Avant l’entrée en vigueur du mot d’ordre de grève, les leaders syndicaux avaient été reçus, sans succès, par le ministre de tutelle pour examiner et discuter des revendications du personnel enseignant.

Depuis lors, les leaders syndicaux sont victimes de menaces de toutes sortes via des appels téléphoniques à répétition de la part des agents de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) et de la présidence de la République dont le capitaine ATIPOT et monsieur OKOUYA, conseiller au travail du chef de l’Etat.

Par ailleurs, le mardi 05 mars 2013, alors que les syndicats étaient réunis dans l’une des salles de l’Institut national de recherche et d’application pédagogique (INRAP) dans le cadre de leur travail, ils ont été surpris par l’irruption dans la salle de réunion du colonel ALAKOUA, porte parole de la police nationale. Ce dernier leur a proféré des menaces et promis de traquer chacun si le mouvement de grève n’était pas levé.

Face à cette situation préoccupante, l’OCDH recommande au Gouvernement :

- De cesser d’organiser ces menaces et intimidations à l’encontre des syndicalistes ; - De prendre les mesures concrètes afin de répondre aux aspirations des enseignants ; - De prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité physique et morale des leaders syndicaux ; - De mettre un terme à l’immixtion de la police dans l’action syndicale ; - De respecter scrupuleusement les normes internationales du travail mises en place par l’Organisation internationale du travail (OIT).