ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, Igor CAMEROON, journaliste de la Digital Radio Télévision (DRTV)
chaîne privée du Général Norbert DABIRA, l’inspecteur général des armées, a été
suspendu de ses fonctions pour avoir autorisé la diffusion d’une bande vidéo
qui avait été réalisée par monsieur Nimi MADINGOU, un des dirigeants de
l’UPADS, le parti de l’ancien président Pascal LISSOUBA en exil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Recommandations : Au regard de ce qui précède, l’OCDH recommande au
gouvernement de : • Libérer sans condition les personnes arrêtées
arbitrairement et au cas où des preuves seraient formellement établies contre
leur personne, diligenter une procédure judiciaire garantissant leur droit à un
procès équitable en vertu des lois en vigueur et conformément aux engagements
internationaux du Congo en matière des droits de l’homme ; • Ouvrir une
information judiciaire sur la mort de Guy POATY et sur la disparition forcée de
Sita NDOMBET afin d’identifier et de condamner les auteurs de ces crimes
conformément aux lois en vigueur ; • Mettre fin aux arrestations
arbitraires et au harcèlement judiciaire des journalistes ; • Garantir le
pluralisme démocratique, la liberté d’expression et l’accès libre aux médias à
tous les courants politiques ; • Faire cesser les menaces et autres
intimidations à l’endroit des opposants politiques ; • Respecter en toutes
circonstances les engagements pris par le Congo en matière de droits de
l’Homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;O C D H OBSERVATOIRE CONGOLAIS DES DROITS DE L’HOMME&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rapport de situation Arrestations arbitraires, présomption de
culpabilité : une trentaine de personnes privées de liberté Brazzaville,
novembre 2008&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Introduction&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 7 juillet 2008, à Pointe-Noire, ont eu lieu les obsèques de Jean Pierre
THYSTERE TCHICAYA, ancien président de l’Assemblée nationale. Il était
président du Rassemblement pour le développement et le progrès social (RDPS),
un parti politique fortement implanté dans le département du Kouilou dans
lequel se situe la ville de Pointe- Noire. Les obsèques se sont déroulées dans
un climat tendu en présence de Denis SASSOU NGUESSO, chef de l’Etat
congolais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis l’annonce officielle le 20 juin 2008, du décès de l’ancien président
de l’Assemblée nationale, plusieurs incidents ont lieu à Pointe – Noire et le
clou de ceux-ci a été mis le 7 juillet, jour de l’inhumation.
« L’atmosphère était à couper au couteau », a dit le Président de la
République. Des émeutes ont éclaté à Pointe-Noire, entraînant un vaste
mouvement de répression aveugle, d’arrestations et de détentions arbitraires
par les agents de la force publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à la gravité de la situation, l’OCDH a effectué deux missions dans
cette ville. La première a eu lieu du 14 au 20 juillet 2008, conduite par Roger
BOUKA OWOKO et appuyée par l’antenne régionale de l’OCDH basée à Pointe –
Noire. Au cours de cette mission, l’OCDH a eu des contacts avec les autorités
administratives, les responsables de la police et de la gendarmerie du
département de Pointe – Noire. L’OCDH a également rencontré des personnalités
politiques et des individualités. La seconde mission conduite par Roch Euloge
N’ZOBO du 16 au 22 octobre 2008 a fait le suivi de la situation concernant les
personnes incarcérées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le présent rapport rend compte de la situation de trouble survenue lors des
obsèques de Jean Pierre THYSTERE TCHICAYA, et particulièrement de celle des
personnes incarcérées à la maison d’arrêt de Pointe-Noire, privées de liberté
depuis plus de cinq mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.Aperçu du contexte sociopolitique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.1.Présentation de Pointe – Noire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Créée en 1922, la ville de Pointe – Noire est la capitale économique du
Congo et deuxième ville du pays réputée « calme ». Pendant des décennies,
Pointe – Noire a été le chef lieu du département du Kouilou. Actuellement, elle
a le statut de département et compte depuis 2005, environ 900.000 habitants
