Ce n’est pas la première fois que la république du Congo extrade les réfugiés vivants à Brazzaville. En effet, au mois d’avril 2001, onze personnes fuyant la chasse aux sorcières organisée à Kinshasa à la suite à l’assassinat du président Laurent Désiré Kabila, ont été rapatriées au vu et au su de toutes les autorités protectrices de ces personnes persécutées. Aujourd’hui ces personnes croupissent en prison à Kinshasa. De même, tout le monde a encore, en mémoire, l’extradition de Pierre Moulele pendant les années 70. Ce dernier a été exécuté par les autorités de Kinshasa.

L’OCDH, qui craint beaucoup pour l’intégrité physique et morale de Muya Illunga, rend responsable les autorités de Brazzaville s’il était victime d’atteinte à ses droits.

Cette extradition est contraire aux engagements internationaux en matière des droits de l’Homme librement consentis par le gouvernement congolais de Brazzaville, en particulier les dispositions de la convention de 1951 sur le statut des réfugiés et celles de la convention de l’OUA de 1969 sur les aspects spécifiques des réfugiés africains. Ces instruments juridiques font obligation aux Etats d’accueil de ne pas refouler un réfugié vers un Etat où son intégrité corporelle et sa liberté seraient menacées.

Ainsi, l’OCDH demande au Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés de prendre incessamment des mesures appropriées pour mettre monsieur Albert Muya Illunga dans des conditions optimales de sécurité, en dehors de son pays d’origine.

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