En effet, suite au refus des éléments de la dite Compagnie d'autoriser l'embarquement par des ex-cobras stationnés à Nkayi des passagers sans titre de transport, une altercation naît entre les deux groupes ; une fusillade s'en suit.

Après un repli tactique à leur base, les ex-cobras, nouvelles recrues de la force publique revenus plus armés qu'avant se mettent à la recherche de tout ex-cocoye et/ou militaire en tenue ; l'équipe de convoyage moins nombreuse et moins armée s'étant entre temps enfuie et dispersée.

Le Lieutenant BAYOULATH, qui s'était auparavant abrité dans le bistrot MC chez Mboukou, place de la gare, est sorti de sa cachette croyant que le véhicule 4x4 Toyota hilux bleu conduit par le Capitaine BOTATA venait à son secours.

C'est alors qu'un élément de l'équipe dudit Capitaine, un certain ONDONG a tiré sur le Lieutenant BAYOULATH à bout portant six balles au flanc droit du bassin et une autre au bras droit. Ce dernier a rendu l'âme à l'hôpital avant les premiers soins.

Cette exécution sommaire perpétrée sur un officier de gendarmerie conduisant une Compagnie d'ex-cocoyes, en mission de la Force Publique, est révélatrice aussi bien de la garantie de l'impunité, de la persistance de l'intolérance politique, de l'insécurité que de la précarité de l'accalmie constatée ces derniers mois.

Face à cette situation qui risque d'affecter le processus de paix encore fragile au Congo - Brazzaville,

L'Observatoire Congolais des Droits de l'Homme demande aux autorités gouvernementales et judiciaires de :

 Engager des poursuites judiciaires contre les auteurs et responsables de cette exécution arbitraire afin de prévenir des actes de violence similaires ;

 Mettre en place des équipes mixtes de sécurité et de convoyage des trains composées d'ex-cocoyes et d'ex-cobras avec un commandement mixte ;

 Garantir la sécurité des personnes et des biens par l'institution d'une Force Publique Républicaine ;

 Créer les conditions d'une paix durable à travers la tenue de Pourparlers de paix sans exclusive avec tous les protagonistes politiques et la société civile en vue de relancer le processus de démocratisation, gage du respect des droits de l'Homme.