répartis dans les six arrondissements qui sont Lumumba, Mvoumvou, Tié-Tié,
Loandjili, Mongo – Poukou et Ngoyo. Les deux derniers arrondissements ont été
créés en 2005. Avec une population en majorité jeune, 48% de la population a
moins de 20 ans, pour un taux de chômage de 33 %, la ville de Pointe – Noire a
du mal a assurer sa sérénité tant le niveau de chômage est élevé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville a été épargnée par la guerre de 1997 qui a opposé les forces
gouvernementales de Pascal LISSOUBA, alors président démocratiquement élu en
1992, aux groupes rebelles des Forces démocratiques et patriotiques (FDP),
soutenues par les cohortes de miliciens cobras, les supplétifs rwandais
intheramwé et autres ex-Forces armées zaïroises (FAZ) de la division spéciale
présidentielle (DSP) du feu maréchal MOBUTU.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lobbys pétroliers ont exercé des fortes pressions sur l’armée angolaise
venue elle aussi en renfort des forces rebelles de Denis SASSOU NGUESSO, pour
que Pointe – Noire soit épargnée des destructions de la guerre civile car
dit-on que « si Pointe – Noire brûle, le Congo meurt ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ville très cosmopolite, Pointe – Noire est aussi la ville d’origine de Jean
Pierre THYSTERE TCHICAYA et de madame Antoinette SASSOU NGUESSO, l’épouse du
chef de l’Etat congolais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secteur pétrolier emploie une main d’œuvre nombreuse et assure une forte
activité de sous- traitance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville de Pointe – Noire tire son prestige de son port en eau profonde, en
activité depuis 1939 et qui désert les pays continentaux d’Afrique centrale
comme la République Centrafricaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais aujourd’hui, le poids économique de Pointe – Noire est lié à
l’exploitation pétrolière du Congo qui fournit au budget congolais plus de 70 %
de ses recettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.2. Disparition de Jean Pierre THYSTERE TCHICAYA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l’annonce officielle du décès de Jean Pierre THYSTERE TCHICAYA, le 20 juin
à Paris, en France, les jeunes militants de son parti ont failli saccager la
maison de M. Delphin THYSTERE, le grand frère du défunt. Car selon eux, c’est
ce dernier qui l’aurait tué par sorcellerie. Cette action a été enrayée par
l’intervention de la police nationale, selon les informations recueillies par
l’OCDH au commissariat central de la police de Pointe – Noire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La famille étant divisée, il y a eu plusieurs lieux de veillées mortuaires,
sans compter celle spontanée que les jeunes militants ont voulu organiser au
stade Kokolo Kopa dans le deuxième arrondissement Mvoumvou, fief du
parti :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;•Une veillée a été organisée par le grand frère du défunt ; •Une
deuxième par sa première épouse ; •Une troisième par sa seconde
épouse ; •Une quatrième par son fils ; •Une cinquième par le RDPS, le
parti politique de monsieur Jean Pierre THYSTERE TCHICAYA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la ville, diverses rumeurs avaient circulé sur les causes de son décès,
certains parlant de sortilège résultant des différends familiaux, d’autres
alléguant un empoisonnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conditions de déroulement des obsèques à Pointe-Noire n’ont pas permis
l’apaisement des tensions déjà perceptibles. En effet, le protocole officiel
n’a pas, pour des raisons de sécurité, répondu favorablement aux attentes des
partisans du RDPS qui avaient souhaité rendre un dernier hommage au défunt dans
leur fief du deuxième arrondissement de Pointe-Noire.&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
Arrivée à Pointe-Noire le 5 juillet 2008, la dépouille mortuaire fut d’abord emmenée au Stade Kokolo Kopa à Mvoumvou dans des conditions inadéquates, sans logistique appropriée. Il y eut ensuite des tractations avec les militants du RDPS qui s’opposaient au départ de la dépouille mortuaire vers le stade Franco Anselmi où étaient sensées se dérouler les funérailles officielles. Pour immobiliser le cortège, les militants ont crevé les pneus de la semi-remorque chargée de transporter le cercueil.
