L’Ocdh n’est pas resté en marge de cette manifestation. Il s’est inscrit dans le lancement de cette campagne avec l’envoi de 17 lettres aux autorités politiques, administratives demandant non seulement la ratification des instruments juridiques, mais aussi la mise en œuvre effective de ceux déjà ratifiés.

Un autre temps fort de l’implication de l’Ocdh dans la campagne a été la participation à l’émission « Dites-le au téléphone » de la Télé - Congo, la télévision nationale. Cette émission animée par Christine Nathalie Foundou a eu pour thème "Différentes violences faites à la femme et à la jeune fille au Congo".

Outre les deux participantes de l’Ocdh, Cécile Rousselle et Deolinda N’tonta Canales, l’émission a connu la participation de Colombe Boussa du Comité national des femmes pour la paix (Cnfp).

Après les présentations d’usage, l’animatrice de l’émission a orienté le débat sur les différentes formes de violences faites à la femme et à la jeune fille congolaise, notamment les violences conjugales, sexuelles et physiques.

L’autre aspect de l’émission a été justement la question de l’impunité des auteurs, qui ne sont pas toujours des hommes et de l’appui des organisations de défense des droits humains.

C’est à juste titre que les participantes à l’émission ont demandé la ratification et la mise en œuvre des instruments juridiques relatifs à la protection des droits de la femme existants et ceux déjà ratifiés pour un respect effectif de ces droits.

Pour mieux gérer et accepter cette situation, les invitées de l’émission ont exhorté leurs consœurs à ne pas avoir honte et peur de parler de ces violences si elles en sont victimes. Ainsi, elles peuvent aussi aider d’autres victimes.

L’émission a été décorée de l’affiche de la campagne. D’autres supports ont été mis à la disposition des associations féminines et du public pour la vulgarisation de celle-ci.

Cette campagne a été lancée avec la participation de : La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Femmes Africa Solidarité (FAS), The African Centre for Democracy and Human Rights Studies (ACDHRS), Women’s Aid Collective (WACOL), Women in Law and Development in Africa (WILDAF) et Women and Lawin in Southern Africa (WLSA).