Monsieur Omer Gapa, héritier d’une famille « propriétaire de Pygmées » a emmené contre le gré de ses parents, mademoiselle Tamba Ndzoumba vers une destination inconnue à ce jour. Les multiples demandes des parents de la fille auprès de monsieur Gapa sont restées sans suite, ce dernier prétextant que l’enfant serait en France pour ses études. D’où la saisine de la justice pour faire la lumière sur cette nébuleuse affaire. L’OCDH et l’APSPC sont parties civiles aux côtés de la famille de cette enfant disparue.

Depuis la saisine de la justice, plusieurs personnalités exercent une pression sur les magistrats de Sibiti pour qu’ils abandonnent l’instruction de cette affaire. L’OCDH et l’APSPC tiendront ces personnes pour complices de monsieur Omer Gapa, s’exposant ainsi aux poursuites judiciaires conformément aux normes nationales et internationales relatives aux droits de l’Homme auxquelles le Congo est partie.

L’OCDH et l’APSPC mettent en garde contre toutes les entraves à l’éclosion de la vérité sur cette affaire, qui est une preuve de plus de la marginalisation, la discrimination et les mauvais traitements dont sont victimes les peuples autochtones du Congo.

En effet, cette affaire est la conséquence de la pratique des « maîtres d’esclaves Pygmées » courante en république du Congo, consacrant le fait qu’un individu peut se prévaloir, au nom de la coutume, d’être « propriétaire de Pygmées » et d’en user à sa guise. Les deux organisations recommandent au gouvernement du Congo de concrétiser son engagement pris devant la communauté internationale de faire adopter la Loi portant promotion et protection des droits des peuples autochtones du Congo, initiée par le ministère de la Justice et des droits humains depuis plus trois ans.