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;Après d’âpres négociations entre les membres de la famille, les responsables
politiques et administratifs et les militants du RDPS, le corps a été emmené au
stade Franco Anselmi situé au centre ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est dans ces conditions que certains militants du RDPS dits « jeunes
de Mvoumvou » se sont mis à proférer des injures et autres insanités à
l’encontre des représentants politiques et administratifs présents aux
obsèques, n’hésitant pas à citer nommément le couple présidentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi l’inhumation a eu lieu précipitamment dans un quartier qui n’était pas
sensé être le fief du RDPS bien qu’étant le terroir familial du défunt. Elle
s’est déroulée dans un climat de tension et de confusion totale. Ayant appris
la nouvelle, « les jeunes de Mvoumvou », qui pour la plupart étaient
absent au moment de l’enterrement, ont réagi violemment pour manifester leur
mécontentement. Certains officiels ont dû quitter les lieux précipitamment, en
forçant le passage dans cette foule où se trouvaient ces « jeunes de
Mvoumvou », des militants du RDPS surexcités.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.Arrestations arbitraires, tortures, disparition forcé et mort en
détention&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette atmosphère, une poignée de personnes considérées comme
« jeunes de Mvoumvou », a décidé d’exhumer le corps pour vérifier
l’authenticité de la dépouille. Ils n’ont pu ouvrir la tombe car la population
environnante a rapidement alerté la police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’armée, la police et la gendarmerie sont arrivées sur les lieux, débordées
par le déferlement de la foule. Les militaires refusant la confrontation les
ont refoulés le plus loin possible du lieu de l’enterrement. C’est alors que
ces présumés « jeunes de Mvoumvou » ont commencé à casser les pare
brises des voitures, à jeter des pierres sur les maisons, à piller les
boutiques et les débits de boisson environnants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En réaction à ces actes de vandalisme, la gendarmerie, la police et même
l’armée ont procédé à des dizaines d’arrestations d’individus au hasard, les
prenant dans les rues, à l’intérieur des maisons et des parcelles au mépris du
code de procédure pénale. Le port du tee-shirt à l’effigie de THYSTERE TCHICAYA
était une référence des « suspects à appréhender sur le champ ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mineurs, les personnes de troisième âge et les personnes handicapées
n’ont pas échappé à cette rafle. La plupart des personnes arrêtées n’ont été
prises ni en flagrant délit de profanation de la tombe de THYSTERE TCHICAYA, ni
en possession du butin du pillage. De même, rien ne prouve que ces personnes
soient les auteurs des injures et autres quolibets qui ont été proférées à
l’encontre des officiels présents aux veillées mortuaires et aux
funérailles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il apparaît que ces arrestations ont été motivées par le besoin de trouver
des boucs émissaires aux évènements pour masquer les défaillances des services
d’ordre chargés d’assurer la sécurité des funérailles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces personnes appréhendées ont été victimes de battues et d’actes de torture
au moment de leur arrestation et dans les véhicules qui les transportaient vers
les lieux de détention. Battues à coup de matraques, de crosses de fusils et de
ceinturons, elles étaient maintenues en position couchée dans les véhicules,
piétinées par leurs bourreaux chaussés de rangers. Leur calvaire a atteint son
point culminant dans les lieux de détention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au poste de gendarmerie par exemple, ces infortunés ont été soumis au
« baptême », qui consistait pour les gendarmes à les livrer l’un après
l’autre à la battue des autres gardés à vue dans les cellules. Cette battue
devait durer 5mn par personne et les gendarmes annonçaient l’arrêt de la
besogne par un coup de sifflet auquel obtempéraient les anciens détenus très
heureux de se défouler sur ces nouveaux « cabris » qui avaient osé
insulter le Président de la République.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfermés du 7 au 21 juillet à la gendarmerie de Pointe Noire, ces personnes
arrêtées ont été déférées à la maison d’arrêt de Pointe Noire depuis le 21
juillet 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur l’ensemble des personnes arrêtées lors des obsèques de Jean Pierre
THYSTERE TCHICAYA, 35 sont toujours détenues sans preuve de leur culpabilité
