Arrêté depuis le 13 janvier 2007, par des agents de police du Commissariat de Ouenzé 2 dans le 5ème arrondissement de Brazzaville, sans mandat et visiblement sans motif connu de la famille, la victime est décédée dans des conditions non encore élucidées, après 12 jours de garde à vue dans les geôles du commissariat susmentionné.

Selon des informations parvenues à l’OCDH, Guy Yombo, la trentaine révolue, a succombé à la suite des actes de torture et de mauvais traitements qui ont laissé des stigmates sur son corps.

Cette garde à vue illégale et arbitraire a été effectuée sans que la famille de la victime ne soit informée et surtout à l’insu du Parquet de grande instance de Brazzaville.

Ce meurtre perpétré dans un commissariat de police confirme la réalité de l’univers carcéral congolais et pose le problème du non respect des engagements internationaux du Congo relatifs à la dignité des personnes privées de liberté qui sont souvent victimes de torture, de traitements cruels, inhumains et dégradants de la part des agents des services de police.

Par conséquent, l’Observatoire congolais des droits de l’homme recommande :

Aux autorités judiciaires :

- d’ouvrir une enquête afin d’établir les circonstances de ce décès et d’engager des poursuites judiciaires à l’endroit des auteurs de ce crime ; - d’effectuer de manière systématique des visites régulières par le Procureur de la république dans les commissariats de police afin de prévenir les gardes à vue abusives ; -de veiller aux atteintes à l’intégrité physique et morale des personnes en garde à vue dans les commissariats de police.

Au Gouvernement :

De lutter contre l’impunité des auteurs de violations des droits de l’homme et de veiller, en toute circonstance, au strict respect de ses engagements internationaux en matière des droits de l’homme, notamment la convention contre la torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants ratifiée par le Congo en 2003.