pour les faits qui leur sont reprochés. Il s’agit de :&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
  Nom                           Profession                         Age
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;1 KOUANGA Caroline Commerçante 50 ans 2 MAVOUNGOU Paméla Elève 21 ans 3
SATOU Clarisse Ménagère 29 ans 4 LOUBOUKA Geneviève Commerçante 44 ans 5 SITA
NDOMBET RDC (porté disparu) 6 LARESERVE KOUMBA Kenard Elève 23 ans 7 MABIKA
Noël Maçon 29 ans 8 NGOMA Fabrice Chauffeur 29 ans 9 BOUKOU Anicet Chauffeur 37
ans 10 KENA David Alban Mécanicien 26 ans 11 MAVOUNGOU Aubin Maçon 29 ans 12
TCHISSAMBOU Gildas Frigoriste 23 ans 13 TSIKA Gastille Plombier 26 ans 14
NDONGA Grace Elève 18 ans 15 TCHIBAMBA Keitin Mécanicien 29 ans 16 KOUANGA
LOEMBA Armel 20 ans 17 PETE Béranger 23 ans 18 PENATH Gaylo Elève 19 ans 19
NGATSOBO PAMBOU Enerick Maçon 19 ans 20 MDINGA NZINGA Félix Maçon 44 ans 21
NDOUDI Tangui Mécanicien 26 ans 22 TCHIBAMBA Romain RDC 18 ans 23 NZITA MAHOMBO
RDC 23 ans 24 NGOMA Michel RDC 20 ans 25 MBATCHI Armani 18 ans 26 MISSAMOU
Arnaud Maçon 23 ans 27 TANDAP Josua Camerounais 28 ans 28 FEPA NGONGANG
Camerounais 28 ans 29 VANSIRANG Daniel Camerounais 23 ans 30 MAKOSSO Bercial 19
ans 31 NGOMA BENADIO 20 ans 32 TITI Blanchard Sourd Muet 27 ans 33 MAKOSSO Jean
Richard 33 ans 34 BOUKAKA Jean Marie Encadreur des sourds muets 35 MAVANGA
Félix Maçon 23 ans&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les personnes précitées ont été arrêtées pour les motifs de destruction de
biens publics, pillages, profanation de tombe et offense au chef de l’Etat. Ces
griefs leur ont été formellement signifiés dans des avis d’ordonnance qu’ils
ont été obligés de signer sous la contrainte à la maison d’arrêt. Leur
arrestation est le fait d’un coup de force musclé de la force publique et ne
repose pas sur des preuves avérées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis leurs arrestations, ces personnes sont détenues dans des conditions
de salubrité et d’hygiène déplorables, dormant à même le sol, à la merci des
moustiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’une des victimes de cette rafle, Guy POATY est mort en détention, dans la
maison d’arrêt de Pointe-Noire des suites de ces actes de torture qu’il avait
subi au Commissariat central.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, Sita NDOMBET, originaire de la RDC est porté disparu après
quelques jours de détention dans ladite maison d’arrêt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il sied de signaler que les personnes qui avaient été arrêtées et détenues
dans les commissariats de police ont pour la plupart été relâchées sans autre
forme de procès, au contraire de celles arrêtées par la gendarmerie, qui
constituent la majorité de ces détenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3.Harcèlement des journalistes et des opposants politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après ces actes de vandalisme, une commission d’enquête a été mise en place
pour connaître des tenants et des aboutissants de ces actes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est alors que commence la chasse aux sorcières, les intimidations des
opposants politiques ainsi que les arrestations et harcèlement judiciaires des
journalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, le 24 juillet 2008, l’OCDH avait vivement dénoncé l’arrestation
suivie de l’incarcération pendant 24 heures à la Direction départementale de la
surveillance du territoire (DDST) puis au commissariat de police du port de
Pointe – Noire, de monsieur Christian PERRIN, directeur des informations de la
chaîne de télévision privée Télé Pour Tous (TPT) qui émet depuis Pointe – Noire
en République du Congo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interpellé le 21 juillet 2008 par la Commission d’enquête chargée
d’éclaircir les circonstances des troubles et actes de vandalisme survenus les
5, 6 et 7 juillet 2008, lors des obsèques de Jean Pierre THYSTERE TCHICAYA,
Christian PERRIN a été accusé d’ « incitation à la violence ». Les
officiers de ladite commission lui reprochent d’avoir diffusé en deux parties,
une émission intitulée Franc parler les 13 et 20 juillet 2008, au cours de
laquelle Jean Félix DEMBA TELLO et Aimée MAMBOU GNALI, opposants politiques,
membres du Parti pour l’alternance démocratique (PAD), critiquaient le bilan du
septennat du chef de l’Etat congolais Denis SASSOU NGUESSO. Christian PERRIN,
transféré au commissariat de police du port de Pointe – Noire, a été présenté
au Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Pointe -
Noire où il a été entendu avant d’être mis en liberté provisoire. Le 24 juillet
2008, il a comparu devant ledit tribunal pour « flagrant délit
d’incitation à la violence ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auparavant, le 17 juillet 2008, Christian Perrin avait subi un
interrogatoire de 3 heures conduit par une dizaine d’officiers l’interrogeant
sur les intentions de TPT dans la diffusion en direct des obsèques de Jean
Pierre THYSTERE TCHICAYA. Une longue partie de l’interrogatoire a concerné la
diffusion, le 13 juillet 2008, de la première partie de l’émission mentionnée
ci-dessus au cours de laquelle les invités auraient eu des propos jugés
« dérangeants » notamment qualifiants le chef de l’Etat congolais de
« dictateur plus que Mugabe ». A cette occasion TPT a été qualifiée de
« chaîne excitante ». Son directeur des informations mis en garde car TPT
« en faisait un peu trop ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant cette interpellation, le maire de l’arrondissement 2 de Pointe –
Noire, monsieur Valentin TCHIBOTA et le commissaire central de police de Pointe
– Noire, le colonel NZAOU, avaient menacé, le 7 juillet 2008, d’interdire la
diffusion de la chaîne de télévision TPT qui, selon eux, ne devait pas
retransmettre les manifestations qui ont eu lieu le jour des obsèques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18 juillet 2008, se sentant culpabilisés par le comportement indigne des
« jeunes de Mvoumvou » lors de ces obsèques, les sages du Kouilou
sont allés implorer le pardon du Président de la République Denis SASSOU
NGUESSO. Ce dernier les avait reçu dans sa résidence privée en présence de son
épouse, des présidents des deux chambres du parlement (Assemblée nationale et
Sénat) et de quelques membres du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faisant allusion à une potentielle manipulation politicienne, le Président
de la République a affirmé devant les sages du Kouilou : « un des
dirigeants du régime passé qui a semé la terreur dans ce pays a déclaré que les
jeunes à Pointe-Noire l’ont fait et ça ne fait que commencer parce qu’il ne
veulent plus du régime qui est là…. C’est un dirigeant du parti qui a laissé le
pays exsangue et qui ne peut pas montrer dans ce pays quelle est la moindre
réalisation de ce régime… ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En conclusion, Denis SASSOU NGUESSO a promis de punir les jeunes fauteurs de
troubles et leurs commanditaires. « Je pense que qui peut le plus peut le
moins. Il est hors de question que les éléments qui ont troublé l’ordre public,
détruit les biens d’autrui, profané des tombes qu’ils ne soient pas punis. Les
jeunes et leurs éventuels commanditaires, quels qu’ils soient, seront punis.
C’est le seul compromis que nous pourrions avoir » a-t-il dit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, Igor CAMEROON, journaliste de la Digital Radio Télévision
(DRTV) chaîne privée du Général Norbert DABIRA, l’inspecteur général des
armées, a été suspendu de ses fonctions pour avoir autorisé la diffusion d’une
bande vidéo qui avait été réalisée par monsieur Nimi MADINGOU, un des
dirigeants de l’UPADS, le parti de l’ancien président Pascal LISSOUBA en
exil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette vidéo, l’opposant politique exerce un droit de réponse à
l’anecdote du Président de la République relative aux rats des jardins et aux
souris de la maison. Signalons que cette métaphore a été utilisée par le
Président de la République au cours de la réunion du 18 juillet avec les sages
du Kouilou. Soulignant la responsabilité des sages du Kouilou dans la
survenance de ces troubles, il avait affirmé : « Les rats des jardins
ne peuvent voler le fromage dans le buffet que lorsque les souris de la maison
leur ont indiqué le chemin ». Il a ainsi rappelé que : « On ne peut
pas parler des jeunes de Mvoumvou, mais aussi des adultes…. ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interprétant cette réflexion du président de la République, l’opposant parle
en ces termes : « les Congolais sont des rats ». Il poursuit :
« si les rats domestiques ont permis aux rats des champs de venir
grignoter le camembert du maître c’est par solidarité. Les rats sont en effets
prêteurs. Le choix du rat dans la parabole du général Denis SASSOU NGUESSO
n’est pas neutre. Par conséquent les insurgés du Kouilou sont certes des rats,
mais celui qui les affame est aussi un rat. Le rat, les souris, font partie des
rongeurs les plus détestés de la planète. Ils font des dégâts dans les champs
et dans les maisons. Ils pullulent dans les endroits sales, les égouts, les
caniveaux. Ils font peur. Ce sont de sales bestioles dont l’apparition dans les
contes effraie les enfants. Pire, ils transmettent des maladies comme la peste.
Leurs dents pointues sont de redoutables armes qu’ils plantent sans pitié dans
les pieds du dormeur. C’est vraiment bizarre d’avoir choisi ces bêtes qui
marchent au ras des pâquerettes pour parler des Congolais révoltés ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite à la diffusion de cet élément, Igor CAMEROON a été convoqué à la
Direction de la surveillance du territoire pour interrogatoire.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Deux gendarmes tués par la police à Pointe – Noire : l’impunité garantie pour les auteurs du crime</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2008/11/20/Deux-gendarmes-tues-par-la-police-a-Pointe-Noire-%3A-limpunite-garantie-pour-les-auteurs-du-crime</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:6e8464482ec9468fdfa718cccfa2d92b</guid>
    <pubDate>Mon, 17 Nov 2008 10:22:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Brazzaville, le 17 novembre 2008. L’Observatoire congolais des droits de
l’Homme (OCDH) dénonce vivement l’impunité des auteurs du meurtre de Roméo
MOSSENDZEDI MOUKESSOU et Karmelo LOMBET DZEKA, deux gendarmes évoluant à la
compagnie ferroviaire de la gendarmerie nationale, région de Pointe – Noire, le
31 octobre 2008 au commissariat de police de Lumumba, premier arrondissement de
Pointe – Noire.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Depuis la commission de ce crime, le parquet général près la Cour d’appel de
Pointe – Noire n’a toujours pas ouvert une information judiciaire :
« je n’ai toujours pas les rapports de la police et de la gendarmerie à ce
sujet », se contente de dire le procureur de la république près le Tribunal de
grande instance de Pointe – Noire, à l’une des familles des victimes de ce
meurtre crapuleux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, ces victimes, en compagnie d’autres gendarmes, s’étaient rendues
au commissariat de Lumumba pour s’enquérir de la situation de leur frère d’arme
arrêté peu avant. Sur place, il y eut une altercation entre les gendarmes non
armés et les policiers en service, qui a tourné au drame : un policier a
tiré tour à tour sur les deux infortunés. Mortellement blessés, dans l’enceinte
du commissariat, ces gendarmes ont succombé par la suite. Leurs corps ont été
déposés à la morgue de l’hôpital Adolphe CISSE de Pointe – Noire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce drame qui pose à nouveau le problème des exécutions sommaires et du non
respect du droit à la vie, auquel se livrent les agents de la police nationale,
traduit d’une part l’insécurité dans laquelle vit la population congolaise, et
d’autre part le manque de professionnalisme des agents de la police plus
enclins à faire usage de leurs armes de guerre qu’à faire réellement le travail
de police judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, l’Observatoire congolais des droits de l’Homme recommande :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Aux autorités judiciaires : - d’ouvrir sans délais une information
judicaire afin d’identifier les auteurs de ce crime et de les traduire devant
la justice ; - d’effectuer de manière systématique des visites dans des
lieux de détention des commissariats de police et des brigades de
gendarmerie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Au gouvernement : - de prendre des mesures nécessaires afin que
soient respectés, en toutes circonstances, les dispositions des textes
internationaux en matière des droits de l’Homme, volontairement ratifiés par le
Congo ; - de lutter efficacement contre les auteurs de violations des
droits de l’Homme.&lt;/p&gt;</description>
    
          <enclosure url="http://blog.ocdh.org/public/Photos_des_deux_gendarmes_tues/Photos_meutre_de_2gendarmes_a_PN.pdf"
      length="538520" type="application/pdf" />
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Avis de grève des enseignants du secteur public : le gouvernement rattrapé par ses promesses non tenues, livre les syndicalistes à la police.</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2009/01/13/Avis-de-greve-des-enseignants-du-secteur-public-%3A-le-gouvernement-rattrape-par-ses-promesses-non-tenues-livre-les-syndicalistes-a-la-police</link>
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    <pubDate>Fri, 19 Sep 2008 13:24:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;L’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH) exprime ce jour sa
vive préoccupation suite à l’avis de grève générale illimitée à partir du 1er
octobre des enseignants du secteur public, publié par la Concertation pour la
revalorisation de la profession d’enseignant (CRPE), à l’issue de son assemblée
générale extraordinaire du 11 septembre 2008 à Brazzaville.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Brazzaville, septembre 2008 L’OCDH constate une fois de plus que les
promesses faites par le gouvernement aux enseignants n’ont pas été suivies
d’effet. A la lecture de la déclaration de la CRPE, il ressort ceci :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Jusqu’alors, le gouvernement refuse de mettre en place le Comité
national pour le dialogue social sensé diligenter le déblocage des effets
financiers des avancements, ainsi que d’autres avantages promis aux enseignants
».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notons que cette promesse avait été faite en janvier 2008, avec bien
d’autres non tenues à ce jour. Il s’agit notamment du paiement de la prime
d’enracinement, du relèvement du point d’indice de 160 à 230, de l’intégration
dans la fonction publique de tous les prestataires, bénévoles et volontaires de
l’enseignement et du paiement des rappels des soldes d’activités des
ex-volontaires de l’enseignement intégrés dans la fonction publique en 2004 et
2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’OCDH a deux préoccupations : La première est liée au fait que le
gouvernement ne tient pas ses promesses et abandonne les enseignants dans une
situation de précarité qui occasionne les départs de plusieurs fonctionnaires.
Il est très rare, sinon impossible, de voir des fonctionnaires quitter d’autres
secteurs d’activités pour l’enseignement. Alors que le gouvernement a le devoir
régalien de garantir le droit à l’éducation. Ce comportement du gouvernement
résulte soit de l’irresponsabilité soit de la mauvaise foi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est difficile de comprendre autrement le silence entretenu par le
gouvernement face aux sollicitudes des enseignants. Le Congo est un pays très
riche dont les populations croupissent dans la misère, avec un chiffre
d’affaire annuel d’exploitation forestière de 240 millions de dollars et des
revenus pétroliers ayant atteint 5 milliards de dollars en 2007, le
gouvernement trouve des moyens de ne pas régler les problèmes posés par les
enseignants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxième préoccupation résulte du fait que à chaque avis de grève des
enseignants, le gouvernement livre les syndicalistes à la solde des services de
police de tout bord. Ainsi, ses infortunés sont taxés de tout, intimidés et
menacés, on les accuse de vouloir déstabiliser le pouvoir en place. Un
gouvernement responsable ne peut ainsi traiter ces hommes et ces femmes qui
dans la précarité dispensent la connaissance aux enfants, avenir du Congo, pays
fortement scolarisé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, dans sa malice, le gouvernement met en avant la Direction générale
de la police nationale (DGPN), corps neutre de l’Etat pour la sécurité des
personnes et des biens, comme interlocuteur, négociateur et finalement
médiateur de la crise sociale entre les enseignants et le gouvernement. Ce
n’est pas une mission de la police. C’est un acte qui viole la constitution et
met la police congolaise en situation inconfortable car en flagrant délit de
faire la politique. L’Etat de droit, c’est le respect de la loi. La police
congolaise n’est pas au dessus de la loi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de la rencontre police et syndicalistes enseignants du secteur
public de cette semaine, c’est la Direction générale de la police nationale qui
annonce que le gouvernement va – enfin – mettre en place la fameuse commission
de dialogue. Ne s’agit – il pas encore du dilatoire que de régler finalement
les problèmes à partir du 15 octobre ? C’est un piège que le gouvernement
tend toujours aux enseignants, car dès lors que la rentrée scolaire est
effective, il est difficile de lancer tout de suite un autre avis de grève.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme à l’accoutumée, les syndicalistes enseignants sont accusés de mettre à
mal la paix et l’unité nationale à travers leurs revendications. On trouve par
la même occasion des instigateurs des mouvements de grève des enseignants du
secteur public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En rappel, en 2005, suite à la grève déclenchée le 3 octobre 2008, par les
enseignants du secteur public, des syndicalistes ont été interpellés et gardés
à vue dans les locaux de la police.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De même, en janvier 2008, monsieur Guy Serge Bakala, enseignant d’anglais au
collège Félix Tchikaya de Pointe – Noire, a été harcelé par la Direction
départementale de la surveillance du territoire de Pointe – Noire pour avoir
distribué l’avis de grève de son syndicat, en janvier 2008, alors que ces
collègues de Brazzaville venaient de suspendre la grève. Il a subi des
interrogatoires de la part des agents spéciaux de la police, sous prétexte
qu’il serait instrumentalisé par un homme politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci dit, nous demandons au gouvernement de régler sans délai les
revendications des enseignants du secteur public conformément aux engagements
pris lors des rencontres ministère du travail et CRPE les 13 et 15 février
2008, à la Tour Nabemba.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au parlement, de prendre la mesure de ses responsabilités en votant des
budgets conséquents pour le secteur des enseignants.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Déclaration des ONG des pays du bassin du Congo sur les forêts et les changements climatiques</title>
    <link>http://blog.ocdh.org/post/2008/09/18/DECLARATION-DES-ONG-DU-BASSIN-DU-CONGO-SUR-LES-FORETS-ET-LES-CHANGEMENTS-CLIMATIQUES</link>
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    <pubDate>Thu, 18 Sep 2008 12:31:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>OCDH</dc:creator>
        <category>bassin du Congo</category><category>changement climatique</category><category>forêt</category><category>gestion durable</category><category>ocdh</category><category>REDD</category>    
    <description>&lt;p&gt;Nous, délégués des organisations de la société civile des pays du Bassin du
Congo présentes aux réunions d’Accra sur les changements climatiques*, Inquiets
de ce que les impacts les plus désastreux du réchauffement de la planète sont
d’abord visibles dans les pays les moins avancés, et surtout affectent en
priorité les communautés les plus démunies de ces pays,&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Conscients de l’importance du stock de carbone séquestré par les forêts du
Bassin du Congo, et de l’urgente nécessité de contribuer à l’équilibre
climatique de la planète en protégeant ces forêts, Préoccupés par l’état de
pauvreté des communautés locales et des peuples autochtones habitant ces
forêts,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faisons la déclaration suivante :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les nouveaux mécanismes de financement de la prise en compte du carbone
dans la gestion durable des forêts (MDP, REDD,…) constituent sans conteste une
opportunité de sauver les forêts du Bassin du Congo, et leurs riches
biodiversités, et d’assurer la permanence de la fourniture de services
environnementaux des forêts aux populations des pays du Bassin du Congo et de
la planète dans son ensemble. L’attention nouvelle accordée par la communauté
internationale aux forêts est susceptible d’amorcer rapidement une inversion
durable des processus de destructions de ces écosystèmes uniques, et de
contribuer au développement économique des populations locales et autochtones
qu’elles abritent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le modèle séculaire de concession forestière en vigueur jusqu’ici dans les
forêts du Bassin du Congo a failli dans cet objectif de promotion de la
durabilité écologique et sociale. Au risque de perdre toute crédibilité en
donnant une prime à ces acteurs centraux de la déforestation, la communauté
internationale devrait exclure les exploitants forestiers les agro-industriels,
du bénéfice des avantages financiers de la déforestation évitée. Les parties à
la convention sur les changements climatiques sont encouragées à prendre des
engagements fermes pour éviter toute fuite ou déplacement d’émission des gaz à
effet de serre à l’intérieur des pays ou entre pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les communautés locales et autochtones ont été, depuis les premières
années de la colonisation, marginalisées dans la gestion des terres et des
ressources de la forêt. Le REDD constitue une nouvelle menace pour ces
communautés, qui courent le risque de se voir dépossédées durablement de leurs
terres ancestrales aux fins de spéculation sur le carbone liée au renforcement
des politiques actuelles de conservation exclusive des forêts. Tout processus
de prise en compte du carbone dans la gestion des forêts devra nécessairement
assurer la reconnaissance et la sécurisation préalables des droits des
communautés locales et autochtones sur les terres et les ressources, et
garantir leur pleine participation dans le processus de mise en place de tout
mécanisme financier, afin de s’assurer qu’il soit conforme à leurs intérêts,
compatible avec leurs cultures, et reconnaisse leur qualité de premiers
protecteurs de la forêt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La protection des forêts naturelles encore intactes devrait constituer une
priorité, et mobiliser davantage d’efforts de la communauté internationale que
les régions abritant les forêts déjà dégradées. Au-delà des considérations
directement liées au volume de carbone séquestré par ces forêts, cet ordre de
priorité se justifie également par l’importance des autres fonctions de la
forêt, vitales pour les populations et la planète.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le financement de la contribution de la forêt à la régulation du climat
mondial ne doit pas être considéré comme autorisant les pays industrialisés à
éviter de réduire de manière drastique leurs émissions de gaz à effet de serre.
Ce financement doit éviter les mécanismes de transfert de la dette comme forme
payement et garantir une amélioration de la gouvernance forestière. Nous
réaffirmons notre confiance en nos gouvernements, et les encourageons à prendre
en considération nos préoccupations, afin que les efforts actuels déployés
autour du REDD soient un modèle en matière de justice environnementale et
sociale en faveur des communautés locales et autochtones de nos pays. Nous les
encourageons en fin à mettre immédiatement en œuvre la Déclaration des Nations
Unies sur les droits des peuples autochtones.&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
                                                                                                                              Fait à Accra, le 22 août 2008.
&lt;/pre&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;RDC : Conseil Régional des ONGD de la Province de Bandundu (CRONGD
BANDUNDU) ; Dignité Pygmée (DIPY) ; Groupe d’Action pour Sauver
l’Homme et son Environnement (GASHE) ; Maniema Liberté (MALI) ;
Organisation Concertée des Ecologiste et Amis de la Nature (OCEAN) ;
Protection des écorégions de Miombo au Congo (PREMI CONGO) ; Réseau pour
la Conservation et la Réhabilitation des Ecosystèmes Forestiers (Réseau
CREF) ; Réseau Ressources Naturelles (RRN). République du Congo :
Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH). République Centre
Africaine : Maison de l'Enfant et de la Femme Pygmées (MEFP).
Cameroun : Forêts et Développement Rural (FODER), Centre pour
l’environnement et le développement (CED).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
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